Inflation ou récession ? Le marché des obligations américaines est confronté à un dilemme !

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Question AI · Comment la guerre au Moyen-Orient influence-t-elle les anticipations d’inflation et de récession sur le marché des obligations américaines ?

Le marché obligataire américain traverse une période de lutte d’orientation : la guerre au Moyen-Orient constitue-t-elle une menace inflationniste ou un frein à la croissance ? Alors que la narration du marché évolue discrètement, cette question plonge les traders obligataires dans une situation délicate.

Les États-Unis ont poursuivi leur rebond mardi, le rendement à deux ans a légèrement diminué, tandis que le rendement à dix ans a nettement reculé par rapport à son sommet de huit mois la semaine dernière. L’humeur du marché a connu une subtile transformation — les investisseurs commencent à interpréter davantage le conflit au Moyen-Orient comme un risque de baisse de la croissance mondiale plutôt que comme une simple pression inflationniste, et la demande de sécurité refait surface pour soutenir les obligations américaines. Par ailleurs, les prix du pétrole ont connu une forte volatilité ce jour-là, accentuant encore l’incertitude du marché.

Cependant, cette évolution ne signifie pas que la direction est désormais claire. La difficulté centrale pour les traders réside dans le fait que : la guerre alimente simultanément les anticipations d’inflation et les risques de récession, deux forces qui se tirent mutuellement, rendant difficile pour le marché de se forger une opinion cohérente, et rendant la trajectoire de la politique de la Fed de plus en plus floue.

Narration du marché en mutation, la logique de sécurité reprend le dessus

Les obligations américaines ont poursuivi leur hausse mardi pour le deuxième jour consécutif. Le rendement à deux ans a reculé d’un point de base à 3,82 %, après une baisse cumulée de 8 points de base la veille ; le rendement à dix ans a diminué de 2 points de base à 4,33 %, reculant nettement par rapport à son sommet de huit mois de 4,48 % la semaine dernière.

Néanmoins, depuis le début du conflit, le rendement à deux ans a augmenté de plus de 40 points de base, et pourrait enregistrer la plus forte hausse mensuelle depuis octobre 2024, ce qui indique que le marché n’a pas totalement intégré la pression inflationniste.

Andrew Ticehurst, stratégiste senior chez Nomura Australia, a déclaré : “Ces derniers jours, nous avons observé un changement de mentalité sur le marché. Au début, le marché se concentrait sur l’impact inflationniste du conflit au Moyen-Orient, mais je pense qu’il commence maintenant à davantage considérer le risque de baisse de la croissance.”

Sharon Bell, stratégiste senior en actions européennes chez Goldman Sachs, a également souligné dans une interview à Bloomberg TV que même si le conflit se terminait rapidement, l’impact négatif de la guerre en Iran sur l’économie perdurerait.

Volatilité des prix du pétrole, intensification des divergences

Les prix du pétrole ont connu une forte fluctuation mardi, devenant un facteur perturbateur majeur de l’humeur du marché ce jour-là. En cours de séance, le prix du pétrole a brièvement bondi suite à l’information selon laquelle un drone iranien aurait frappé un navire pétrolier koweïtien près de Dubaï, puis, selon le Wall Street Journal, Donald Trump aurait indiqué à ses conseillers qu’il serait prêt à mettre fin à ses opérations militaires contre l’Iran même si le détroit d’Hormuz restait largement fermé, ce qui a réduit la hausse du prix du pétrole.

Ce message reflète une grande incertitude quant aux perspectives d’approvisionnement énergétique. Le détroit d’Hormuz est une voie cruciale pour le transport mondial de pétrole, et son statut influence directement les prix mondiaux de l’énergie, ce qui à son tour pèse sur les anticipations d’inflation et de croissance.

Stagnation-inflation, un dilemme pour la politique

Le problème profond auquel le marché est confronté réside dans le fait que la guerre déclenche simultanément deux risques opposés : l’inflation et la récession, limitant considérablement l’espace pour la politique économique.

Win Thin, économiste en chef chez Nomura Bank, a déclaré : “Le marché oscille entre la panique inflationniste — hausse des rendements — et la panique de ralentissement de la croissance — baisse des rendements. C’est précisément le problème de la stagflation : il n’existe pas de réponse politique simple, ce qui rend difficile pour le marché de décider s’il doit se concentrer sur la ‘stagnation’ ou sur ‘l’inflation’.”

Actuellement, les traders parient sur le fait que la Fed maintiendra ses taux entre 3,5 % et 3,75 % cette année, avec une faible probabilité d’attente d’une baisse de 25 points de base avant la mi-2027.

Le président de la Fed, Jerome Powell, a indiqué lundi que les anticipations d’inflation à long terme semblaient encore maîtrisées, mais que la Fed surveillait de près l’impact de la guerre. La vice-présidente de la Fed, Michelle Bowman, et le membre du Conseil, Michael Barr, doivent prendre la parole mardi soir, et le marché cherchera davantage d’indices sur la trajectoire des taux lors de leurs interventions.

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