Les marchés des métaux précieux ont connu une vague soudaine ces derniers jours, avec une chute importante du prix de l’or, passant d’un niveau record de 5 600 dollars à environ 4 600 dollars, brisant de nombreuses prévisions d’analystes. Cette chute n’est pas le fruit du hasard, mais résulte de la conjonction de plusieurs facteurs à court terme, notamment un choc de liquidité brutal plutôt qu’un changement fondamental dans les fondamentaux économiques à long terme.
Augmentation des exigences de marge : le déclencheur de la vague de ventes
L’augmentation par le CME des exigences de marge sur les contrats à terme sur l’or, de 6 % à 8 %, a été une bombe à retardement pour le marché. Cette mesure, appliquée à la clôture de la séance lundi, a contraint des centaines de traders financés à levier à faire face à un choix difficile : injecter des fonds supplémentaires pour couvrir la nouvelle marge ou liquider leurs positions pour éviter des appels de marge forcés.
Les traders ont choisi la seconde option, ce qui a déclenché une avalanche d’ordres de vente. C’est un schéma connu : lorsque les financements doivent sortir, le mouvement de prix devient rapide et violent, non pas parce que la demande pour le métal a disparu, mais parce que la vente technique s’auto-alimente. Chaque baisse active des ordres stop-loss, chaque perte obligeant davantage de traders à sortir.
Recalcul de la politique monétaire : de l’assouplissement attendu à la prudence
La chute des prix s’est produite parallèlement à une évolution importante sur le plan monétaire. Les investisseurs ont commencé à revoir leurs attentes concernant la trajectoire des taux d’intérêt américains après la nomination de Kevin Worch à la tête de la Fed. Alors que le marché anticipait un assouplissement rapide et massif en 2026, des doutes ont commencé à émerger : Worch sera-t-il aussi « dovish » que prévu ?
La réponse semble : pas aussi rapidement qu’espéré. Worch est connu pour ses préoccupations concernant l’inflation et l’expansion du bilan de la banque centrale, ce qui suggère que toute baisse des taux, si elle intervient, sera progressive et non radicale. Ce changement de perspective a affaibli le support psychologique de l’or, métal qui profite des scénarios de taux faibles.
L’or devient « encombré » et les foules ne pardonnent pas
L’or a entamé cette dernière phase de correction avec une position fortement chargée en achats accumulés. En janvier, l’or était la star du marché : fonds d’investissement, banques, investisseurs particuliers, tous achetaient. Cet encombrement a transformé le marché en une zone très sensible : une petite perturbation peut déclencher une vague de vente.
Les fonds systématiques comme les CTAs (stratégies de suivi de tendance) ont été les premiers à fuir. Ces fonds ne se soucient pas de la valeur réelle de l’or, ils suivent uniquement le momentum et le prix. Lorsqu’un niveau technique clé est cassé, ces fonds sortent en masse, aggravant la chute.
Que dit l’analyse technique maintenant ?
Le graphique de l’or aujourd’hui peint un tableau sombre à court terme. Le métal a cassé les principales lignes de tendance haussières qui le soutenaient depuis le début de l’année, et a échoué à se maintenir au-dessus de 5 250 dollars — un niveau considéré comme un support solide il y a seulement quelques jours.
L’indicateur MACD a complètement basculé : la ligne négative est maintenant fortement en dessous de zéro, et les longues barres rouges indiquent une forte impulsion baissière. L’indice RSI est passé d’une zone de surachat extrême (au-dessus de 80) à moins de 30, signalant une forte saturation vendeuse. Ce niveau indique généralement que le marché est en phase d’épuisement, mais ne signifie pas nécessairement qu’un rebond est imminent.
Les niveaux clés à surveiller :
Premier support : 4 400 dollars (niveau critique)
Deuxième support : 4 200 dollars
Troisième support : 4 000 dollars (niveau psychologique fort)
Les résistances :
4 750 dollars (zone de lutte proche)
4 950 dollars (test pour un rebond)
5 100 dollars (ligne rouge)
Prévision du prix de l’or : est-ce le fond ou y a-t-il encore du potentiel ?
La banque ANZ et d’autres grandes institutions financières maintiennent une vision positive à long terme : l’or pourrait dépasser à nouveau 5 000 dollars en 2026, mais pas demain. La situation actuelle indique que le marché est en train de « nettoyer les excès », en éliminant la surchauffe acheteuse qui aurait pu limiter les mouvements haussiers futurs.
L’opportunité réside donc dans la patience. Les analystes attendent des signaux clairs de retournement : peut-être une « marteau » en chandelier sur le graphique journalier, ou une cassure forte au-dessus de 4 750 dollars. À ce moment-là, une entrée progressive pourrait être plus sûre.
Quels événements influenceront la prochaine trajectoire ?
Les prochains jours apporteront plusieurs données économiques susceptibles de changer la donne. Les chiffres d’inflation européens et les indicateurs ISM américains du secteur manufacturier pourraient inciter les investisseurs à revenir aux attentes d’assouplissement monétaire. Une croissance économique faible pousse généralement l’or à la hausse (refuge), tandis qu’une inflation élevée pourrait renforcer le dollar, ce qui pénalise le métal.
En résumé : la patience est la stratégie
Les prévisions du prix de l’or pour les semaines à venir indiquent une période volatile et sensible. La correction actuelle est sévère, mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Les facteurs structurels — tensions géopolitiques, demande de couverture, accumulation de réserves par les banques centrales — soutiennent toujours la demande pour le métal précieux à long terme. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est qu’une phase de rééquilibrage et de nettoyage, pas la fin de la tendance haussière structurelle.
Les traders avisés attendent ou construisent prudemment de petites positions autour des niveaux de support solides, en pariant que cette baisse deviendra une opportunité en or — littéralement — avant un rebond ultérieur.
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Prévision du prix de l'or : correction violente de 6 % propulse le métal précieux vers 4 600 dollars
Les marchés des métaux précieux ont connu une vague soudaine ces derniers jours, avec une chute importante du prix de l’or, passant d’un niveau record de 5 600 dollars à environ 4 600 dollars, brisant de nombreuses prévisions d’analystes. Cette chute n’est pas le fruit du hasard, mais résulte de la conjonction de plusieurs facteurs à court terme, notamment un choc de liquidité brutal plutôt qu’un changement fondamental dans les fondamentaux économiques à long terme.
Augmentation des exigences de marge : le déclencheur de la vague de ventes
L’augmentation par le CME des exigences de marge sur les contrats à terme sur l’or, de 6 % à 8 %, a été une bombe à retardement pour le marché. Cette mesure, appliquée à la clôture de la séance lundi, a contraint des centaines de traders financés à levier à faire face à un choix difficile : injecter des fonds supplémentaires pour couvrir la nouvelle marge ou liquider leurs positions pour éviter des appels de marge forcés.
Les traders ont choisi la seconde option, ce qui a déclenché une avalanche d’ordres de vente. C’est un schéma connu : lorsque les financements doivent sortir, le mouvement de prix devient rapide et violent, non pas parce que la demande pour le métal a disparu, mais parce que la vente technique s’auto-alimente. Chaque baisse active des ordres stop-loss, chaque perte obligeant davantage de traders à sortir.
Recalcul de la politique monétaire : de l’assouplissement attendu à la prudence
La chute des prix s’est produite parallèlement à une évolution importante sur le plan monétaire. Les investisseurs ont commencé à revoir leurs attentes concernant la trajectoire des taux d’intérêt américains après la nomination de Kevin Worch à la tête de la Fed. Alors que le marché anticipait un assouplissement rapide et massif en 2026, des doutes ont commencé à émerger : Worch sera-t-il aussi « dovish » que prévu ?
La réponse semble : pas aussi rapidement qu’espéré. Worch est connu pour ses préoccupations concernant l’inflation et l’expansion du bilan de la banque centrale, ce qui suggère que toute baisse des taux, si elle intervient, sera progressive et non radicale. Ce changement de perspective a affaibli le support psychologique de l’or, métal qui profite des scénarios de taux faibles.
L’or devient « encombré » et les foules ne pardonnent pas
L’or a entamé cette dernière phase de correction avec une position fortement chargée en achats accumulés. En janvier, l’or était la star du marché : fonds d’investissement, banques, investisseurs particuliers, tous achetaient. Cet encombrement a transformé le marché en une zone très sensible : une petite perturbation peut déclencher une vague de vente.
Les fonds systématiques comme les CTAs (stratégies de suivi de tendance) ont été les premiers à fuir. Ces fonds ne se soucient pas de la valeur réelle de l’or, ils suivent uniquement le momentum et le prix. Lorsqu’un niveau technique clé est cassé, ces fonds sortent en masse, aggravant la chute.
Que dit l’analyse technique maintenant ?
Le graphique de l’or aujourd’hui peint un tableau sombre à court terme. Le métal a cassé les principales lignes de tendance haussières qui le soutenaient depuis le début de l’année, et a échoué à se maintenir au-dessus de 5 250 dollars — un niveau considéré comme un support solide il y a seulement quelques jours.
L’indicateur MACD a complètement basculé : la ligne négative est maintenant fortement en dessous de zéro, et les longues barres rouges indiquent une forte impulsion baissière. L’indice RSI est passé d’une zone de surachat extrême (au-dessus de 80) à moins de 30, signalant une forte saturation vendeuse. Ce niveau indique généralement que le marché est en phase d’épuisement, mais ne signifie pas nécessairement qu’un rebond est imminent.
Les niveaux clés à surveiller :
Les résistances :
Prévision du prix de l’or : est-ce le fond ou y a-t-il encore du potentiel ?
La banque ANZ et d’autres grandes institutions financières maintiennent une vision positive à long terme : l’or pourrait dépasser à nouveau 5 000 dollars en 2026, mais pas demain. La situation actuelle indique que le marché est en train de « nettoyer les excès », en éliminant la surchauffe acheteuse qui aurait pu limiter les mouvements haussiers futurs.
L’opportunité réside donc dans la patience. Les analystes attendent des signaux clairs de retournement : peut-être une « marteau » en chandelier sur le graphique journalier, ou une cassure forte au-dessus de 4 750 dollars. À ce moment-là, une entrée progressive pourrait être plus sûre.
Quels événements influenceront la prochaine trajectoire ?
Les prochains jours apporteront plusieurs données économiques susceptibles de changer la donne. Les chiffres d’inflation européens et les indicateurs ISM américains du secteur manufacturier pourraient inciter les investisseurs à revenir aux attentes d’assouplissement monétaire. Une croissance économique faible pousse généralement l’or à la hausse (refuge), tandis qu’une inflation élevée pourrait renforcer le dollar, ce qui pénalise le métal.
En résumé : la patience est la stratégie
Les prévisions du prix de l’or pour les semaines à venir indiquent une période volatile et sensible. La correction actuelle est sévère, mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Les facteurs structurels — tensions géopolitiques, demande de couverture, accumulation de réserves par les banques centrales — soutiennent toujours la demande pour le métal précieux à long terme. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est qu’une phase de rééquilibrage et de nettoyage, pas la fin de la tendance haussière structurelle.
Les traders avisés attendent ou construisent prudemment de petites positions autour des niveaux de support solides, en pariant que cette baisse deviendra une opportunité en or — littéralement — avant un rebond ultérieur.