Suivi du trafic de Hormuz, dixième jour : seulement 3 navires pétroliers ont passé, les navires LNG n'ont pas passé pendant dix jours consécutifs

robot
Création du résumé en cours

Le blocus du détroit d’Ormuz entre dans son dixième jour, le nombre de navires en transit reste bien inférieur à la normale, et le marché de l’énergie continue de subir une pression. Selon les dernières données de suivi de Morgan Stanley, aucun signe substantiel de détente n’est encore visible.

Selon le rapport de suivi quotidien publié par Morgan Stanley le 10 mars, seulement environ 3 pétroliers de pétrole brut et de produits raffinés ont traversé le détroit d’Ormuz pour sortir du Golfe Persique ce jour-là, et le nombre de navires de GNL et de GPL en transit était nul, contre une norme d’environ 35. Par ailleurs, Trump a annoncé lundi soir la possibilité de lever certaines sanctions contre “certains pays”, ajoutant une nouvelle variable à l’évolution de la situation.

L’interruption du détroit commence à entraîner des mesures d’approvisionnement régionales. Saudi Aramco indique que le flux des pipelines est en train d’atteindre son maximum “dans quelques jours”, tandis que la raffinerie de Ruwais, détenue par ADNOC, avec une capacité de 817 000 barils par jour, aurait commencé à fermer ses opérations après une attaque de drone.

Du côté de la demande, l’Inde a annoncé réduire ses approvisionnements en gaz naturel dans les secteurs non prioritaires, en demandant aux raffineries de privilégier l’approvisionnement en GPL ; le Pakistan a ordonné la fermeture des bureaux gouvernementaux et des écoles pour économiser de l’énergie.

Le volume de transit des pétroliers reste extrêmement faible

Les données de Morgan Stanley montrent que, ce jour-là, le volume réel de transit des pétroliers dans le détroit d’Ormuz n’était qu’une fraction de la normale. Il est à noter que certains navires ont désactivé leur signal AIS, ce qui pourrait sous-estimer le nombre réel de navires en transit, mais les analystes de Morgan Stanley estiment que toute reprise significative du flux devrait se refléter dans les données de suivi.

Selon les données de chargement, depuis l’obstruction du détroit d’Ormuz, le volume de pétrole brut chargé à destination des principaux pays importateurs a fortement diminué. Cependant, le chargement quotidien à Yambou est revenu à environ 2 à 2,5 millions de barils, et les exportations de Fouchéira ont également commencé à augmenter, montrant que le détournement par pipeline et les voies d’exportation alternatives commencent à jouer leur rôle.

Les coûts de transport maritime ont légèrement reculé mais restent proches de leur sommet historique

Après une période de coûts élevés, les frais de transport des pétroliers ont connu une légère baisse, mais restent proches de leur pic historique. Le tarif sur la route TD22 (États-Unis vers Chine) est passé de 92 dollars par tonne lundi à 89 dollars aujourd’hui.

Morgan Stanley indique que cette stabilité des coûts reflète l’incertitude persistante quant à la reprise totale de la circulation dans le détroit. Pour les raffineurs et commerçants dépendant du pétrole du Golfe Persique, le coût d’achat à court terme reste difficile à réduire de manière significative.

Les prix du gaz naturel ont fortement chuté, tandis que l’écart de prix entre produits raffinés et pétrole brut a reculé depuis ses niveaux élevés

Les prix de l’énergie montrent une divergence. Le contrat de référence européen TTF pour le gaz naturel a clôturé en forte baisse de 17% à 47 euros par mégawattheure, et la courbe à terme TTF s’est globalement déplacée vers le bas, ajustant les prévisions de prix à moyen terme.

Par ailleurs, l’écart de prix de raffinage des produits a diminué lors de la séance, mais reste à un niveau relativement élevé. L’écart de prix de la diesel et du carburant d’aviation en Europe du Nord-Ouest a reculé par rapport à ses pics précédents, mais aucune inversion de tendance claire n’est encore visible, indiquant que la rentabilité de la raffinage demeure encore favorable.

Signaux géopolitiques et risques liés aux infrastructures

Trump a annoncé lundi qu’il envisageait de lever certaines sanctions contre “certains pays”, ce que beaucoup interprètent comme une possible percée diplomatique autour de la situation actuelle, mais les détails et la portée restent flous, et l’impact réel sur le marché reste à observer.

Au niveau des infrastructures, ADNOC, situé à Ruwais, avec une capacité de traitement de 817 000 barils par jour, aurait lancé une procédure de fermeture après une attaque de drone, ce qui réduirait encore la capacité de raffinage à l’ouest du détroit.

Saudi Aramco indique que les pipelines est-ouest atteindront leur capacité maximale “dans quelques jours”, ce qui pourrait partiellement compenser le déficit d’exportation causé par l’obstruction du détroit.

Morgan Stanley précise que, compte tenu de la situation encore instable, la banque prévoit de prolonger d’une semaine la publication de son rapport de suivi quotidien, afin de continuer à surveiller le transit des navires, l’évolution des coûts de transport et les événements clés.

Avertissement de risque et clause de non-responsabilité

        Le marché comporte des risques, l'investissement doit être prudent. Cet article ne constitue pas un conseil d'investissement personnel et ne prend pas en compte les objectifs, la situation financière ou les besoins spécifiques de chaque utilisateur. Les utilisateurs doivent juger si les opinions, points de vue ou conclusions présentés ici sont adaptés à leur situation particulière. En investissant sur cette base, ils en assument l'entière responsabilité.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • Commentaire
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
0/400
Aucun commentaire
  • Épingler