L'« acrophobie » de l'IA se répand : les investisseurs du monde entier recherchent tous les moyens de couvrir leur exposition face à la frénésie de l'IA de ces trois dernières années

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L’ours en sommeil de l’IA depuis trois ans commence à se réveiller. Alors que la frénésie autour de l’intelligence artificielle propulse le marché boursier à des sommets vertigineux, les investisseurs sceptiques cherchent activement des moyens de profiter pour faire face aux éventuelles manipulations du marché qu’ils considèrent inévitables.

Selon le Wall Street Journal, les traders parient que les investissements massifs des géants de la technologie dans l’IA ne rapporteront pas d’équivalent. En vendant à découvert des fabricants de puces, des dettes de géants technologiques, ou en pariant hors marché sur des startups non cotées, Wall Street explore toutes les options pour couvrir les risques potentiels liés à la frénésie IA.

Cette stratégie reflète une anxiété croissante quant à l’issue de la construction des infrastructures IA. Les investisseurs commencent à craindre que les géants de la technologie ne puissent jamais générer suffisamment de profits pour soutenir leurs énormes engagements en dépenses IA et leurs valorisations extrêmement élevées.

Cependant, la couverture de ces risques fait face à des défis. Étant donné que les actions liées à l’IA sont très sensibles aux bonnes nouvelles, une vente à découvert directe expose à un risque important de short squeeze, ce qui pousse les institutions à chercher des cibles plus sûres dans le marché obligataire et les dérivés.

Éviter la ligne de front des actions, viser la dette des géants

Face aux investissements sans limite des géants technologiques, vendre à découvert la dette des entreprises devient une voie plus sûre pour couvrir le risque. Des sociétés comme Amazon et Alphabet ont investi jusqu’à 670 milliards de dollars dans l’infrastructure IA cette année, ce qui suscite des inquiétudes sur leur flux de trésorerie.

Michael O’Rourke, stratège en chef chez JonesTrading, indique :

“Les gens préfèrent maintenant vendre à découvert les grands fournisseurs de services cloud, car ils sacrifient leur flux de trésorerie disponible. C’est un changement majeur et un risque considérable.”

Les stratégistes de Bank of America, notamment Michael Hartnett, ont commencé à conseiller à leurs clients de vendre à découvert les obligations d’Oracle, Meta Platforms et Microsoft. Certains traders privilégient la dette liée à l’IA, car ce marché comporte moins d’investisseurs particuliers, ce qui aide à éviter des hausses spectaculaires similaires à celles des “mèmes stocks”, protégeant ainsi les positions short contre la compression.

Multiples stratégies : d’Oracle à la chaîne d’approvisionnement

Concernant la vente à découvert directe sur les actions, Oracle est devenue une cible clé. Selon les données de FactSet, au 30 janvier, plus de 2 % des actions Oracle étaient en position short, contre environ 1,5 % un an plus tôt. Cela reflète l’inquiétude du marché face au plan de l’entreprise de lever jusqu’à 50 milliards de dollars cette année pour financer ses infrastructures IA.

Un accord de vente de capacité de calcul d’une valeur de 300 milliards de dollars entre Oracle et OpenAI en fait également une cible alternative pour les vendeurs à découvert. “Vendre Oracle, c’est vendre OpenAI,” déclare Michael O’Rourke.

Par ailleurs, certains investisseurs commencent à établir des positions short sur des entreprises dérivées de la chaîne d’approvisionnement IA. Jim Chanos, célèbre pour ses positions à découvert, a récemment shorté Ormat Technologies, une société d’énergie géothermique. Celle-ci a récemment signé un accord avec Google pour alimenter ses expansions en Nevada avec de l’énergie géothermique. Jim Chanos a indiqué à ses clients que, compte tenu des coûts élevés, cette transaction pourrait lui faire perdre plusieurs millions de dollars.

Les positions à découvert sur le leader des puces IA, Nvidia, commencent aussi à apparaître. Mark Spiegel, gestionnaire de fonds chez Stanphyl Capital Partners, a déjà shorté Nvidia, anticipant un ralentissement des ventes de puces à mesure que la crainte de dépenses massives des géants s’intensifie. Bien qu’il ait récemment clôturé sa position avec une légère perte, il se dit prêt à en rouvrir une.

Pari hors marché et ombres du passé

Pour les entreprises IA non cotées, certains investisseurs parient en privé via des contrats légaux. La dernière levée de fonds d’OpenAI a valorisé l’entreprise à 830 milliards de dollars, avec une IPO prévue plus tard cette année. Benn Eifert, gestionnaire de fonds chez QVR Advisors, a signé un contrat privé avec des professionnels de la tech pour parier sur la valorisation finale d’OpenAI. Si, un an après l’IPO, la valorisation dépasse 300 milliards de dollars, Eifert perdra plusieurs millions ; si elle est inférieure, il réalisera un profit.

Ce pessimisme n’est pas isolé. Michael Burry, célèbre pour avoir anticipé la crise des subprimes, compare récemment la frénésie autour de l’IA à la bulle Internet des années 2000.

Cependant, les moyens de constituer de grandes positions baissières restent limités. Après avoir subi d’importantes pertes lors de la crise immobilière de 2008, les banques sont devenues très prudentes quant à la contrepartie pour de telles positions. À l’époque, John Paulson avait gagné 15 milliards de dollars en shortant les prêts hypothécaires à risque.

De plus, la forte volatilité des actions IA dissuade de nombreux investisseurs institutionnels. Jack Ablin, stratège en chef chez Cresset Capital, confie :

“Je n’ai pas le courage. Je ne suis pas prêt à voir des actions exploser simplement parce qu’une bonne nouvelle apparaît.”

Avertissement sur les risques et clauses de non-responsabilité

        Le marché comporte des risques, l’investissement doit être prudent. Cet article ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé et ne prend pas en compte la situation spécifique de chaque utilisateur. Les lecteurs doivent juger si les opinions, points de vue ou conclusions présentés conviennent à leur situation particulière. En suivant ces conseils, ils en assument la responsabilité.
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