Écriture : haotian
Beaucoup d’amis montrent leurs nouveaux outils IA, exhibent leurs techniques de Prompt, partagent des workflows éblouissants, mais mais mais, je me demande si tout le monde ressent la même chose : nous, cette bande de « personnes intelligentes » qui pensons être à la pointe de la tendance, ne sommes en réalité que des poursuivants haletants derrière le rythme effréné du développement de l’IA. La croissance de l’IA est si rapide que, même en étant immergés dedans, on a du mal à suivre le rythme :
1)Si l’on devait définir une « demi-vie » pour l’apprentissage des compétences en IA, ce serait probablement en semaines.
Au début, j’apprenais à mieux maîtriser Cursor, puis Claude Code est arrivé et a tout balayé, je me sentais fier de mes techniques de Prompt que j’avais élaborées, mais dès que ces compétences sont sorties, j’ai eu l’impression qu’elles ne servaient plus à rien… Avant, apprendre une technologie pouvait durer trois à cinq ans, aujourd’hui, cela devient obsolète en trois à cinq mois.
C’est la réalité la plus cruelle du moment : les compétences et techniques que l’on passe beaucoup de temps à développer peuvent être dépassées par une nouvelle version de l’IA. Mais peu à peu, on se rend compte que le développement de l’IA finira par mettre tout le monde sur un même pied d’égalité : ceux qui utilisent des outils innovants, ceux qui formulent des Prompt plus précis, tout cela sera nivelé.
Au final, qu’est-ce qui compte ? « La curiosité et la capacité d’apprentissage ». Pendant que d’autres pensent que les outils IA ne les concernent pas, vous, par votre exploration, vos expérimentations et vos essais, vous prenez déjà une longueur d’avance.
2)L’utilisation de l’IA, qui était autrefois discrète, devient maintenant une fierté à exhiber.
De plus, j’ai remarqué un phénomène très intéressant : il y a six mois, tout le monde utilisait l’IA pour coder en cachette, de peur que l’on découvre que « tout votre code est généré par l’IA ». Maintenant ? Mes amis développeurs commencent à montrer fièrement leurs projets réalisés avec l’IA : « Regarde ce tableau de bord, cette petite application que j’ai faite, Claude l’a bouclée en 10 minutes ce matin », leur ton est rempli de fierté.
En réalité, ce changement d’état d’esprit est crucial. Autrefois, notre valeur sur le marché du travail reposait sur « quelles compétences je possède », aujourd’hui, elle se tourne vers « ce que je peux réaliser avec l’IA ». Comme après la révolution industrielle, personne ne se moquait de vous si vous utilisiez une machine plutôt que de faire à la main, l’IA est pareil : c’est un outil de productivité.
Ceux qui rejettent l’IA finiront par réaliser que ce n’est pas l’IA qui vous élimine, mais ceux qui l’utilisent qui vous surpassent. La vitesse en soi est une barrière.
3)Les amis qui travaillent dans l’IA, explorent la capacité d’action subjective au-delà des limites de l’IA.
Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il faut dépendre aveuglément de l’IA. Souvent, l’IA dépasse ses limites, sort de votre intention pour faire n’importe quoi, ce qui peut faire perdre un temps précieux. Il faut donc nous forcer à utiliser une logique cognitive pour maîtriser l’IA, plutôt que de la laisser nous mener par le bout du nez.
Il faut comprendre que, même si l’IA est très puissante, ce n’est qu’un outil. Elle ne peut pas vous donner la conscience de « quoi faire » et « pourquoi le faire ». Par exemple, si vous souhaitez simplement que l’IA optimise une requête de données simple, elle pourrait en profiter pour restructurer toute votre architecture de base de données.
L’IA a de grandes limites en matière de déclenchement de conditions et de définition de règles lors de l’exécution. Ce sont ces domaines que nous devons élargir, en pensant à ce que l’IA ne peut pas faire, surtout dans ses dépendances de cheminement, en réfléchissant à ce dans quoi elle est faible, puis en exploitant la subjectivité humaine sur cette base.
En fin de compte, la façon de maîtriser l’IA ne consiste pas à courir après la vitesse d’évolution des outils, mais à réfléchir réellement à quelles sont les « limites » de la pensée et de l’exécution de l’IA. Ensuite, il suffit d’utiliser la sagesse innée de l’« animal conscient » pour combler ces lacunes.