Graphique de l'évolution de l'or sur 30 ans : une révélation majeure|Les tendances haussières des cinquante dernières années peuvent-elles se répéter ?
Depuis l’effondrement du système de Bretton Woods en 1971, le graphique du prix de l’or enregistre l’évolution du marché sur plus de 55 ans. Cette tendance haussière qui dure depuis un demi-siècle recèle-t-elle des opportunités d’investissement ? La cyclicité trentenaire du graphique de l’or peut-elle guider les investisseurs dans la prévision des prix futurs ? Cet article analysera en profondeur la trajectoire historique des prix de l’or, ses trois grands cycles haussiers, ainsi que le contexte actuel du marché, pour révéler la logique à long terme de ce marché des métaux précieux.
Le record historique et la hausse du prix de l’or sur 30 ans
Quelle est la donnée la plus remarquable sur le graphique de l’or ? Peut-être cette trajectoire historique, passant de 35 dollars l’once en 1971 à plus de 5100 dollars début 2026 — une augmentation cumulée de plus de 145 fois.
Ce qui impressionne encore davantage, c’est la performance des trente dernières années. Surtout depuis 2024, avec un contexte mondial instable, une montée des risques géopolitiques, une inflation persistante, et une accumulation d’or par les banques centrales, cette vague d’augmentation du prix de l’or est devenue une épopée. Passant d’un peu plus de 2000 dollars début 2024 à dépasser 5100 dollars en 2026, la hausse cumulée sur deux ans dépasse 150 %, bien au-delà de la majorité des classes d’actifs. Plusieurs banques et institutions ont continuellement relevé leurs objectifs, certains anticipant fin 2026 un défi des 5500 à 6000 dollars.
Ce cycle de 30 ans du graphique de l’or est particulièrement intéressant car il couvre les phases clés de la modernisation du marché de l’or. Avant 1971, le dollar était lié à l’or (1 once d’or = 35 dollars), dans un régime de taux de change fixes. Avec le développement rapide du commerce international, la production d’or ne suivait pas la demande, l’or américain s’écoulait massivement, ce qui a conduit le président Nixon à déconnecter le dollar de l’or le 15 août 1971, marquant la fin du système de Bretton Woods. Dès lors, l’or a été librement fixé par le marché.
Les trois grands cycles haussiers du graphique de l’or sur 30 ans
En divisant le graphique de l’or en cycles longs d’environ trente ans, on peut distinguer clairement trois phases majeures de hausse sur plus de cinquante ans. Chaque cycle possède ses déclencheurs et sa logique propres.
● Premier cycle (1971- début 2000) : marché en transition et ajustement long
Ce cycle se divise en deux phases distinctes.
1971-1980 : la première grande hausse — crise monétaire et inflation
Après la libération du prix de l’or à 35 dollars, celui-ci grimpe rapidement jusqu’à 850 dollars, soit une multiplication par 24. Deux moteurs principaux expliquent cette hausse : d’abord, la perte de confiance dans le dollar après la rupture du lien avec l’or — les gens craignent la dévaluation du dollar et préfèrent détenir de l’or ; ensuite, la crise pétrolière, la révolution iranienne, l’invasion soviétique de l’Afghanistan, ainsi que l’inflation galopante, ont alimenté la demande.
Ce n’est qu’en 1980, lorsque le président de la Fed, Volcker, a mis en œuvre une politique de hausse des taux d’intérêt (au-delà de 20 %), que l’inflation a été maîtrisée, provoquant un effondrement du prix de l’or de 80 %.
1980-2000 : période de stagnation prolongée
Avec la montée des taux et la maîtrise de l’inflation, l’or entre dans une phase de consolidation de près de 20 ans, oscillant entre 200 et 300 dollars. Sur le graphique, cette période se caractérise par un marché baissier : rendement peu attractif, coût d’opportunité élevé, baisse de la participation du marché. Beaucoup d’investisseurs ayant acheté à cette époque ont vu peu ou pas de gains, voire ont supporté des coûts de détention longs.
● Deuxième cycle (2001-2020) : l’ère de la crise financière et de la politique monétaire accommodante
Après l’éclatement de la bulle Internet en 2001, l’or amorce une nouvelle phase haussière.
2001-2011 : le second grand marché haussier — +7,6 fois en 10 ans
Après le 11 septembre, les États-Unis lancent une guerre contre le terrorisme, avec des dépenses militaires massives, ce qui pousse à la baisse des taux et à l’émission de dettes. La crise financière de 2008 éclate, et la Fed lance le Quantitative Easing (QE). L’or entre dans un marché haussier de 10 ans : passant de 250 dollars en 2001 à 1921 dollars en septembre 2011, soit une hausse de plus de 700 %. Lors de la crise de la zone euro en 2011, le prix atteint un sommet.
2011-2018 : période de correction
Avec l’intervention de l’UE et la normalisation monétaire, l’or entre dans une phase baissière de 8 ans, perdant plus de 45 %. Sur le graphique, cette période se traduit par une tendance baissière prolongée.
● Troisième cycle (2019 à aujourd’hui) : relance par les banques centrales et tensions géopolitiques
Depuis le creux à 1200 dollars en 2019, l’or a entamé la cycle actuel, avec une hausse de plus de 300 %.
Les facteurs de cette hausse sont multiples : la dédollarisation mondiale (2019-2020), le nouveau cycle de QE aux États-Unis, la guerre russo-ukrainienne en 2022, les conflits au Moyen-Orient, la crise au Yémen, la montée des tensions en 2024-2025, la crainte de déstabilisation globale. Par ailleurs, les politiques commerciales protectionnistes, la volatilité accrue des marchés boursiers, la faiblesse persistante du dollar ont aussi alimenté la hausse.
Les règles communes des trois grands cycles haussiers
En observant ces trois cycles de 30 ans, on peut dégager plusieurs règles récurrentes du marché :
Origine du marché haussier : crise de confiance + politique monétaire accommodante
Chaque hausse débute avec une perte de confiance dans le dollar ou une crise financière : fin du système de Bretton Woods en 1971, baisse des taux en 2001, crise sanitaire et QE en 2019-2020. Ces événements sont des points de bascule.
Structure de la hausse : trois phases — lente, accélérée, surchauffe
Au début, la hausse est progressive, permettant de constituer un support ; puis, la crise ou le choc (crise financière, guerre) accélère la progression ; enfin, la phase terminale voit l’afflux de capitaux spéculatifs, avec risque de surchauffe. La durée moyenne de ces cycles est de 8-10 ans, avec des gains de 7 à 24 fois.
Fin du marché haussier : politiques monétaires restrictives
Chaque fin de cycle est liée à une politique monétaire restrictive : taux d’intérêt très élevés en 1980, fin du QE en 2011, etc. Ces mesures mettent fin à la tendance haussière. Des corrections de 20-30 % sont fréquentes, mais tant que la ligne de support à 200 mois n’est pas cassée, la tendance reste intacte.
Spécificité actuelle : consolidation à haut niveau plutôt que fin classique
👉 Mais cette fois, la fin pourrait être différente. La dette publique mondiale étant à des niveaux records, les banques centrales ne peuvent pas relever les taux comme avant sans déclencher une crise de la dette. La fin d’un cycle de resserrement « net » semble peu probable. Il est plus probable que le marché oscille dans une fourchette très haute, avec des fluctuations violentes sur plusieurs années, formant une phase de « consolidation à haut niveau ». La véritable sortie de cycle nécessiterait l’émergence d’un nouveau système monétaire mondial crédible. La confiance dans la monnaie et le crédit doit être restaurée pour que l’or perde son rôle de refuge.
Pourquoi le graphique de l’or reste-il à des niveaux élevés ?
Le cycle de 30 ans montre que chaque creux de marché baissier est supérieur au précédent. Cela reflète une logique fondamentale : en tant que ressource naturelle, le coût d’extraction de l’or augmente avec le temps, ce qui pousse la ligne de support à long terme à s’élever.
Cela signifie qu’après une correction ou la fin d’un cycle haussier, le prix de l’or ne retombera pas à zéro. La ligne de support ascendante du graphique de l’or offre une référence psychologique et un seuil de risque pour les investisseurs à long terme.
Comment exploiter le graphique de l’or pour saisir des opportunités de trading ?
L’or est-il destiné à un investissement long terme ou à une gestion de portefeuille en swing ? La réponse dépend de votre compréhension du graphique.
Pourquoi l’or ne convient pas à un achat et conservation à long terme seul ?
Sur 55 ans, l’or a augmenté de 145 fois. Pendant ce temps, le Dow Jones a progressé d’environ 51 fois, passant de 900 à 46 000 points. En apparence, l’or a surpassé les actions, mais cela ignore le coût du temps. Entre 1980 et 2000, l’or a stagné entre 200 et 300 dollars, sans gains réels. Combien de « 20 ans » peut-on attendre ?
Trois moments d’investissement selon le graphique
Déclencheur haussier : lorsque la crise de confiance ou la politique monétaire accommodante apparaît, c’est le moment d’acheter. Le graphique montre une progression lente puis une accélération.
Opportunité de baisse : lors d’une chute brutale mais sans cassure du support clé, c’est une occasion de vendre à découvert ou de renforcer sa position.
Phase de consolidation en haut : lors de fluctuations répétées à haut niveau, le trading en swing permet de profiter des oscillations pour acheter haut et vendre bas.
Choix des outils d’investissement
Or physique : pour la conservation patrimoniale, mais peu liquide
Dépôts or : faibles coûts, mais peu accessibles
ETF or : bonne liquidité, mais frais de gestion
Futures/CFD sur l’or : très flexible, avec levier et possibilité de trading à la journée, idéal pour le swing trading
Les CFD, notamment, grâce à leur faible capital, leur levier élevé, leur mécanisme T+0 et leur exécution rapide, sont plébiscités par les petits investisseurs pour le trading de l’or. En suivant la tendance du graphique, on peut choisir de prendre position à la hausse ou à la baisse, en profitant des fluctuations pour réaliser des gains.
Comparaison des rendements à long terme : or, actions, obligations
Les trois classes d’actifs ont des mécanismes de rendement très différents, ce qui explique leur performance variable selon les cycles économiques.
Sources de rendement
Or : uniquement par la plus-value, sans intérêt, donc le timing d’entrée/sortie est crucial
Obligations : par les coupons, en augmentant la quantité détenue
Actions : par la croissance des entreprises, en choisissant des sociétés performantes et en les conservant à long terme
Classement des rendements sur 30 ans
Depuis 1971, l’or a surperformé, mais sur les 30 dernières années, les actions ont souvent mieux performé, suivies de l’or, puis des obligations.
Stratégie d’allocation selon le cycle économique
La corrélation entre le graphique de l’or et le cycle économique guide la stratégie :
En phase de croissance : privilégier les actions
En phase de récession : augmenter la part de l’or et des obligations, qui jouent un rôle de protection et de revenu fixe
Une allocation équilibrée, adaptée à votre profil de risque et à vos objectifs, consiste à ajuster dynamiquement la répartition entre actions, obligations et or. La volatilité du marché, illustrée par la guerre russo-ukrainienne, l’inflation et la hausse des taux, montre que l’utilisation du graphique de l’or comme outil de couverture est essentielle. Détenir un certain pourcentage dans chaque classe d’actifs permet de réduire le risque global et d’assurer une gestion plus stable.
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Graphique de l'évolution de l'or sur 30 ans : une révélation majeure|Les tendances haussières des cinquante dernières années peuvent-elles se répéter ?
Depuis l’effondrement du système de Bretton Woods en 1971, le graphique du prix de l’or enregistre l’évolution du marché sur plus de 55 ans. Cette tendance haussière qui dure depuis un demi-siècle recèle-t-elle des opportunités d’investissement ? La cyclicité trentenaire du graphique de l’or peut-elle guider les investisseurs dans la prévision des prix futurs ? Cet article analysera en profondeur la trajectoire historique des prix de l’or, ses trois grands cycles haussiers, ainsi que le contexte actuel du marché, pour révéler la logique à long terme de ce marché des métaux précieux.
Le record historique et la hausse du prix de l’or sur 30 ans
Quelle est la donnée la plus remarquable sur le graphique de l’or ? Peut-être cette trajectoire historique, passant de 35 dollars l’once en 1971 à plus de 5100 dollars début 2026 — une augmentation cumulée de plus de 145 fois.
Ce qui impressionne encore davantage, c’est la performance des trente dernières années. Surtout depuis 2024, avec un contexte mondial instable, une montée des risques géopolitiques, une inflation persistante, et une accumulation d’or par les banques centrales, cette vague d’augmentation du prix de l’or est devenue une épopée. Passant d’un peu plus de 2000 dollars début 2024 à dépasser 5100 dollars en 2026, la hausse cumulée sur deux ans dépasse 150 %, bien au-delà de la majorité des classes d’actifs. Plusieurs banques et institutions ont continuellement relevé leurs objectifs, certains anticipant fin 2026 un défi des 5500 à 6000 dollars.
Ce cycle de 30 ans du graphique de l’or est particulièrement intéressant car il couvre les phases clés de la modernisation du marché de l’or. Avant 1971, le dollar était lié à l’or (1 once d’or = 35 dollars), dans un régime de taux de change fixes. Avec le développement rapide du commerce international, la production d’or ne suivait pas la demande, l’or américain s’écoulait massivement, ce qui a conduit le président Nixon à déconnecter le dollar de l’or le 15 août 1971, marquant la fin du système de Bretton Woods. Dès lors, l’or a été librement fixé par le marché.
Les trois grands cycles haussiers du graphique de l’or sur 30 ans
En divisant le graphique de l’or en cycles longs d’environ trente ans, on peut distinguer clairement trois phases majeures de hausse sur plus de cinquante ans. Chaque cycle possède ses déclencheurs et sa logique propres.
● Premier cycle (1971- début 2000) : marché en transition et ajustement long
Ce cycle se divise en deux phases distinctes.
1971-1980 : la première grande hausse — crise monétaire et inflation
Après la libération du prix de l’or à 35 dollars, celui-ci grimpe rapidement jusqu’à 850 dollars, soit une multiplication par 24. Deux moteurs principaux expliquent cette hausse : d’abord, la perte de confiance dans le dollar après la rupture du lien avec l’or — les gens craignent la dévaluation du dollar et préfèrent détenir de l’or ; ensuite, la crise pétrolière, la révolution iranienne, l’invasion soviétique de l’Afghanistan, ainsi que l’inflation galopante, ont alimenté la demande.
Ce n’est qu’en 1980, lorsque le président de la Fed, Volcker, a mis en œuvre une politique de hausse des taux d’intérêt (au-delà de 20 %), que l’inflation a été maîtrisée, provoquant un effondrement du prix de l’or de 80 %.
1980-2000 : période de stagnation prolongée
Avec la montée des taux et la maîtrise de l’inflation, l’or entre dans une phase de consolidation de près de 20 ans, oscillant entre 200 et 300 dollars. Sur le graphique, cette période se caractérise par un marché baissier : rendement peu attractif, coût d’opportunité élevé, baisse de la participation du marché. Beaucoup d’investisseurs ayant acheté à cette époque ont vu peu ou pas de gains, voire ont supporté des coûts de détention longs.
● Deuxième cycle (2001-2020) : l’ère de la crise financière et de la politique monétaire accommodante
Après l’éclatement de la bulle Internet en 2001, l’or amorce une nouvelle phase haussière.
2001-2011 : le second grand marché haussier — +7,6 fois en 10 ans
Après le 11 septembre, les États-Unis lancent une guerre contre le terrorisme, avec des dépenses militaires massives, ce qui pousse à la baisse des taux et à l’émission de dettes. La crise financière de 2008 éclate, et la Fed lance le Quantitative Easing (QE). L’or entre dans un marché haussier de 10 ans : passant de 250 dollars en 2001 à 1921 dollars en septembre 2011, soit une hausse de plus de 700 %. Lors de la crise de la zone euro en 2011, le prix atteint un sommet.
2011-2018 : période de correction
Avec l’intervention de l’UE et la normalisation monétaire, l’or entre dans une phase baissière de 8 ans, perdant plus de 45 %. Sur le graphique, cette période se traduit par une tendance baissière prolongée.
● Troisième cycle (2019 à aujourd’hui) : relance par les banques centrales et tensions géopolitiques
Depuis le creux à 1200 dollars en 2019, l’or a entamé la cycle actuel, avec une hausse de plus de 300 %.
Les facteurs de cette hausse sont multiples : la dédollarisation mondiale (2019-2020), le nouveau cycle de QE aux États-Unis, la guerre russo-ukrainienne en 2022, les conflits au Moyen-Orient, la crise au Yémen, la montée des tensions en 2024-2025, la crainte de déstabilisation globale. Par ailleurs, les politiques commerciales protectionnistes, la volatilité accrue des marchés boursiers, la faiblesse persistante du dollar ont aussi alimenté la hausse.
Les règles communes des trois grands cycles haussiers
En observant ces trois cycles de 30 ans, on peut dégager plusieurs règles récurrentes du marché :
Origine du marché haussier : crise de confiance + politique monétaire accommodante
Chaque hausse débute avec une perte de confiance dans le dollar ou une crise financière : fin du système de Bretton Woods en 1971, baisse des taux en 2001, crise sanitaire et QE en 2019-2020. Ces événements sont des points de bascule.
Structure de la hausse : trois phases — lente, accélérée, surchauffe
Au début, la hausse est progressive, permettant de constituer un support ; puis, la crise ou le choc (crise financière, guerre) accélère la progression ; enfin, la phase terminale voit l’afflux de capitaux spéculatifs, avec risque de surchauffe. La durée moyenne de ces cycles est de 8-10 ans, avec des gains de 7 à 24 fois.
Fin du marché haussier : politiques monétaires restrictives
Chaque fin de cycle est liée à une politique monétaire restrictive : taux d’intérêt très élevés en 1980, fin du QE en 2011, etc. Ces mesures mettent fin à la tendance haussière. Des corrections de 20-30 % sont fréquentes, mais tant que la ligne de support à 200 mois n’est pas cassée, la tendance reste intacte.
Spécificité actuelle : consolidation à haut niveau plutôt que fin classique
👉 Mais cette fois, la fin pourrait être différente. La dette publique mondiale étant à des niveaux records, les banques centrales ne peuvent pas relever les taux comme avant sans déclencher une crise de la dette. La fin d’un cycle de resserrement « net » semble peu probable. Il est plus probable que le marché oscille dans une fourchette très haute, avec des fluctuations violentes sur plusieurs années, formant une phase de « consolidation à haut niveau ». La véritable sortie de cycle nécessiterait l’émergence d’un nouveau système monétaire mondial crédible. La confiance dans la monnaie et le crédit doit être restaurée pour que l’or perde son rôle de refuge.
Pourquoi le graphique de l’or reste-il à des niveaux élevés ?
Le cycle de 30 ans montre que chaque creux de marché baissier est supérieur au précédent. Cela reflète une logique fondamentale : en tant que ressource naturelle, le coût d’extraction de l’or augmente avec le temps, ce qui pousse la ligne de support à long terme à s’élever.
Cela signifie qu’après une correction ou la fin d’un cycle haussier, le prix de l’or ne retombera pas à zéro. La ligne de support ascendante du graphique de l’or offre une référence psychologique et un seuil de risque pour les investisseurs à long terme.
Comment exploiter le graphique de l’or pour saisir des opportunités de trading ?
L’or est-il destiné à un investissement long terme ou à une gestion de portefeuille en swing ? La réponse dépend de votre compréhension du graphique.
Pourquoi l’or ne convient pas à un achat et conservation à long terme seul ?
Sur 55 ans, l’or a augmenté de 145 fois. Pendant ce temps, le Dow Jones a progressé d’environ 51 fois, passant de 900 à 46 000 points. En apparence, l’or a surpassé les actions, mais cela ignore le coût du temps. Entre 1980 et 2000, l’or a stagné entre 200 et 300 dollars, sans gains réels. Combien de « 20 ans » peut-on attendre ?
Trois moments d’investissement selon le graphique
Déclencheur haussier : lorsque la crise de confiance ou la politique monétaire accommodante apparaît, c’est le moment d’acheter. Le graphique montre une progression lente puis une accélération.
Opportunité de baisse : lors d’une chute brutale mais sans cassure du support clé, c’est une occasion de vendre à découvert ou de renforcer sa position.
Phase de consolidation en haut : lors de fluctuations répétées à haut niveau, le trading en swing permet de profiter des oscillations pour acheter haut et vendre bas.
Choix des outils d’investissement
Les CFD, notamment, grâce à leur faible capital, leur levier élevé, leur mécanisme T+0 et leur exécution rapide, sont plébiscités par les petits investisseurs pour le trading de l’or. En suivant la tendance du graphique, on peut choisir de prendre position à la hausse ou à la baisse, en profitant des fluctuations pour réaliser des gains.
Comparaison des rendements à long terme : or, actions, obligations
Les trois classes d’actifs ont des mécanismes de rendement très différents, ce qui explique leur performance variable selon les cycles économiques.
Sources de rendement
Classement des rendements sur 30 ans
Depuis 1971, l’or a surperformé, mais sur les 30 dernières années, les actions ont souvent mieux performé, suivies de l’or, puis des obligations.
Stratégie d’allocation selon le cycle économique
La corrélation entre le graphique de l’or et le cycle économique guide la stratégie :
Une allocation équilibrée, adaptée à votre profil de risque et à vos objectifs, consiste à ajuster dynamiquement la répartition entre actions, obligations et or. La volatilité du marché, illustrée par la guerre russo-ukrainienne, l’inflation et la hausse des taux, montre que l’utilisation du graphique de l’or comme outil de couverture est essentielle. Détenir un certain pourcentage dans chaque classe d’actifs permet de réduire le risque global et d’assurer une gestion plus stable.