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Le secteur de la construction aux États-Unis fait face à une crise de l'emploi aiguë au milieu de perspectives de croissance sans précédent
Le marché du travail américain connaît une contradiction flagrante : alors que l’économie du pays traverse sa pire période d’emploi depuis des années, la demande pour les métiers spécialisés dans le secteur de la construction explose à un rythme sans précédent. Cette contradiction reflète des pressions économiques complexes, où les projets d’infrastructure liés à l’intelligence artificielle rivalisent pour les ressources humaines avec d’autres secteurs traditionnels.
La demande explosive pour les métiers qualifiés dépasse les prévisions
Selon un rapport de l’Association de la construction et des entrepreneurs liés (ABC), le marché connaît une croissance massive des besoins en travailleurs qualifiés. D’ici 2027, le secteur de la construction aura besoin de 456 000 nouveaux employés, soit une augmentation de 30,7 % par rapport aux 349 000 prévus pour 2026.
Cette hausse marquée de la demande pour la main-d’œuvre qualifiée indique un changement majeur dans la dynamique du marché du travail dans ce secteur. Anirban Basu, économiste en chef de l’ABC, a souligné que ne pas pourvoir ces postes aggraverait considérablement la pénurie de main-d’œuvre, notamment dans les métiers spécialisés et dans certaines zones géographiques. Il a averti que ce scénario pourrait faire grimper drastiquement les coûts de la main-d’œuvre.
Cependant, Basu a précisé que la majorité de cette augmentation prévue cette année n’est pas due à une poussée exceptionnelle de l’activité de construction, mais reflète une vague de départs à la retraite en cours. Les prévisions d’investissement sont moins optimistes qu’auparavant. Néanmoins, l’ABC anticipe que les dépenses totales sur les projets rebondiront après la récente période de ralentissement. Selon des études, chaque milliard de dollars supplémentaires investis dans la construction génère 3 450 emplois. Si les estimations de dépenses dépassent les prévisions prudentes actuelles, la demande en main-d’œuvre pourrait être bien plus importante.
Politiques migratoires et retraites aggravent la crise de la pénurie de main-d’œuvre dans les métiers
Alors que les prévisions indiquent une forte demande, des défis structurels entravent la réponse à ces besoins. Les politiques restrictives en matière d’immigration sous l’administration de Donald Trump ont réduit l’accès à une source principale de main-d’œuvre dans le secteur. Résultat : la crise s’aggrave et de nombreux projets sont retardés.
L’Association des entrepreneurs généraux rapporte que 92 % des entreprises de construction cherchant à embaucher ont rencontré de graves difficultés à trouver des travailleurs qualifiés. La situation est aggravée par une réalité démographique préoccupante : environ 20 % de la force de travail a plus de 55 ans, ce qui implique une vague de départs à la retraite imminente dans les années à venir.
Par ailleurs, les longues formations et l’obtention de licences pour de nombreux métiers spécialisés ralentissent le remplacement des travailleurs retraités. Des rapports de BlackRock soulignent la nécessité urgente d’attirer et de former de nouveaux talents avant que les travailleurs expérimentés ne quittent le secteur. Avec la complexité croissante des projets d’infrastructure alimentés par l’IA, la présence de formateurs expérimentés devient plus cruciale que jamais.
Selon le Département du Travail américain, l’emploi dans les métiers qualifiés devrait croître en moyenne de 5,3 % entre 2024 et 2034, dépassant le taux de croissance global de 3,1 %. Certaines spécialités connaîtront une croissance plus rapide : les électriciens (+9,5 %) et les techniciens en chauffage, ventilation et climatisation (HVAC) (+8,1 %).
Les investissements en IA redéfinissent les priorités des projets
Le avertissement de Basu précède des annonces officielles de géants de la technologie concernant d’importants investissements en capital. On prévoit que des entreprises comme Meta, Microsoft, Amazon, Google et Oracle investiront collectivement environ 700 milliards de dollars en 2026 dans des projets d’expansion et d’infrastructure, contre 400 milliards l’année précédente. Une grande partie de ces dépenses est consacrée aux centres de données et aux installations liées à l’IA.
Alors que ces investissements stimulent l’activité de construction dans le secteur technologique, ils ont un effet secondaire préoccupant : les projets lucratifs de centres de données détournent des ressources et des travailleurs des autres projets principaux, tels que la construction résidentielle, les installations industrielles ou les établissements de santé. Basu a indiqué que cette évolution redessine la répartition des investissements d’une manière qui pourrait ne pas répondre aux besoins fondamentaux de la société.
Les données de l’ABC montrent qu’au cours des dix premiers mois de 2025, les dépenses pour de nouveaux centres de données ont augmenté de 32 % par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, les entrepreneurs spécialisés dans le non résidentiel ont créé 95 000 emplois depuis août 2024.
Contraste saisissant : prospérité dans la construction contre dégradation du marché du travail général
À l’inverse, le marché du travail américain dans son ensemble traverse une période difficile. La proportion d’Américains estimant qu’il est difficile de trouver un emploi atteint ses niveaux les plus élevés depuis cinq ans. Au début de l’année dernière, le pays a connu la plus forte vague de licenciements annoncés depuis 2009, et le nombre d’offres d’emploi a également chuté à son plus bas niveau en cinq ans à la fin de l’année.
Jim Farley, PDG de Ford, a été clair sur cette crise, la qualifiant d’insuffisance aiguë de main-d’œuvre dans ce qu’il appelle “l’économie de base”. Farley estime qu’il manque environ 600 000 travailleurs dans les usines et 500 000 dans le secteur de la construction. Il a aussi averti que les États-Unis sous-estiment la force de travail nécessaire pour construire et faire fonctionner des centres de données et des installations industrielles.
Dans une interview avec des médias spécialisés, Farley a déclaré : “Il y a une volonté claire d’atteindre ces objectifs ambitieux, mais il n’existe pas de voie pratique pour soutenir ces ambitions. Comment pouvons-nous ramener ces opérations aux États-Unis si nous manquons de la main-d’œuvre nécessaire ?” Cette question résume le dilemme auquel sont confrontés les décideurs politiques et les grandes entreprises du pays.
Il est évident que la réussite des grands plans de construction liés à l’IA ne pourra se faire sans une résolution radicale de la crise de la main-d’œuvre dans les métiers spécialisés, qui constitue désormais un goulot d’étranglement majeur dans l’économie américaine.