Récemment, quelqu'un m'a demandé comment calculer l'indicateur KD. En fait, cette question est pertinente, car beaucoup utilisent l'indicateur KD depuis des années sans jamais vraiment comprendre sa logique.



Commençons par la base. L'indicateur KD se compose de trois parties : RSV, la valeur K et la valeur D. Elles s'empilent étape par étape pour former la ligne que l'on voit finalement.

RSV est la base, elle détermine si le prix actuel est en zone haute ou basse par rapport à une période donnée. La formule est simple : (Prix de clôture d’aujourd’hui – le plus bas des n derniers jours) / (Le plus haut des n derniers jours – le plus bas des n derniers jours) × 100. Par défaut, n=9, donc si le prix de clôture d’aujourd’hui est le plus haut des 9 derniers jours, RSV est 100 ; inversement, s'il est le plus bas, RSV est 0.

La valeur K est calculée en lissant RSV : on mélange la valeur K d’hier avec RSV d’aujourd’hui en proportion. Cela permet de conserver la sensibilité de RSV tout en filtrant le bruit. La valeur K réagit rapidement, on l’appelle aussi la ligne rapide. La formule est : K d’aujourd’hui = (K d’hier × 2/3) + (RSV d’aujourd’hui × 1/3).

La valeur D est une autre moyenne mobile de K, plus lisse et plus stable, on l’appelle la ligne lente. La formule est : D d’aujourd’hui = (D d’hier × 2/3) + (K d’aujourd’hui × 1/3).

Certains logiciels affichent aussi une ligne J, qui est une extension de KD : J = 3K – 2D. La valeur J amplifie la divergence entre K et D. Quand J > 100, cela indique un marché fortement suracheté ; quand J < 100, un marché fortement survendu. Cependant, la ligne J donne souvent de faux signaux. Si vous cherchez un outil de tendance stable, l’indicateur KD seul suffit.

Concernant les paramètres, c’est un sujet intéressant. La plupart des logiciels utilisent par défaut 9, 3, 3. Ce choix n’est pas arbitraire, il représente un équilibre entre sensibilité et précision.

Le premier 9 correspond à la période de calcul basée sur 9 bougies. Pourquoi 9 ? Parce qu’en finance traditionnelle, 9 jours couvrent environ deux semaines de trading, ce qui permet de capter les fluctuations à court terme sans réagir trop lentement à cause d’une période trop longue. Les deux 3 suivants représentent la smoothness de K et D. Le premier 3 est une moyenne mobile sur 3 jours de RSV pour obtenir K, filtrant les pics soudains ; le second 3 est une moyenne mobile sur 3 jours de K pour obtenir D, stabilisant davantage le signal.

Pourquoi cette configuration est-elle devenue la norme ? Parce qu’elle fonctionne bien dans les marchés boursiers, forex, etc., pour prévoir la volatilité. De plus, c’est une question de consensus collectif : lorsque la majorité des traders utilisent ces paramètres, les signaux de support ou de résistance qu’ils génèrent sont plus efficaces.

Cependant, ces paramètres ne sont pas immuables. Si vous souhaitez optimiser votre indicateur KDJ selon votre style de trading, vous pouvez ajuster n. Plus n est petit, plus l’indicateur sera réactif, avec plus de signaux mais aussi plus de faux. Plus n est grand, plus il sera lent, avec moins de signaux mais plus précis.

Pour le day trading, vous pouvez essayer 5, 3, 3 : les croisements d’or et de mort seront plus fréquents, mais il faut combiner avec d’autres analyses pour filtrer le bruit. Pour une stratégie de swing plus stable, vous pouvez augmenter la période à 18, 3, 3 : les courbes de K et D seront plus lisses, et seuls de vrais changements de tendance entraîneront des croisements.

Les différentes périodes ont aussi leur importance. Sur un graphique en 5 ou 15 minutes, j’utilise souvent 14, 3, 3 pour filtrer le bruit ; en heures ou en daily, le réglage par défaut 9, 3, 3 fonctionne bien pour repérer les retournements de tendance ; en weekly ou monthly, 9, 3, 3 est également adapté, avec moins de signaux mais plus puissants, idéal pour le long terme.

Un point à clarifier : augmenter la finesse des paramètres ne garantit pas une meilleure précision. J’ai vu des gens mettre 3, 2, 2, ce qui génère des dizaines de croisements chaque jour, menant à un trading excessif et des stops fréquents. Ajuster les paramètres doit servir à s’adapter à votre stratégie, pas à prévoir l’avenir.

Pour la majorité des investisseurs, les paramètres par défaut 9, 3, 3 suffisent pour la plupart des usages. À moins d’avoir une raison précise, il ne faut pas abandonner cette configuration qui bénéficie d’un consensus collectif.

Enfin, une précision sur les seuils de surachat/survente : traditionnellement, on considère que lorsque KD dépasse 80, c’est suracheté ; en dessous de 20, c’est survendu. Mais ces seuils doivent être ajustés selon le marché.

En comprenant la logique derrière le calcul de l’indicateur KD et la signification des paramètres, vous pourrez mieux repérer les opportunités dans un marché en oscillation. La configuration classique 9, 3, 3, soutenue par un consensus collectif, offre des signaux plus précis pour le support et la résistance. Bien sûr, il faut toujours adapter cela à votre tolérance au risque et à votre style de trading.
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