Nouvelles de la porte, message, 3 avril, la économiste senior d’EY-Parthenon Lydia Boussour a déclaré que, bien que les données sur l’emploi aux États-Unis aient rebondi fortement en mars, le marché du travail reste fragile. Elle estime que, dans un contexte où l’environnement politique est rempli d’incertitudes, les entreprises deviennent plus prudentes, avec une intention d’embauche qui se refroidit et une tendance croissante à protéger les marges bénéficiaires, en répondant par l’amélioration de la productivité plutôt que par l’extension des effectifs. Boussour prévoit qu’en 2026, le marché du travail sera essentiellement gelé, avec notamment des recrutements sélectifs, une croissance des salaires limitée et des ajustements stratégiques du personnel alors que l’offre de main-d’œuvre demeure dans une tension historique. Elle prévoit que la croissance de l’emploi sera légèrement inférieure au niveau d’équilibre et que le taux de chômage augmentera progressivement pour atteindre environ 4,7 %. Boussour a ajouté que, compte tenu du fait que le conflit au Moyen-Orient se poursuit, les risques à la baisse dominent, et la probabilité de récession est de 40 %.