Ne vous concentrez pas sur les 254 jours de réserves de pétrole du Japon. Ce n’est pas le point essentiel. Le chiffre vraiment effrayant est 7. Une guerre n’a duré que 7 jours. Le pays le mieux préparé sur Terre, le Japon, a été poussé dans ses retranchements. Les raffineries ont déjà demandé à utiliser les réserves stratégiques nationales. La réponse du gouvernement est : pas encore. Ces réserves ont été constituées par le Japon en cinquante ans. Juste pour effacer la honte de l’embargo pétrolier de 1973. Cinquante ans de travail, et en seulement sept jours, ils sont confrontés à l’épreuve ? Regardons d’autres pays d’Asie. La grande puissance orientale peut encore tenir environ 10 jours. Elle a déjà arrêté ses exportations de diesel, pour d’abord préserver ses propres stocks. L’Inde a réduit la consommation de gaz industriel de 10% à 30%. Attention, ce n’est pas une prévision. C’est déjà en application aujourd’hui. La Corée du Sud, qui reçoit quotidiennement 1,6 million de barils de pétrole via le détroit d’Hormuz. Cette ligne de vie est maintenant coupée. Et ce qui est pire, c’est derrière. Le Pakistan n’a aucune réserve stratégique. Le Bangladesh n’a aucune réserve stratégique. Pas de tampon, pas de Plan B. Ce qu’on appelle la « crise énergétique en Asie » est un faux concept. Faire la moyenne entre les 254 jours du Japon et les 0 jours du Pakistan ? Et dire que le problème est « modéré et contrôlable » ? Ce n’est pas une crise. C’est une série de crises à différentes vitesses, déclenchées simultanément. Le scénario est le suivant : le Japon libère ses réserves, le prix du pétrole baisse temporairement. Et après ? La Corée du Sud suit, en répétant la même opération. Ensuite, c’est l’Inde. Jusqu’à ce que toutes les réserves soient épuisées. Et la guerre continue. Que faire ? Ce scénario a un nom professionnel : « épuisement des réserves stratégiques sous un choc d’approvisionnement continu ». La dernière fois que cela s’est produit, c’était en 1973. La crise de cette époque a abouti à la récession mondiale de 1974, ainsi qu’à une refonte de la politique énergétique de l’Occident. L’histoire se répète. Mais cette fois, à quel prix ?

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