La semaine dernière (du 26 au 30 janvier), les marchés mondiaux des devises ont offert un spectacle captivant. L’indice dollar a chuté de 0,32 %, toutes les monnaies non américaines ont progressé, notamment le yen qui a occupé fréquemment le devant de la scène. Pendant cette période, l’euro a augmenté de 0,18 %, le yen de 0,59 %, le dollar australien de 1,01 %, et la livre sterling de 0,37 %.
Les signaux politiques influençant le marché se sont succédé, allant des déclarations du président américain Trump sur la tendance du dollar, à l’annonce du nouveau président de la Réserve fédérale, jusqu’aux prochaines élections législatives japonaises. Chaque nouvelle a modifié les attentes des investisseurs concernant le marché des changes.
Incertitudes politiques USA/UE : l’euro vacille
L’euro/dollar (EUR/USD) a connu une semaine oscillante, atteignant brièvement 1,2082, un sommet depuis juin 2021, avant de clôturer en hausse de 0,18 %.
Les rebondissements politiques ont été le moteur principal. Au début, Trump a déclaré ne pas craindre la dépréciation du dollar, ce qui a alimenté les spéculations sur une baisse prolongée du dollar, faisant plonger l’indice dollar à ses niveaux les plus faibles depuis près de 4 ans. Cependant, la situation a rapidement changé lorsque Kevin Warsh a été nommé président de la Fed. Les inquiétudes concernant un resserrement de la liquidité ont alors augmenté — Warsh prônant la réduction du bilan de la Fed — entraînant un rebond marqué du dollar, et une chute de l’euro/dollar.
Les investisseurs se concentrent désormais sur deux événements clés : la décision de la BCE le 5 février, attendue inchangée, et les données américaines sur l’emploi non agricole de janvier, publiées le 6 février, avec une prévision d’environ 70 000 nouveaux emplois et un taux de chômage d’environ 4,4 %.
Si ces données sont faibles, cela renforcera les attentes d’une baisse des taux par la Fed, affaiblissant le dollar et favorisant la hausse de l’euro/dollar. Cette semaine, l’attention est portée sur la réunion de la BCE, les données américaines et la situation en Iran, où les anticipations de baisse de taux par les banques centrales européennes et américaines jouent un rôle déterminant dans la direction de l’euro/dollar.
Techniquement, bien que l’euro/dollar ait reculé de ses zones de surachat, il reste au-dessus de plusieurs moyennes mobiles, avec une force haussière encore présente. Si la paire repasse au-dessus de 1,191, elle pourrait tester le sommet précédent à 1,208. À l’inverse, une poursuite de la baisse nécessitera une surveillance attentive des supports à 1,174 (moyenne mobile à 21 jours) et 1,167 (moyenne mobile à 100 jours).
Élections japonaises imminentes : le yen sous surveillance
Dollar/yen (USD/JPY) a connu une semaine volatile, terminant en hausse de 0,59 %. La crainte d’une intervention de la part du gouvernement japonais, ainsi que les commentaires de Trump sur la faiblesse du dollar, ont temporairement poussé le dollar/yen vers 152. Cependant, avec l’annonce officielle du nouveau président de la Fed, la paire a retrouvé sa tendance haussière.
L’événement majeur à venir est l’élection législative du 8 février, qui constitue un enjeu crucial pour la direction du yen. Selon une analyse de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities, une victoire écrasante du Parti libéral-démocrate renforcerait la position de la Première ministre Sanae Sato, augmentant la probabilité qu’elle pousse à des politiques fiscales expansionnistes, y compris une baisse de la TVA.
Un autre expert, de Invesco, met en garde : si Sato remporte la majorité, le yen pourrait subir une nouvelle dépréciation, ses politiques fiscales radicales étant déjà une raison majeure pour les investisseurs de prendre des positions short sur le yen.
Outre cette élection, les données économiques américaines de cette semaine seront également à surveiller. Si le yen se déprécie à nouveau rapidement, le gouvernement japonais pourrait réitérer ses avertissements concernant une intervention orale.
Techniquement, le dollar/yen a franchi la moyenne mobile à 100 jours. Si la tendance se poursuit, les résistances clés se situent à 156,5 et 158, correspondant aux moyennes mobiles à 21 jours. En cas de baisse, le support principal se trouve autour de 152.
Récapitulatif des événements majeurs de la semaine
Les trois événements clés cette semaine sont : l’élection législative japonaise, les données américaines sur l’emploi non agricole, et la réunion de la BCE. Leur évolution déterminera la tendance à court terme du dollar, du yen et de l’euro. Pour les investisseurs suivant le yen et le marché des devises, il est essentiel de suivre de près ces signaux politiques.
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Les élections générales japonaises et les données non agricoles stimulent l'actualité du yen, la tendance du dollar restant un mystère
La semaine dernière (du 26 au 30 janvier), les marchés mondiaux des devises ont offert un spectacle captivant. L’indice dollar a chuté de 0,32 %, toutes les monnaies non américaines ont progressé, notamment le yen qui a occupé fréquemment le devant de la scène. Pendant cette période, l’euro a augmenté de 0,18 %, le yen de 0,59 %, le dollar australien de 1,01 %, et la livre sterling de 0,37 %.
Les signaux politiques influençant le marché se sont succédé, allant des déclarations du président américain Trump sur la tendance du dollar, à l’annonce du nouveau président de la Réserve fédérale, jusqu’aux prochaines élections législatives japonaises. Chaque nouvelle a modifié les attentes des investisseurs concernant le marché des changes.
Incertitudes politiques USA/UE : l’euro vacille
L’euro/dollar (EUR/USD) a connu une semaine oscillante, atteignant brièvement 1,2082, un sommet depuis juin 2021, avant de clôturer en hausse de 0,18 %.
Les rebondissements politiques ont été le moteur principal. Au début, Trump a déclaré ne pas craindre la dépréciation du dollar, ce qui a alimenté les spéculations sur une baisse prolongée du dollar, faisant plonger l’indice dollar à ses niveaux les plus faibles depuis près de 4 ans. Cependant, la situation a rapidement changé lorsque Kevin Warsh a été nommé président de la Fed. Les inquiétudes concernant un resserrement de la liquidité ont alors augmenté — Warsh prônant la réduction du bilan de la Fed — entraînant un rebond marqué du dollar, et une chute de l’euro/dollar.
Les investisseurs se concentrent désormais sur deux événements clés : la décision de la BCE le 5 février, attendue inchangée, et les données américaines sur l’emploi non agricole de janvier, publiées le 6 février, avec une prévision d’environ 70 000 nouveaux emplois et un taux de chômage d’environ 4,4 %.
Si ces données sont faibles, cela renforcera les attentes d’une baisse des taux par la Fed, affaiblissant le dollar et favorisant la hausse de l’euro/dollar. Cette semaine, l’attention est portée sur la réunion de la BCE, les données américaines et la situation en Iran, où les anticipations de baisse de taux par les banques centrales européennes et américaines jouent un rôle déterminant dans la direction de l’euro/dollar.
Techniquement, bien que l’euro/dollar ait reculé de ses zones de surachat, il reste au-dessus de plusieurs moyennes mobiles, avec une force haussière encore présente. Si la paire repasse au-dessus de 1,191, elle pourrait tester le sommet précédent à 1,208. À l’inverse, une poursuite de la baisse nécessitera une surveillance attentive des supports à 1,174 (moyenne mobile à 21 jours) et 1,167 (moyenne mobile à 100 jours).
Élections japonaises imminentes : le yen sous surveillance
Dollar/yen (USD/JPY) a connu une semaine volatile, terminant en hausse de 0,59 %. La crainte d’une intervention de la part du gouvernement japonais, ainsi que les commentaires de Trump sur la faiblesse du dollar, ont temporairement poussé le dollar/yen vers 152. Cependant, avec l’annonce officielle du nouveau président de la Fed, la paire a retrouvé sa tendance haussière.
L’événement majeur à venir est l’élection législative du 8 février, qui constitue un enjeu crucial pour la direction du yen. Selon une analyse de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities, une victoire écrasante du Parti libéral-démocrate renforcerait la position de la Première ministre Sanae Sato, augmentant la probabilité qu’elle pousse à des politiques fiscales expansionnistes, y compris une baisse de la TVA.
Un autre expert, de Invesco, met en garde : si Sato remporte la majorité, le yen pourrait subir une nouvelle dépréciation, ses politiques fiscales radicales étant déjà une raison majeure pour les investisseurs de prendre des positions short sur le yen.
Outre cette élection, les données économiques américaines de cette semaine seront également à surveiller. Si le yen se déprécie à nouveau rapidement, le gouvernement japonais pourrait réitérer ses avertissements concernant une intervention orale.
Techniquement, le dollar/yen a franchi la moyenne mobile à 100 jours. Si la tendance se poursuit, les résistances clés se situent à 156,5 et 158, correspondant aux moyennes mobiles à 21 jours. En cas de baisse, le support principal se trouve autour de 152.
Récapitulatif des événements majeurs de la semaine
Les trois événements clés cette semaine sont : l’élection législative japonaise, les données américaines sur l’emploi non agricole, et la réunion de la BCE. Leur évolution déterminera la tendance à court terme du dollar, du yen et de l’euro. Pour les investisseurs suivant le yen et le marché des devises, il est essentiel de suivre de près ces signaux politiques.