La Banque centrale d'Indonésie face à un dilemme : la demande pendant le Ramadan et la faible base continueront de faire grimper l'inflation

robot
Création du résumé en cours

Les économistes de Kenanga Investment Bank ont récemment publié un rapport analysant que la combinaison de plusieurs facteurs maintiendra la pression inflationniste à court terme en Indonésie. Parmi eux, l’effet de base faible de l’année dernière et l’augmentation de la demande de consommation pendant le Ramadan en sont les principaux moteurs. Ces deux facteurs s’entrelacent et mettent à l’épreuve la capacité de la banque centrale indonésienne à ajuster sa politique.

Demande stimulée par le Ramadan, faible base comme moteur de l’inflation

Le Ramadan est une fête importante dans le monde islamique, entraînant chaque année un pic de consommation dans les régions à majorité musulmane. En Indonésie, où la majorité de la population est musulmane, la capacité d’achat des ménages augmente nettement pendant le Ramadan, avec une demande accrue pour les produits alimentaires et de première nécessité. La comparaison avec une base relativement basse de l’année dernière rend la hausse des prix particulièrement visible cette année.

Les économistes estiment que cette forte inflation devrait durer jusqu’en avril. Kenanga maintient sa prévision pour l’indice des prix à la consommation en 2025 à 1,9 %, et celle pour 2026 reste inchangée à 2,5 %. Bien que, à moyen terme, le niveau d’inflation reste modéré, la pression à court terme ne peut être ignorée.

La pression s’atténue après avril, mais les risques persistent

Avec la fin du Ramadan et la disparition progressive de l’effet de base faible, les économistes anticipent un relâchement de la pression sur les prix à partir d’avril. Cependant, de nouveaux facteurs de risque se profilent. La montée des tensions géopolitiques mondiales et l’accroissement de l’incertitude ont déjà commencé à peser sur la rupiah, avec un affaiblissement du taux de change qui augmente le coût des importations et pousse davantage les prix domestiques à la hausse.

Une inquiétude plus profonde réside dans le fait que l’espace pour que la banque centrale adopte des mesures d’assouplissement supplémentaires s’est considérablement réduit. D’une part, le risque d’inflation n’est pas totalement maîtrisé ; d’autre part, le marché craint que l’indépendance de la banque centrale et la crédibilité de la politique fiscale soient mises à mal. Morgan Stanley Capital International a également lancé un avertissement concernant la transparence des données et la régulation des transactions en Indonésie.

Pressions multiples, la banque centrale face à un dilemme

L’escalade des tensions géopolitiques et l’incertitude économique mondiale créent un « double poids » en plus des doutes sur la politique intérieure. La banque centrale indonésienne doit à la fois surveiller la possible reprise de l’inflation après le Ramadan, faire face à la dépréciation du taux de change, et répondre aux inquiétudes du marché concernant son indépendance.

Cette situation limite fortement la marge de manœuvre pour une nouvelle baisse des taux d’intérêt. Sous la contrainte de risques inflationnistes, de pressions sur le taux de change et de crédibilité politique, les outils de politique monétaire deviennent très limités. Pour les investisseurs intéressés par le marché financier indonésien, l’évolution de l’inflation pendant le Ramadan et la position de la banque centrale resteront des points clés.

Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
0/400
Aucun commentaire
  • Épingler