L'objectif du design DID est de permettre des identités numériques vérifiables, évolutives et pérennes, sans recourir à des fournisseurs d'identité centralisés. Son architecture ne conserve pas directement l'ensemble des informations d'identité, mais repose sur une combinaison d'identifiants, de mécanismes de résolution et de justificatifs.
Dans sa structure générale, un système DID typique intègre plusieurs composants clés :
Le principe fondamental de cette architecture est de limiter les données inscrites sur la blockchain : seules les informations critiques et immuables y sont enregistrées, tandis que les données détaillées sont stockées de manière flexible hors chaîne ou via des solutions de stockage décentralisé, assurant ainsi un équilibre entre sécurité et évolutivité.
Dans le modèle DID, la cryptographie constitue la base de la confiance identitaire. Contrairement aux modèles traditionnels de compte et mot de passe, DID repose sur des paires de clés publiques et privées pour le contrôle et la vérification de l'identité, éliminant la nécessité de nœuds de validation centralisés.
Concrètement, la création et l'utilisation d'un DID suivent généralement ces étapes :
Lorsqu'un système externe souhaite vérifier un DID, il interroge le document DID correspondant à l'aide d'un DID Resolver et valide la signature avec la clé publique fournie. Ce processus de résolution est ouvert et standardisé, sans dépendance à une organisation unique.
Il convient de noter qu'un DID n'est pas équivalent à une adresse blockchain : un même DID peut être associé à plusieurs clés, permet la rotation et la révocation des clés ainsi que des permissions hiérarchisées, ce qui rend les identités plus sûres et plus flexibles sur le long terme.
Pour répondre à la diversité des réseaux sous-jacents et des cas d'usage, il n'existe pas d'implémentation unique de DID. Ce sont les extensions de méthode DID qui définissent la façon dont les identités sont enregistrées, mises à jour et résolues selon chaque contexte.
Actuellement, les méthodes DID les plus représentatives sont :
Sur le plan des standards, le W3C pilote le développement des DID et des justificatifs vérifiables. Les principaux avantages incluent :
À mesure que ces standards se consolident, les DID passent du statut de technologie expérimentale à celui d'infrastructure fondamentale et évolutive.