New Delhi a une main faible dans la frénésie des transactions bancaires

MUMBAI, 9 mars (Reuters Breakingviews) - Un boom dans les opérations de fusion-acquisition dans le secteur bancaire indien a un perdant inattendu : le gouvernement. La société canadienne d’assurance Fairfax Financial (FFH.TO), ouvre de nouvelles opportunités, ouvre un nouvel onglet, la course pour acheter une participation de 61 % auprès d’entités publiques indiennes dans la banque IDBI (IDBI.NS), ouvre un nouvel onglet, selon Bloomberg en février, citant des sources. Une transaction de 8 milliards de dollars serait la plus grande investissement direct étranger jamais réalisé dans une banque locale. Mais la fixation d’une valorisation premium semble difficile.

Une opération permettrait de boucler la boucle pour le prêteur le plus touché par une crise de la qualité des actifs : en 2018, les prêts non performants représentaient près d’un tiers de son portefeuille. Les provisions pour cette créance toxique ont érodé sa base de capital et ont incité New Delhi, qui détenait alors 86 % d’IDBI, à pousser la société d’assurance-vie d’État (LIFI.NS), ouvre un nouvel onglet, à injecter 216 milliards de roupies, ouvre un nouvel onglet, soit 2,4 milliards de dollars au taux actuel, pour faire passer sa participation de 8 % à 51 % en 2019.

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LIC détient désormais 49 % des actions d’IDBI et le gouvernement en possède 45 %. La vente de 30 % à Fairfax au prix du marché actuel rapporterait à l’assureur un rendement de 136 % sur son investissement de 2019. Cependant, New Delhi serait en position pire : les actions de la banque se négocient à un prix inférieur à celui d’il y a 13 ans.

Même les multiples actuels pourraient être difficiles à atteindre. Les actions d’IDBI se négocient à environ 2 fois la valeur comptable prospective, presque le double de celui de ses concurrents de taille similaire, Yes Bank (YESB.NS), ouvre un nouvel onglet, et IDFC First Bank (IDFB.NS), ouvre un nouvel onglet. Inclure les passifs liés aux employés, les coûts de restructuration et l’absence probable de clauses d’indemnisation donne à l’acheteur un argument solide pour une réduction de prix.

Une abondance de cibles de rachat a également nui à New Delhi. Lancée en 2022, la vente lente d’IDBI a poussé les premiers candidats potentiels à chercher ailleurs : l’année dernière, la banque Sumitomo Mitsui Banking Corporation (8316.T), ouvre un nouvel onglet, a acheté une participation de 24 % dans Yes Bank.

Avec Emirates NBD (ENBD.DU), qui reste dans la course avec Fairfax, c’est une course à deux pour posséder IDBI. Les deux candidats disposent déjà d’une présence sur le marché du crédit en Inde : la banque basée à Dubaï s’apprête à prendre le contrôle de RBL Bank (RATB.NS), d’une valeur de 2 milliards de dollars, et Fairfax possède 675 millions de dollars en actions de CSB Bank (CSBB.NS), ouvre un nouvel onglet.

Cela réduit considérablement le pouvoir de négociation des vendeurs, qui ne peuvent guère exiger une prime de contrôle. La réglementation limite à 26 % les droits de vote des actionnaires de banques privées. Cela place le nouveau propriétaire en position d’égalité en matière de décisions de vote avec LIC et le gouvernement, qui détiendront ensemble 34 % après la vente. Pour maximiser les recettes, les responsables pourraient demander à la banque centrale de relâcher la règle de vote. L’autre option serait de réduire leur participation totale bien en dessous de 26 %.

Sinon, New Delhi risque de se retrouver du côté faible de la vague de fusions-acquisitions dans le secteur bancaire indien.

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Contexte

  • Fairfax Financial Holdings est le favori pour acheter une participation majoritaire dans IDBI Bank, selon Bloomberg le 27 février, citant des sources anonymes proches du dossier.
  • Évaluer la participation de 61 % détenue par le gouvernement et la Life Insurance Corporation of India dans IDBI à environ 8 milliards de dollars pourrait en faire le plus grand investissement direct étranger dans le secteur bancaire du pays, ajoute le rapport.

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Rédaction par Antony Currie ; Production par Ujjaini Dutta

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