Le prix de l’or a connu une croissance remarquable au cours des cinq dernières années. Depuis environ 1800 dollars l’once début 2021, il a grimpé jusqu’à un sommet de 5150-5200 dollars début 2026, avec une hausse totale de plus de 150 %, créant la trajectoire haussière la plus brillante en près de 30 ans. Derrière cette volatilité intense, il ne s’agit pas simplement de spéculation à court terme, mais d’un reflet concret des profondes transformations du paysage géopolitique et économique mondial.
Trajectoire du prix de l’or sur cinq ans : la logique derrière trois nouveaux records historiques
Pour comprendre pourquoi l’or a été si fort ces cinq dernières années, il faut d’abord identifier la force fondamentale qui le motive. L’or ne monte pas uniquement à cause de l’inflation ou de la panique à court terme, mais est soutenu par des facteurs structurels à long terme capables de remettre en question la crédibilité des principales monnaies mondiales.
Selon les données de Reuters et Bloomberg, la hausse de l’or en 2024-2025 a dépassé 30 %, établissant un record sur près de 30 ans, surpassant les 31 % de 2007 et les 29 % de 2010. En 2026, cette tendance ne faiblit pas, le prix restant stable au-dessus de 5000 dollars l’once. En passant de plus de 2000 dollars début 2024 à plus de 5000 dollars aujourd’hui, la courbe de tendance à long terme indique que le marché traverse un cycle complet de réajustement structurel.
Que signifie cette répétition de nouveaux records historiques ? En résumé, l’or est passé d’un actif traditionnel de refuge à un outil de couverture à long terme contre les risques du système de crédit mondial.
Les moteurs de la dynamique : politiques, crédibilité, investissements
Les forces qui propulsent actuellement l’or proviennent de trois niveaux, qui se renforcent mutuellement pour former un socle structurel difficile à faire vaciller.
Premier niveau : la dynamique politique
La montée continue du protectionnisme commercial et des politiques tarifaires a été le catalyseur direct de la hausse récente du prix de l’or. Les politiques tarifaires successives ont accru l’incertitude du marché, renforçant la demande de sécurité et faisant ainsi monter le prix de l’or. L’expérience historique (comme la guerre commerciale sino-américaine de 2018) montre que durant ces périodes d’incertitude, le prix de l’or peut augmenter de 5 à 10 % à court terme.
Parallèlement, les anticipations de baisse des taux par la Fed constituent un autre soutien clé. La baisse des taux affaiblit le dollar, réduisant le coût d’opportunité de détenir de l’or, ce qui accroît son attractivité. Historiquement, chaque cycle de baisse des taux a été suivi d’une forte hausse du prix de l’or — que ce soit entre 2008-2011 ou 2020-2022, cette tendance s’est confirmée. En 2026, on prévoit encore 1 à 2 baisses de taux, renforçant cette dynamique.
Il est important de noter que toutes les annonces de baisse de taux ne font pas nécessairement monter l’or. Le marché anticipe souvent ces mouvements, et un ton plus hawkish de la Fed peut freiner la hausse. En pratique, suivre la probabilité de baisse via l’outil CME FedWatch permet d’évaluer la tendance à court terme : une probabilité en hausse favorise la hausse du prix, une baisse de cette probabilité peut entraîner un recul.
Deuxième niveau : la crédibilité
La confiance dans le dollar américain s’érode progressivement, remodelant la configuration des actifs mondiaux. Entre 2025 et 2026, l’augmentation du déficit fiscal américain, les débats sur le plafond de la dette, et la tendance à la dédollarisation mondiale entraînent un transfert massif de capitaux des actifs en dollar vers des actifs tangibles. Ce phénomène n’est pas passager, mais une transformation structurelle à long terme.
Le niveau élevé de la dette mondiale (environ 307 000 milliards de dollars en 2025, selon le FMI) limite l’espace de manœuvre des politiques monétaires, qui tendent vers l’assouplissement, réduisant ainsi les taux réels et augmentant indirectement l’attractivité de l’or. La Banque centrale mondiale confirme cette tendance : selon le rapport de la World Gold Council (WGC), en 2025, les achats nets d’or par les banques centrales ont dépassé 1200 tonnes, un quatrième année consécutive de dépassement du millier de tonnes.
Dans le rapport de la WGC sur les réserves d’or des banques centrales en 2025, 76 % des banques centrales interrogées indiquent qu’elles augmenteront « modérément ou significativement » leur proportion d’or dans les cinq prochaines années, tout en anticipant une baisse de leur ratio de réserves en dollars. Il ne s’agit pas d’un mouvement ponctuel, mais d’une stratégie coordonnée à l’échelle mondiale.
Troisième niveau : l’investissement
Les marchés boursiers sont à des niveaux records, avec peu de leaders, ce qui accroît le risque de concentration dans les portefeuilles. Cela ne signifie pas forcément un retournement imminent, mais en cas de correction, les conséquences pourraient être disproportionnées. Dans ce contexte, de nombreux investisseurs se tournent vers l’or pour la stabilité de leur portefeuille.
De plus, la couverture médiatique et l’opinion publique alimentent à court terme l’afflux de capitaux. Les reportages et l’émotion collective entraînent une ruée vers l’or, créant une tendance haussière continue. Ce flux de capitaux à court terme se manifeste particulièrement dans des instruments comme XAU/USD.
La ruée des banques centrales vers l’or : un signal de couverture systémique à long terme
Contrairement à la spéculation à court terme des investisseurs, l’achat massif d’or par les banques centrales traduit une stratégie à long terme pour les cinq prochaines années ou plus. Depuis 2022, cette tendance ne s’est jamais vraiment arrêtée.
Que cela signifie-t-il ? La réponse simple et profonde est que les banques centrales remettent en question le système dollar à long terme. Lorsqu’elles accumulent massivement de l’or, cela indique qu’elles se préparent à un monde plus incertain. L’inflation persistante, la pression de la dette, les tensions géopolitiques — ces problématiques restent présentes, et la tendance à l’achat d’or par les banques centrales en 2026 ne disparaîtra pas soudainement.
Le résultat : le plancher du prix de l’or se remonte, avec des baisses limitées en phase baissière et une dynamique haussière persistante.
Risques géopolitiques et économiques : une demande de couverture en hausse
La guerre en Ukraine, l’escalade des conflits au Moyen-Orient, et la tension régionale maintiennent une forte demande de sécurité. Les événements géopolitiques provoquent souvent des hausses ponctuelles du prix de l’or, et en 2025-2026, ces facteurs ne se sont pas atténués, mais ont été amplifiés par la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Par ailleurs, la croissance économique mondiale ralentit, conjuguée à une inflation persistante, ce qui oblige les banques centrales à faire face à un dilemme politique. Cela renforce encore la position de l’or comme outil de couverture à long terme.
Perspectives pour les cinq prochaines années : les cibles institutionnelles de 5400 à 6500 dollars
Depuis 2026, le prix spot de l’or (XAU/USD) a atteint plusieurs nouveaux sommets, restant stable au-dessus de 5150-5200 dollars. Les analystes sont généralement optimistes pour la suite, anticipant que la dynamique structurelle qui a alimenté le marché ces deux dernières années continuera à soutenir la hausse.
Consensus du secteur :
Prix moyen 2026 : 5200 à 5600 dollars l’once
Objectif de fin d’année : généralement 5400 à 5800 dollars, avec des prévisions plus optimistes allant jusqu’à 6000-6500 dollars
Scénario haut de gamme : en cas d’escalade géopolitique ou de forte dépréciation du dollar, certains institutions envisagent un dépassement de 6500 dollars
Prévisions des principales institutions financières (récemment) :
Goldman Sachs a relevé son objectif de fin d’année de 5400 à 5700 dollars, principalement en raison des achats continus des banques centrales et de la baisse des rendements réels. JPMorgan prévoit 5550 dollars pour le Q4, soutenu par l’afflux dans les ETF et la demande de sécurité. Citibank anticipe une moyenne de 5800 dollars pour le second semestre, avec un risque de hausse jusqu’à 6200 dollars en cas de récession ou d’inflation élevée. UBS reste plus prudent, avec un objectif de 5300 dollars, mais admet que si la baisse des taux s’accélère, cette prévision pourrait être sous-estimée.
Les participants du World Gold Council et du London Bullion Market Association donnent une moyenne annuelle d’environ 5450 dollars, en hausse significative par rapport aux enquêtes précédentes pour 2026.
Stratégies d’investissement par niveaux : choisir selon votre tolérance au risque
Après avoir compris la logique de la tendance de l’or, la question clé est : en tant que particulier, puis-je encore acheter ? La réponse n’est pas simplement oui ou non, mais dépend de votre horizon d’investissement et de votre tolérance au risque.
Si vous êtes un opérateur expérimenté à court terme :
La volatilité offre d’excellentes opportunités à court terme. La liquidité est abondante, et il est relativement facile d’évaluer la direction à court terme, surtout lors de mouvements violents. Les traders expérimentés peuvent profiter de ces fluctuations pour réaliser des gains rapides.
Si vous êtes un débutant souhaitant profiter des récents mouvements :
Commencez par investir avec de petites sommes, sans chercher à tout miser. La panique ou la perte de contrôle mentale peuvent rapidement faire disparaître votre capital. Utilisez un calendrier économique pour suivre les données économiques américaines, et fixez des stops stricts pour limiter les pertes.
Si vous souhaitez détenir de l’or physique pour une stratégie à long terme :
Préparez-vous à supporter une volatilité importante. Bien que la tendance soit à la hausse à long terme, il faut être capable d’accepter des fluctuations importantes. La volatilité annuelle moyenne de l’or est de 19,4 %, ce qui n’est pas inférieur à celle des actions (S&P 500 : 14,7 %).
Si vous souhaitez intégrer l’or dans votre portefeuille :
C’est tout à fait possible, mais n’oubliez pas que la volatilité de l’or est élevée, et investir tout votre patrimoine dans cette seule classe n’est pas judicieux. La diversification reste la clé pour une gestion prudente.
Si vous cherchez à maximiser les gains :
Vous pouvez combiner une détention à long terme avec des opérations de trading à court terme lors de mouvements de prix importants, notamment autour des annonces économiques américaines. Cela demande de l’expérience et une bonne gestion des risques.
Conseil clé : la volatilité est la norme, la vision à long terme est la clé du succès
Le graphique de l’or sur cinq ans n’est pas une ligne droite ascendante, mais une spirale en croissance. Tout investisseur doit garder en tête ces points :
Premièrement, la volatilité de l’or n’est pas inférieure à celle des actions, avec une amplitude annuelle moyenne de 19,4 %. En 2025, une correction de 10-15 % a été observée suite à des ajustements des anticipations de la Fed, et en 2026, si les taux réels rebondissent ou si la crise s’atténue, la volatilité sera également forte.
Deuxièmement, la durée des cycles de l’or est très longue. Lorsqu’on investit pour préserver la valeur, il faut adopter une perspective de plus de 10 ans pour réaliser ses gains, car durant cette période, le prix peut doubler ou être réduit de moitié. Les fluctuations à court terme ne préjugent pas de la tendance à long terme.
Troisièmement, le coût de transaction de l’or physique est relativement élevé, généralement entre 5 % et 20 %. Cela signifie que des opérations fréquentes peuvent réduire considérablement la rentabilité.
Pour les investisseurs taïwanais, il faut aussi prendre en compte la fluctuation du taux de change dollar américain / dollar taïwanais, qui peut impacter le rendement final. La poursuite des achats par la banque centrale, l’augmentation de la demande de sécurité, et l’incertitude politique soutiennent toujours la hausse de l’or en 2026. Mais il est essentiel d’avoir une stratégie systématique pour surveiller le marché, plutôt que de suivre aveuglément l’actualité. La tendance de l’or reflète en réalité les fissures du système de crédit mondial. Les investisseurs structurés qui comprennent cette tendance à long terme auront une longueur d’avance, plutôt que ceux qui tentent de prévoir précisément les fluctuations à court terme.
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Évolution spectaculaire de l'or sur 5 ans : de 2000$ à 5000$, y a-t-il encore de la place pour 2026 ?
Le prix de l’or a connu une croissance remarquable au cours des cinq dernières années. Depuis environ 1800 dollars l’once début 2021, il a grimpé jusqu’à un sommet de 5150-5200 dollars début 2026, avec une hausse totale de plus de 150 %, créant la trajectoire haussière la plus brillante en près de 30 ans. Derrière cette volatilité intense, il ne s’agit pas simplement de spéculation à court terme, mais d’un reflet concret des profondes transformations du paysage géopolitique et économique mondial.
Trajectoire du prix de l’or sur cinq ans : la logique derrière trois nouveaux records historiques
Pour comprendre pourquoi l’or a été si fort ces cinq dernières années, il faut d’abord identifier la force fondamentale qui le motive. L’or ne monte pas uniquement à cause de l’inflation ou de la panique à court terme, mais est soutenu par des facteurs structurels à long terme capables de remettre en question la crédibilité des principales monnaies mondiales.
Selon les données de Reuters et Bloomberg, la hausse de l’or en 2024-2025 a dépassé 30 %, établissant un record sur près de 30 ans, surpassant les 31 % de 2007 et les 29 % de 2010. En 2026, cette tendance ne faiblit pas, le prix restant stable au-dessus de 5000 dollars l’once. En passant de plus de 2000 dollars début 2024 à plus de 5000 dollars aujourd’hui, la courbe de tendance à long terme indique que le marché traverse un cycle complet de réajustement structurel.
Que signifie cette répétition de nouveaux records historiques ? En résumé, l’or est passé d’un actif traditionnel de refuge à un outil de couverture à long terme contre les risques du système de crédit mondial.
Les moteurs de la dynamique : politiques, crédibilité, investissements
Les forces qui propulsent actuellement l’or proviennent de trois niveaux, qui se renforcent mutuellement pour former un socle structurel difficile à faire vaciller.
Premier niveau : la dynamique politique
La montée continue du protectionnisme commercial et des politiques tarifaires a été le catalyseur direct de la hausse récente du prix de l’or. Les politiques tarifaires successives ont accru l’incertitude du marché, renforçant la demande de sécurité et faisant ainsi monter le prix de l’or. L’expérience historique (comme la guerre commerciale sino-américaine de 2018) montre que durant ces périodes d’incertitude, le prix de l’or peut augmenter de 5 à 10 % à court terme.
Parallèlement, les anticipations de baisse des taux par la Fed constituent un autre soutien clé. La baisse des taux affaiblit le dollar, réduisant le coût d’opportunité de détenir de l’or, ce qui accroît son attractivité. Historiquement, chaque cycle de baisse des taux a été suivi d’une forte hausse du prix de l’or — que ce soit entre 2008-2011 ou 2020-2022, cette tendance s’est confirmée. En 2026, on prévoit encore 1 à 2 baisses de taux, renforçant cette dynamique.
Il est important de noter que toutes les annonces de baisse de taux ne font pas nécessairement monter l’or. Le marché anticipe souvent ces mouvements, et un ton plus hawkish de la Fed peut freiner la hausse. En pratique, suivre la probabilité de baisse via l’outil CME FedWatch permet d’évaluer la tendance à court terme : une probabilité en hausse favorise la hausse du prix, une baisse de cette probabilité peut entraîner un recul.
Deuxième niveau : la crédibilité
La confiance dans le dollar américain s’érode progressivement, remodelant la configuration des actifs mondiaux. Entre 2025 et 2026, l’augmentation du déficit fiscal américain, les débats sur le plafond de la dette, et la tendance à la dédollarisation mondiale entraînent un transfert massif de capitaux des actifs en dollar vers des actifs tangibles. Ce phénomène n’est pas passager, mais une transformation structurelle à long terme.
Le niveau élevé de la dette mondiale (environ 307 000 milliards de dollars en 2025, selon le FMI) limite l’espace de manœuvre des politiques monétaires, qui tendent vers l’assouplissement, réduisant ainsi les taux réels et augmentant indirectement l’attractivité de l’or. La Banque centrale mondiale confirme cette tendance : selon le rapport de la World Gold Council (WGC), en 2025, les achats nets d’or par les banques centrales ont dépassé 1200 tonnes, un quatrième année consécutive de dépassement du millier de tonnes.
Dans le rapport de la WGC sur les réserves d’or des banques centrales en 2025, 76 % des banques centrales interrogées indiquent qu’elles augmenteront « modérément ou significativement » leur proportion d’or dans les cinq prochaines années, tout en anticipant une baisse de leur ratio de réserves en dollars. Il ne s’agit pas d’un mouvement ponctuel, mais d’une stratégie coordonnée à l’échelle mondiale.
Troisième niveau : l’investissement
Les marchés boursiers sont à des niveaux records, avec peu de leaders, ce qui accroît le risque de concentration dans les portefeuilles. Cela ne signifie pas forcément un retournement imminent, mais en cas de correction, les conséquences pourraient être disproportionnées. Dans ce contexte, de nombreux investisseurs se tournent vers l’or pour la stabilité de leur portefeuille.
De plus, la couverture médiatique et l’opinion publique alimentent à court terme l’afflux de capitaux. Les reportages et l’émotion collective entraînent une ruée vers l’or, créant une tendance haussière continue. Ce flux de capitaux à court terme se manifeste particulièrement dans des instruments comme XAU/USD.
La ruée des banques centrales vers l’or : un signal de couverture systémique à long terme
Contrairement à la spéculation à court terme des investisseurs, l’achat massif d’or par les banques centrales traduit une stratégie à long terme pour les cinq prochaines années ou plus. Depuis 2022, cette tendance ne s’est jamais vraiment arrêtée.
Que cela signifie-t-il ? La réponse simple et profonde est que les banques centrales remettent en question le système dollar à long terme. Lorsqu’elles accumulent massivement de l’or, cela indique qu’elles se préparent à un monde plus incertain. L’inflation persistante, la pression de la dette, les tensions géopolitiques — ces problématiques restent présentes, et la tendance à l’achat d’or par les banques centrales en 2026 ne disparaîtra pas soudainement.
Le résultat : le plancher du prix de l’or se remonte, avec des baisses limitées en phase baissière et une dynamique haussière persistante.
Risques géopolitiques et économiques : une demande de couverture en hausse
La guerre en Ukraine, l’escalade des conflits au Moyen-Orient, et la tension régionale maintiennent une forte demande de sécurité. Les événements géopolitiques provoquent souvent des hausses ponctuelles du prix de l’or, et en 2025-2026, ces facteurs ne se sont pas atténués, mais ont été amplifiés par la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Par ailleurs, la croissance économique mondiale ralentit, conjuguée à une inflation persistante, ce qui oblige les banques centrales à faire face à un dilemme politique. Cela renforce encore la position de l’or comme outil de couverture à long terme.
Perspectives pour les cinq prochaines années : les cibles institutionnelles de 5400 à 6500 dollars
Depuis 2026, le prix spot de l’or (XAU/USD) a atteint plusieurs nouveaux sommets, restant stable au-dessus de 5150-5200 dollars. Les analystes sont généralement optimistes pour la suite, anticipant que la dynamique structurelle qui a alimenté le marché ces deux dernières années continuera à soutenir la hausse.
Consensus du secteur :
Prévisions des principales institutions financières (récemment) :
Goldman Sachs a relevé son objectif de fin d’année de 5400 à 5700 dollars, principalement en raison des achats continus des banques centrales et de la baisse des rendements réels. JPMorgan prévoit 5550 dollars pour le Q4, soutenu par l’afflux dans les ETF et la demande de sécurité. Citibank anticipe une moyenne de 5800 dollars pour le second semestre, avec un risque de hausse jusqu’à 6200 dollars en cas de récession ou d’inflation élevée. UBS reste plus prudent, avec un objectif de 5300 dollars, mais admet que si la baisse des taux s’accélère, cette prévision pourrait être sous-estimée.
Les participants du World Gold Council et du London Bullion Market Association donnent une moyenne annuelle d’environ 5450 dollars, en hausse significative par rapport aux enquêtes précédentes pour 2026.
Stratégies d’investissement par niveaux : choisir selon votre tolérance au risque
Après avoir compris la logique de la tendance de l’or, la question clé est : en tant que particulier, puis-je encore acheter ? La réponse n’est pas simplement oui ou non, mais dépend de votre horizon d’investissement et de votre tolérance au risque.
Si vous êtes un opérateur expérimenté à court terme :
La volatilité offre d’excellentes opportunités à court terme. La liquidité est abondante, et il est relativement facile d’évaluer la direction à court terme, surtout lors de mouvements violents. Les traders expérimentés peuvent profiter de ces fluctuations pour réaliser des gains rapides.
Si vous êtes un débutant souhaitant profiter des récents mouvements :
Commencez par investir avec de petites sommes, sans chercher à tout miser. La panique ou la perte de contrôle mentale peuvent rapidement faire disparaître votre capital. Utilisez un calendrier économique pour suivre les données économiques américaines, et fixez des stops stricts pour limiter les pertes.
Si vous souhaitez détenir de l’or physique pour une stratégie à long terme :
Préparez-vous à supporter une volatilité importante. Bien que la tendance soit à la hausse à long terme, il faut être capable d’accepter des fluctuations importantes. La volatilité annuelle moyenne de l’or est de 19,4 %, ce qui n’est pas inférieur à celle des actions (S&P 500 : 14,7 %).
Si vous souhaitez intégrer l’or dans votre portefeuille :
C’est tout à fait possible, mais n’oubliez pas que la volatilité de l’or est élevée, et investir tout votre patrimoine dans cette seule classe n’est pas judicieux. La diversification reste la clé pour une gestion prudente.
Si vous cherchez à maximiser les gains :
Vous pouvez combiner une détention à long terme avec des opérations de trading à court terme lors de mouvements de prix importants, notamment autour des annonces économiques américaines. Cela demande de l’expérience et une bonne gestion des risques.
Conseil clé : la volatilité est la norme, la vision à long terme est la clé du succès
Le graphique de l’or sur cinq ans n’est pas une ligne droite ascendante, mais une spirale en croissance. Tout investisseur doit garder en tête ces points :
Premièrement, la volatilité de l’or n’est pas inférieure à celle des actions, avec une amplitude annuelle moyenne de 19,4 %. En 2025, une correction de 10-15 % a été observée suite à des ajustements des anticipations de la Fed, et en 2026, si les taux réels rebondissent ou si la crise s’atténue, la volatilité sera également forte.
Deuxièmement, la durée des cycles de l’or est très longue. Lorsqu’on investit pour préserver la valeur, il faut adopter une perspective de plus de 10 ans pour réaliser ses gains, car durant cette période, le prix peut doubler ou être réduit de moitié. Les fluctuations à court terme ne préjugent pas de la tendance à long terme.
Troisièmement, le coût de transaction de l’or physique est relativement élevé, généralement entre 5 % et 20 %. Cela signifie que des opérations fréquentes peuvent réduire considérablement la rentabilité.
Pour les investisseurs taïwanais, il faut aussi prendre en compte la fluctuation du taux de change dollar américain / dollar taïwanais, qui peut impacter le rendement final. La poursuite des achats par la banque centrale, l’augmentation de la demande de sécurité, et l’incertitude politique soutiennent toujours la hausse de l’or en 2026. Mais il est essentiel d’avoir une stratégie systématique pour surveiller le marché, plutôt que de suivre aveuglément l’actualité. La tendance de l’or reflète en réalité les fissures du système de crédit mondial. Les investisseurs structurés qui comprennent cette tendance à long terme auront une longueur d’avance, plutôt que ceux qui tentent de prévoir précisément les fluctuations à court terme.