Analyse du graphique de l'évolution de l'or à Hong Kong|Comment planifier la tendance du prix de l'or sur dix ans ?

Pour les investisseurs hongkongais, l’or reste toujours une composante essentielle de l’allocation d’actifs. Au cours des dix dernières années, le graphique de l’évolution de l’or à Hong Kong a clairement montré une tendance spectaculaire, passant d’un creux à un sommet. De son point bas en 2016 à plus de 5100 dollars en 2026, la hausse du prix de l’or cache une logique économique profonde et des dynamiques géopolitiques. Alors, cette tendance haussière se poursuivra-t-elle comme au cours des 50 dernières années ? Comment les investisseurs hongkongais peuvent-ils en profiter ?

Pourquoi les investisseurs hongkongais s’intéressent-ils à l’or ? Brève histoire de l’évolution du prix de l’or en un demi-siècle

Pour comprendre le graphique de l’or à Hong Kong, il faut d’abord saisir pourquoi le prix de l’or fluctue. Le 15 août 1971, le président américain Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or, ce qui marque la dissolution du système de Bretton Woods. Dès lors, l’or, qui était auparavant fixé à 35 dollars l’once en tant que « billet de dollar convertible en or », devient un bien dont le prix est déterminé librement par le marché.

En 55 ans, le prix de l’or est passé de 35 dollars l’once à plus de 5100 dollars en janvier 2026, soit une multiplication par plus de 145. Ces deux dernières années, le prix est passé d’environ 2000 dollars début 2024 à plus de 5000 dollars en 2026, soit une hausse de plus de 150 %, surpassant largement la plupart des classes d’actifs mondiales. Plusieurs banques et institutions internationales ont continuellement relevé leurs objectifs, certains prévoyant que fin 2026, le prix pourrait atteindre 5500 à 6000 dollars.

Pourquoi se limiter aux 50 dernières années ? Parce qu’avant 1971, toutes les monnaies étaient liées au dollar, et le dollar à l’or, fixant le prix de l’or à 35 dollars l’once. À cette époque, il n’y avait pas de véritable marché de fixation du prix de l’or. Ce n’est qu’après la fin du système de l’étalon-or que le marché moderne de l’or a réellement émergé.

Trois vagues de cycles haussiers de l’or : régularités et enseignements

Au cours de ces 50 années, l’or a connu trois phases clairement haussières, chacune correspondant à un contexte macroéconomique spécifique.

● Première vague : crise monétaire jusqu’à l’inflation déchaînée (1971-1980, +24 fois)

C’est le début de la modernisation du marché de l’or. Après la fin de l’étalon-or, la confiance dans le dollar vacille : si le dollar représentait l’or, maintenant qu’il est délié, va-t-il devenir une monnaie sans valeur ? Cette peur pousse le prix de l’or à monter de 35 dollars.

Ensuite, la crise pétrolière, la révolution iranienne, l’invasion soviétique de l’Afghanistan, etc., alimentent l’anticipation d’une dépréciation du dollar. Le prix de l’or atteint finalement 850 dollars l’once.

Mais tout a une fin. En 1980, le président de la Fed, Volcker, met en œuvre une politique de hausse des taux d’intérêt (au-delà de 20 %), maîtrisant ainsi l’inflation. Le prix de l’or chute brutalement de 80 %, et durant les 20 années suivantes, il oscille entre 200 et 300 dollars, entrant dans une phase de consolidation longue.

● Deuxième vague : crise financière et ère de l’assouplissement monétaire (2001-2011, +7,6 fois)

Après l’éclatement de la bulle Internet en 2001, l’or, qui était à 250 dollars, amorce une hausse jusqu’à un sommet de 1921 dollars en septembre 2011, soit une multiplication par plus de 7 en dix ans.

Ce cycle est déclenché par les attentats du 11 septembre. La peur du terrorisme réveille la perception des risques géopolitiques, et les États-Unis lancent une guerre globale contre le terrorisme. Pour financer cette guerre, la Fed commence à assouplir sa politique monétaire, ce qui stimule la hausse des prix de l’immobilier. La surchauffe du marché immobilier pousse la Fed à relever ses taux, ce qui déclenche la crise financière mondiale de 2008.

Face à la crise, la Fed relance la politique de quantitative easing (QE), inondant le marché de liquidités. La dépréciation anticipée du dollar et la fuite vers la sécurité favorisent un marché haussier de l’or durant une décennie. La crise de la dette européenne en 2011 accentue cette tendance, avec un sommet à 1921 dollars.

Par la suite, l’UE et la Banque mondiale stabilisent la situation, la Fed met fin à la QE en 2011, et l’inflation redescend. L’or entre alors dans une phase baissière de 8 ans, avec une chute cumulée de plus de 45 %.

● Troisième vague : réserves des banques centrales et conflits géopolitiques (2019 à aujourd’hui, +300 %)

L’or, qui était à 1200 dollars en 2019, repart à la hausse pour dépasser 5000 dollars en janvier 2026. Les facteurs de cette vague sont plus complexes :

  • La pandémie de COVID-19 en 2020, qui entraîne une politique monétaire ultra-accommodante, dépréciant le dollar
  • La guerre russo-ukrainienne en 2022, augmentant les risques géopolitiques
  • Les tensions au Moyen-Orient, la crise au Yémen, la crise du canal de Suez en 2023, qui perturbent la chaîne d’approvisionnement mondiale
  • La montée en puissance des réserves d’or des banques centrales en 2024-2025, dans une tendance de « dédollarisation »

En 2025, la situation au Moyen-Orient s’aggrave, les États-Unis imposent de nouvelles taxes douanières, ce qui ravive les tensions commerciales, les marchés boursiers connaissent une forte volatilité, et le dollar s’affaiblit. Ces facteurs conjugués poussent le prix de l’or à de nouveaux records. En 2026, la tendance se poursuit, sans signe évident de correction.

Quelles régularités dans la hausse et la baisse de l’or ? L’avenir peut-il encore durer 50 ans ?

À partir de ces trois vagues, on peut dégager des régularités dans le mouvement du prix de l’or :

Régularité 1 : un marché haussier débute par une crise de confiance ou une politique monétaire laxiste

Chaque cycle haussier commence par une crise de confiance dans le dollar ou une pression systémique : fin de l’étalon-or en 1971, faibles taux en 2001, politique monétaire ultra-accommodante en 2018 et pandémie. La crise de confiance stimule la demande de refuges.

Régularité 2 : la progression se fait par étapes

Une phase initiale de consolidation lente, suivie d’une accélération lors de la crise, puis d’un surchauffe spéculative. En moyenne, chaque marché haussier dure 8 à 10 ans, avec une multiplication par 7 à 24 fois.

Régularité 3 : la fin du marché haussier nécessite une politique de resserrement agressive

Historiquement, chaque fin de cycle haussier a été provoquée par une hausse brutale des taux pour maîtriser l’inflation : en 1980, la Fed augmente fortement ses taux ; en 2011, la fin de la QE. Des corrections de 20-30 % sont courantes, mais tant que le prix ne tombe pas en dessous de la moyenne mobile à 200 mois, la tendance haussière peut continuer.

Mais la situation actuelle est particulière :

Les dettes publiques des principales économies mondiales ont atteint des niveaux historiques. Si les banques centrales relèvent brutalement leurs taux comme par le passé, elles risquent de faire face à une crise de la dette. La « politique de resserrement nette » pourrait donc ne pas se produire.

Il est plus probable que le prix de l’or fluctue fortement dans une fourchette haute pendant plusieurs années — une phase de « consolidation en zone haute ». Le véritable signal de fin de cycle pourrait nécessiter l’émergence d’un nouveau système monétaire et de crédit mondial plus crédible (rebalancement des monnaies, nouvelle réserve d’actifs). La confiance globale dans le système monétaire doit être restaurée pour que la fonction de refuge de l’or s’éteigne réellement.

En résumé, il est peu probable que les 50 prochaines années ressemblent aux 50 dernières en termes de hausse unilatérale. Cependant, l’or conservera une tendance haussière à long terme, avec une croissance « en plateau » plutôt qu’une montée rapide.

Comment les investisseurs hongkongais perçoivent-ils l’investissement en or ?

L’intérêt pour l’or dépend de la référence et de la durée du cycle.

Depuis 1971, la hausse de l’or a été de plus de 145 fois. Pendant la même période, le Dow Jones est passé d’environ 900 à 46 000 points, soit une multiplication par 51. Sur un demi-siècle, le rendement de l’or n’est pas inférieur à celui des actions, et sa performance récente est remarquable.

Mais le problème est que : le prix de l’or n’augmente pas de façon régulière.

De 1980 à 2000, l’or a stagné entre 200 et 300 dollars pendant près de 20 ans. Si vous aviez investi à cette période, votre rendement aurait été quasi nul, voire négatif en tenant compte du coût d’opportunité. Combien de temps peut-on attendre 20 ans dans une vie ?

Ainsi, l’or est un excellent outil d’investissement, mais il convient de faire du trading de cycles plutôt que de détenir en long terme.

Les marchés haussiers de l’or sont souvent liés à des crises macroéconomiques (inflation, tensions géopolitiques, politiques monétaires accommodantes), tandis que les marchés baissiers sont longs et monotones. Savoir repérer le bon cycle permet de réaliser de gros gains, à l’inverse, rater ces cycles peut signifier rester inactif pendant des années.

Un autre aspect à noter : étant une ressource naturelle, le coût d’extraction augmente avec le temps. Même après une correction de marché, le prix ne redescend pas à ses niveaux d’avant, mais la zone de support se déplace à la hausse. Il n’est donc pas nécessaire de paniquer lors d’une baisse, mais de respecter cette règle pour éviter de faire des erreurs inutiles.

Cinq stratégies d’allocation en or pour les investisseurs hongkongais

Les modes d’investissement en or sont nombreux. En résumé :

1. Or physique (lingots, pièces)

Posséder directement de l’or physique, avec l’avantage de dissimuler son patrimoine et d’avoir un aspect bijoux. Inconvénients : transaction peu fluide, temps de liquidation, coûts de stockage.

2. Certificat d’or

Similaire à un compte en devises, c’est un certificat de garde de l’or. Après achat, le certificat enregistre la quantité détenue, et on peut le retirer sous forme physique ou le déposer. Avantages : transport facile, possibilité de convertir en or physique ; inconvénients : pas d’intérêt, spreads importants, liquidité limitée, mieux adapté à une gestion à long terme.

3. ETF or

Plus liquide que le certificat. Après achat, on détient une action représentant une quantité d’or. La société de gestion prélève des frais, et si le prix reste stable, la valeur peut diminuer lentement.

4. Contrats à terme et CFD sur l’or

Les outils préférés des particuliers. Avantages : effet de levier, possibilité de prendre position à la hausse ou à la baisse. Les contrats à terme et CFD sont des produits à marge, avec des coûts faibles. Le CFD est plus flexible, avec un meilleur ratio capital/rendement, idéal pour le trading court terme.

Le CFD se distingue par sa flexibilité de trading, ses faibles seuils d’entrée (petit capital suffisant pour ouvrir un compte), et sa compatibilité avec la surveillance en temps réel des graphiques de l’or à Hong Kong, avec alertes de prix, ordres stop-loss et take-profit.

5. Fonds communs d’investissement en or

Investir indirectement via des fonds dans des sociétés minières ou de l’or physique, avec un risque plus dispersé, adapté aux investisseurs à faible tolérance au risque.

Or vs actions vs obligations : quelle stratégie d’allocation pour les investisseurs hongkongais ?

Les trois classes d’actifs ont des mécanismes de rendement très différents :

  • Or : rendement basé sur la « plus-value », sans intérêt, dépend du timing d’entrée et de sortie
  • Obligations : rendement par « coupons », nécessitant d’accroître la détention pour générer plus de revenus, en fonction de la politique de la Fed
  • Actions : rendement par « croissance des entreprises », adaptée à une détention à long terme d’entreprises de qualité

Du point de vue de la difficulté d’investissement : obligations plus simples, or intermédiaire, actions plus complexes.

En termes de rendement, sur 50 ans, l’or a été le plus performant, mais sur les 30 dernières années, les actions ont surpassé, suivies de l’or, puis des obligations.

Pour profiter de l’or, il faut savoir repérer les tendances. La dynamique typique : une forte hausse, puis une chute brutale, puis une consolidation, puis un nouveau rebond. Savoir entrer dans la tendance haussière ou profiter de la correction permet de dépasser largement les rendements des obligations ou des actions.

Notre règle de base d’allocation : en période de croissance économique, privilégier les actions ; en période de récession, privilégier l’or.

Lorsque l’économie va bien, les profits des entreprises augmentent, les actions montent, et l’or et les obligations sont moins attractifs. En période de crise, les actions perdent de leur attrait, et la fonction de réserve de valeur de l’or, ainsi que le rendement fixe des obligations, deviennent plus appréciés.

La stratégie la plus prudente consiste à : définir, selon son profil de risque et ses objectifs, une répartition équilibrée entre actions, obligations et or. Face à la volatilité du marché, aux événements comme la guerre russo-ukrainienne ou l’inflation, détenir un certain pourcentage de chaque classe d’actifs permet de réduire le risque global et d’assurer une meilleure stabilité.

Quelles leçons pour l’investissement en or à Hong Kong dans les dix prochaines années ?

En synthèse, en se basant sur l’histoire du graphique de l’or à Hong Kong et la situation actuelle, voici les enseignements pour les investisseurs :

Premier, l’or n’est pas un actif à laisser en sommeil longtemps. Sa valeur dépend du cycle. Si vous savez saisir chaque cycle haussier, vos gains seront supérieurs à ceux des actions ou obligations. À l’inverse, ne pas agir ou rester inactif, c’est perdre du temps précieux.

Deuxièmement, la stratégie doit être liée au cycle macroéconomique. En cas de tensions géopolitiques accrues ou de politique monétaire accommodante, augmenter la part d’or ; lorsque l’économie se redresse et que les risques s’atténuent, privilégier les actions.

Troisièmement, le choix des outils de trading est crucial. Pour les investisseurs hongkongais souhaitant faire du trading de cycle, le CFD offre une flexibilité, un faible seuil d’entrée, une meilleure efficacité du capital. En surveillant en temps réel le graphique de l’or à Hong Kong, en utilisant le levier et les ordres stop-loss, ils peuvent mieux saisir les opportunités.

Quatrièmement, il faut garder un regard équilibré. Ne pas être trop pessimiste ni trop optimiste. Les points bas de l’or se déplacent à la hausse, la tendance long terme est à la hausse, mais il y aura aussi des corrections importantes à court terme. La clé est de rester rationnel face à chaque recul pour assurer une rentabilité durable.

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