Message de Gate News, 22 avril — L’Iran s’est emparé de deux navires porte-conteneurs, identifiés comme MSC-FRANCESCA et EPAMINODES, dans le détroit d’Hormuz mercredi (le 23 avril heure locale), invoquant des violations des règles de navigation et des opérations non autorisées. D’après les United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO), le premier incident s’est produit à 8 h 38 (UTC), à environ 8 milles marins au large de la côte iranienne, tandis qu’une deuxième attaque a eu lieu à 5 h 47 (heure de Londres), à environ 15 miles au nord-est d’Oman. Les médias iraniens ont indiqué qu’un troisième navire avait lui aussi été touché par l’armée. Les saisies coïncidaient avec l’annonce de la prolongation du cessez-le-feu par Trump, marquant une escalade significative des tensions régionales.
Le Brent pour une livraison en juin a augmenté de 0,5 % à 99,03 $ le baril le jour de l’incident, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) pour juin a également gagné 0,5 % à 90,13 $. Daan Struyven, de Goldman Sachs, a noté que la prolongation du cessez-le-feu réduit la probabilité d’un conflit majeur endommageant l’infrastructure énergétique mondiale, tout en avertissant que les chocs sur les matières premières restent intenses et difficiles à contrôler pour les décideurs.
Sur le plan diplomatique, le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Aragchi a durci la position politique, annonçant que l’Iran n’a « aucun plan » pour négocier avec les États-Unis vendredi. Lors d’un appel avec le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani, Abbas a critiqué le silence européen au sujet de ce que l’Iran décrit comme des attaques militaires illégales des États-Unis et d’Israël. Il a qualifié le blocus des ports iraniens d’« acte de guerre » en violation du cessez-le-feu et a qualifié la saisie de navires commerciaux « de violation encore plus importante », affirmant le droit de l’Iran de défendre sa sécurité nationale en vertu du droit international.