La Réserve fédérale a officiellement lancé une consultation publique de 60 jours le 24 février concernant une proposition visant à exclure explicitement le « risque réputationnel » du cadre de réglementation et de supervision bancaire, sous forme de réglementation. Depuis la publication de cette proposition dans le Federal Register, Bitcoin Magazine indique que si cette proposition est adoptée, cela pourrait considérablement atténuer la pression réglementaire de débanking à long terme que subissent les entreprises de cryptomonnaie.

(Source : Réserve fédérale)
Le « risque réputationnel » était à l’origine un indicateur d’évaluation dans le cadre réglementaire bancaire, désignant le risque de pertes pour une institution en raison d’une perception négative du public. Cependant, en pratique, ce concept a été critiqué pour son manque de normes quantitatives claires, étant considéré comme hautement subjectif, et pouvant servir d’outil de pression des régulateurs sur les institutions financières.
Bowman a clairement déclaré que le refus de fournir des services financiers pour des raisons liées à la position politique, à la religion ou à des activités légales constitue une infraction et ne correspond pas au cadre réglementaire de la Réserve fédérale. La Réserve fédérale a annoncé en juin 2025 que le « risque réputationnel » ne serait plus inclus dans l’évaluation lors des inspections régulières des banques. L’objectif de cette proposition est de transformer cette déclaration en une disposition réglementaire officielle, lui conférant une force contraignante plus élevée.
L’orientation principale de cette proposition est de déplacer le focus de la réglementation bancaire d’un jugement subjectif sur la réputation vers des indicateurs financiers quantifiables, tout en réaffirmant que les institutions financières ne doivent pas refuser ou cesser de fournir des services financiers à des clients engagés dans des activités légales.
Suppression officielle de la clause « risque réputationnel » : éliminer sous forme réglementaire le risque réputationnel comme base pour la supervision et l’inspection bancaire
Protection du droit aux services financiers pour les activités légales : interdire explicitement la débanking (Debanking) fondée sur la légalité des activités du client
Amélioration de la transparence des décisions réglementaires : garantir que les actions de régulation soient basées sur des risques financiers concrets, renforçant la prévisibilité et la cohérence des règles
La proposition précise également que cette modification ne modifie pas les attentes existantes de la Réserve fédérale concernant la gestion saine des risques et la conformité réglementaire par les banques ; la portée de l’ajustement se limite à la définition et à l’application du « risque réputationnel ».
Pour l’industrie des cryptomonnaies, cette proposition a une portée pratique directe. Ces dernières années, plusieurs entreprises crypto ont signalé la fermeture arbitraire de comptes bancaires, phénomène que l’industrie attribue souvent à une pression exercée par les régulateurs via le cadre du « risque réputationnel ». Si la proposition est adoptée en loi, la base réglementaire du débanking dans ce secteur sera clairement encadrée par la loi.
Le « risque réputationnel » désigne le risque pour une institution financière de subir des pertes en raison d’une perception négative du public. En pratique réglementaire bancaire, ce concept est critiqué pour son absence de normes objectives de quantification, et il est considéré comme pouvant être utilisé pour cibler sélectivement certains clients (notamment les entreprises crypto), sans fondement clair en risques financiers.
Le « débanking » consiste pour une banque à cesser ou refuser de fournir des services financiers à un client spécifique. L’industrie des cryptomonnaies en souffre depuis longtemps, avec de nombreuses plateformes d’échange et entreprises blockchain rapportant des fermetures de comptes sans préavis, ce qui impacte leur fonctionnement quotidien. Ce phénomène s’est accentué lors du resserrement réglementaire entre 2022 et 2023.
La proposition est ouverte à commentaires pendant 60 jours à compter de sa publication dans le Federal Register. Le public peut soumettre des observations écrites à la Réserve fédérale durant cette période. La mise en œuvre finale dépendra des résultats de la consultation et du processus législatif ultérieur.
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