Je viens de me mettre à jour sur quelque chose que Pierre Rochard a construit et qui vaut vraiment la peine d'être suivi. Le gars est dans l'espace Bitcoin depuis 2012 — à une époque où la plupart des gens cherchaient encore à comprendre ce qu'était une blockchain — et il a évolué, passant d'un leadership d'opinion précoce à l'Institut Satoshi Nakamoto à la poussée des institutions à prendre Bitcoin au sérieux via de véritables structures financières.



Ce qui est intéressant, c'est son changement de focus. Pierre Rochard ne parle plus seulement de Bitcoin comme de l'or numérique. Il s'attaque à un vrai problème : comment faire en sorte que les marchés de crédit traditionnels — ceux qui déplacent des trillions — allouent réellement du capital à Bitcoin ? Sa réponse est des produits de crédit adossés à Bitcoin avec ce qu'il appelle des structures « à distance de faillite » (bankruptcy-remote). Considérez cela comme une façon de rendre Bitcoin digestible pour le public des revenus fixes, qui a passé des décennies à acheter des dettes immobilières et des obligations d'entreprise.

L'ambition est audacieuse : $1 trillion d'acquisition de Bitcoin sur 21 ans via The Bitcoin Bond Company. Ce n'est pas un objectif anodin.

Ce qui a retenu le plus mon attention, c'est sa vision sur l'extraction (mining) et la valeur. Alors que les critiques s'obsèdent sur la consommation d'énergie, Pierre Rochard la recontextualise complètement : l'extraction concerne la souveraineté monétaire. Vous contrôlez votre propre argent, ou vous ne le faites pas. Le débat environnemental passe complètement à côté du sujet parce qu'il suppose que Bitcoin n'a aucune valeur au départ. Une fois que vous acceptez que Bitcoin est une véritable technologie monétaire — pas un actif spéculatif — la conversation sur l'extraction change.

Il s'éloigne aussi du modèle de prédiction de prix basé sur le cycle de réduction de moitié (halving). Selon Pierre Rochard, les rendements de Bitcoin sont de plus en plus liés à des facteurs macroéconomiques comme la politique de la Fed. Des taux plus élevés retirent du capital ; des taux plus bas le poussent à entrer. Il devient un véritable actif macroéconomique, pas seulement un cycle de trading de quatre ans.

Le plus grand point de friction ? L'éducation. La plupart des investisseurs institutionnels n'ont jamais vu un produit à revenu fixe entièrement adossé à Bitcoin. Ils sont à l'aise avec l'immobilier, la dette d'entreprise, les actions — mais c'est un territoire vraiment nouveau. Pierre Rochard parie que, d'ici une décennie, les produits de crédit adossés à Bitcoin seront la norme, pas une exception.

Une chose sur laquelle il a réagi : les préoccupations concernant les frais de transaction ou la sécurité du réseau dans un environnement à faibles frais. Son argument est que le système est anti-fragile par conception — s'il y a une pression réelle sur le réseau, les frais montent en flèche et les mineurs reviennent. Ce n'est pas un système statique prêt à casser.

Le récit plus large que Pierre Rochard pousse est simple mais important : Bitcoin a dépassé le stade de l'expérimentation marginale. C'est désormais une infrastructure monétaire centrale. La question n'est pas de savoir s'il a un rôle — c'est quand les marchés de crédit finiront par rattraper cette réalité.
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