Ce qui motive le marché haussier de l’or n’a jamais été simplement l’inflation ou la panique, mais un ou plusieurs facteurs structurels à long terme capables de remettre en question la crédibilité de la monnaie principale. Lorsque le marché anticipe que ces facteurs clés seront résolus ou significativement atténués, la prime monétaire de l’or disparaît, et la tendance haussière s’achève — c’est la question que se posent le plus les investisseurs : l’or va-t-il encore baisser ? Pour répondre, il faut comprendre en profondeur la logique derrière la montée de l’or de 2000 dollars début 2024 à plus de 5000 dollars aujourd’hui.
Pourquoi l’or connaît-il une hausse spectaculaire et quels sont les risques de baisse ?
Selon Reuters et Bloomberg, la hausse de l’or en 2024-2025 dépasse 30 %, atteignant un record sur près de 30 ans (au-delà de 31 % en 2007 et 29 % en 2010). Ce marché haussier, parti début 2024 autour de 2000 dollars, devrait dépasser 5000 dollars d’ici 2026, avec une hausse cumulée de plus de 150 %. Fin février, l’or au comptant (XAU/USD) a plusieurs fois atteint de nouveaux sommets historiques, restant actuellement au-dessus de 5150-5200 dollars l’once, sans signe de faiblesse.
Toutefois, toute hausse anormale d’un actif comporte un risque de correction. La volatilité historique de l’or est en moyenne annuelle de 19,4 %, déjà supérieure à celle du S&P 500 (14,7 %), ce qui signifie que, malgré son image d’invincibilité, l’or peut connaître des fluctuations très importantes. La question n’est pas de savoir si l’or va encore baisser, mais dans quelles conditions et à quel degré.
Cinq facteurs structurels soutiennent l’or, mais leur durabilité ?
Les récents gains de l’or sont principalement alimentés par cinq facteurs, qui ne sont pas isolés mais s’entretiennent pour former un support structurel.
Impact durable du protectionnisme commercial et des politiques tarifaires
C’est le déclencheur immédiat de la hausse de l’or en 2025. Les politiques tarifaires successives ont accru l’incertitude du marché, renforçant la demande de sécurité et faisant monter le prix de l’or. L’expérience historique (ex. guerre commerciale USA-Chine en 2018) montre que durant ces périodes d’incertitude, le prix de l’or peut augmenter de 5 à 10 % à court terme. En 2026, l’effet des tarifs persiste, avec des tensions commerciales régionales, ce qui continue de soutenir le prix. Mais une fois la visibilité politique retrouvée, cette impulsion s’éteindra rapidement.
Confiance décroissante dans le dollar
Lorsque la confiance dans le dollar faiblit, l’or, en tant qu’actif libellé en dollars, en bénéficie. En 2025-2026, l’augmentation du déficit américain, les débats sur la limite de la dette, et la tendance à la dédollarisation entraînent un transfert de capitaux des actifs en dollars vers des actifs tangibles. Ce n’est pas une tendance passagère, mais une transformation structurelle profonde — d’où la détermination des banques centrales à accumuler de l’or.
Les attentes de baisse des taux de la Fed, une épée à double tranchant
Une baisse des taux par la Fed affaiblit le dollar, réduisant le coût d’opportunité de détenir de l’or, ce qui augmente son attractivité. Si l’économie se détériore, la Fed pourrait accélérer la baisse des taux. Historiquement, chaque cycle de baisse des taux a été favorable à l’or (ex. 2008-2011, 2020-2022). En 2026, deux à trois baisses de taux sont anticipées, renforçant le support pour l’or.
Mais cette épée à double tranchant comporte aussi un risque de correction : si les données économiques s’avèrent plus solides que prévu, la Fed pourrait suspendre ou retarder la baisse, ce qui ferait remonter les taux réels anticipés, nuisant à l’attractivité de l’or. Historiquement, lors de changements dans les anticipations de taux, l’or a connu des corrections rapides de 10 à 15 %.
Risques géopolitiques
Le conflit Russie-Ukraine, l’escalade au Moyen-Orient, et la tension régionale maintiennent une forte demande de sécurité. Ces événements provoquent souvent des hausses rapides du prix de l’or à court terme. En 2025-2026, cette dynamique reste présente, amplifiée par la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cependant, l’impact géopolitique est incertain : une détente pourrait faire disparaître cette impulsion.
La durabilité des achats d’or par les banques centrales
Selon le WGC, en 2025, les banques centrales ont acheté plus de 1200 tonnes d’or, leur quatrième année consécutive au-dessus de ce seuil. La majorité d’entre elles (76 %) envisagent d’augmenter modérément ou significativement leur part d’or dans leurs réserves dans les cinq prochaines années, tout en prévoyant une baisse de leur proportion de réserves en dollars.
Cela semble favorable, mais cache des risques : la capacité d’achat des banques centrales est limitée, et à des prix élevés, leur avantage économique diminue. De plus, leur motivation peut fluctuer selon la conjoncture intérieure. Si cette dynamique d’achat faiblit, le marché devra s’ajuster.
Quand l’or pourrait-il atteindre un sommet ? Trois déclencheurs de correction
Pour comprendre le risque de baisse, il faut repérer trois points clés de déclenchement :
Rebond des taux réels
Si l’inflation américaine repart à la hausse, obligeant la Fed à retarder la baisse des taux, ou si les données économiques solides réévaluent rapidement les taux anticipés, les taux réels pourraient remonter rapidement. Or, un environnement de taux réels élevés réduit fortement l’attractivité de l’or. En 2025, une telle correction de 10-15 % a été observée suite à une modification des anticipations de la politique de la Fed. En 2026, un scénario similaire pourrait entraîner une baisse équivalente.
Disparition de la nervosité
Une détente géopolitique ou une crise de crédibilité du dollar résolue pourrait faire disparaître la prime de sécurité. Lorsqu’un indicateur de panique revient à la normale, l’or peut chuter rapidement de 5 à 20 %.
Changement de rythme des achats des banques centrales
C’est le risque à long terme. Si leur rythme d’achat ralentit ou devient négatif, cela brisera la dynamique actuelle et entraînera une correction. Ce n’est pas pour l’année prochaine, mais à surveiller dans 2-3 ans.
Comment entrer sur l’or pour maximiser ses gains ?
Après avoir compris la logique de cette hausse et de cette correction, il faut adapter sa stratégie à son profil de risque.
Pour les traders expérimentés
Les fluctuations offrent de belles opportunités à court terme. La liquidité est forte, et la direction des prix à court terme est plus facile à anticiper, surtout lors de mouvements violents. Apprendre à utiliser l’outil CME FedWatch pour suivre la probabilité de baisse des taux est essentiel : hausse de cette probabilité, l’or monte ; baisse, il peut reculer.
Pour les débutants souhaitant profiter des mouvements récents
Méfiez-vous : commencez avec de petites sommes, évitez de tout miser. La volatilité annuelle moyenne de 19,4 % peut rapidement faire perdre tout si la psychologie n’est pas maîtrisée. Préparez-vous aussi à supporter de fortes fluctuations.
Pour ceux qui veulent acheter de l’or physique à long terme
L’or a un cycle très long : en le conservant sur plus de 10 ans, il peut préserver ou augmenter sa valeur, voire doubler ou perdre la moitié. Les coûts de stockage (5-20 %) doivent être pris en compte. Pour les investisseurs taïwanais, il faut aussi considérer la fluctuation USD/TWD, qui peut impacter le rendement.
Pour ceux qui veulent intégrer l’or dans leur portefeuille
C’est possible, mais attention : la volatilité de l’or n’est pas inférieure à celle des actions. Investir tout son capital dans l’or n’est pas judicieux ; la diversification reste la meilleure stratégie.
Pour maximiser ses gains
On peut aussi combiner une détention à long terme avec des opérations de trading à court terme lors de mouvements de marché, notamment autour des publications de données américaines. Cela demande expérience et gestion du risque.
Prévision du prix de l’or en 2026 : optimisme et risques
Les analystes évoluent dans leur vision à mesure que le temps passe. La majorité prévoit une poursuite de la hausse, sous l’effet des mêmes facteurs structurels qui ont alimenté le marché ces deux dernières années.
Consensus du marché
Prix moyen 2026 : entre 5200 et 5600 dollars l’once (certaines estimations ont été révisées à la hausse)
Objectif de fin d’année : généralement 5400 à 5800 dollars, avec des prévisions plus optimistes allant jusqu’à 6000-6500 dollars
Valeurs extrêmes : certains instituts (ex. Société Générale, analystes indépendants) pensent que si les risques géopolitiques s’intensifient ou si le dollar se déprécie fortement, l’or pourrait dépasser 6500 dollars
Prévisions des grandes banques et institutions (2026)
Goldman Sachs : objectif de fin d’année porté de 5400 à 5700 dollars, en raison de l’achat continu par les banques centrales et de la baisse des rendements réels
JPMorgan : prévoit 5550 dollars au dernier trimestre, grâce aux flux ETF et à la demande de sécurité
Citi : moyenne de 5800 dollars dans la seconde moitié, avec un risque de hausse jusqu’à 6200 en cas de récession ou d’inflation élevée
UBS : prévision prudente de 5300 dollars, mais admet que si la baisse des taux s’accélère, le prix pourrait dépasser cette valeur
World Gold Council / LBMA : la moyenne annuelle anticipée est d’environ 5450 dollars, en hausse significative par rapport aux prévisions précédentes
Il faut garder à l’esprit que ces prévisions reposent sur des hypothèses — notamment la poursuite des facteurs structurels actuels. Tout changement de ces variables pourrait nécessiter une révision à la baisse ou à la hausse.
L’or peut-il vraiment préserver la valeur ? La surveillance systématique est plus importante que de suivre la foule
Ce marché haussier de l’or, apparenté à une dynamique de baisse des taux, d’inflation et de risques géopolitiques, est en réalité alimenté par une fracture du système de crédit mondial. L’or sert de couverture à long terme contre ces risques systémiques. La tendance d’achat par les banques centrales, amorcée en 2022, ne s’est jamais arrêtée, traduisant une défiance durable envers le système dollar.
En 2026, cette tendance ne disparaîtra pas brutalement : l’inflation persistante, la pression sur la dette et la tension géopolitique continueront de soutenir le prix. La base du marché de l’or se renforce, avec peu de risques de correction profonde dans le court terme. La baisse de 10-15 % en 2025 suite à une correction des anticipations de la Fed pourrait se répéter en 2026 si les taux réels remontent ou si la crise s’atténue.
L’essentiel n’est pas de prévoir si l’or va baisser, mais d’établir un système de surveillance des conditions déclencheuses, plutôt que de suivre aveuglément l’actualité. Comprendre la logique des fluctuations de l’or permet de saisir les véritables opportunités dans la volatilité.
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L'or va-t-il encore baisser ? Guide des risques de volatilité et des décisions d'investissement pour 2026
Ce qui motive le marché haussier de l’or n’a jamais été simplement l’inflation ou la panique, mais un ou plusieurs facteurs structurels à long terme capables de remettre en question la crédibilité de la monnaie principale. Lorsque le marché anticipe que ces facteurs clés seront résolus ou significativement atténués, la prime monétaire de l’or disparaît, et la tendance haussière s’achève — c’est la question que se posent le plus les investisseurs : l’or va-t-il encore baisser ? Pour répondre, il faut comprendre en profondeur la logique derrière la montée de l’or de 2000 dollars début 2024 à plus de 5000 dollars aujourd’hui.
Pourquoi l’or connaît-il une hausse spectaculaire et quels sont les risques de baisse ?
Selon Reuters et Bloomberg, la hausse de l’or en 2024-2025 dépasse 30 %, atteignant un record sur près de 30 ans (au-delà de 31 % en 2007 et 29 % en 2010). Ce marché haussier, parti début 2024 autour de 2000 dollars, devrait dépasser 5000 dollars d’ici 2026, avec une hausse cumulée de plus de 150 %. Fin février, l’or au comptant (XAU/USD) a plusieurs fois atteint de nouveaux sommets historiques, restant actuellement au-dessus de 5150-5200 dollars l’once, sans signe de faiblesse.
Toutefois, toute hausse anormale d’un actif comporte un risque de correction. La volatilité historique de l’or est en moyenne annuelle de 19,4 %, déjà supérieure à celle du S&P 500 (14,7 %), ce qui signifie que, malgré son image d’invincibilité, l’or peut connaître des fluctuations très importantes. La question n’est pas de savoir si l’or va encore baisser, mais dans quelles conditions et à quel degré.
Cinq facteurs structurels soutiennent l’or, mais leur durabilité ?
Les récents gains de l’or sont principalement alimentés par cinq facteurs, qui ne sont pas isolés mais s’entretiennent pour former un support structurel.
Impact durable du protectionnisme commercial et des politiques tarifaires
C’est le déclencheur immédiat de la hausse de l’or en 2025. Les politiques tarifaires successives ont accru l’incertitude du marché, renforçant la demande de sécurité et faisant monter le prix de l’or. L’expérience historique (ex. guerre commerciale USA-Chine en 2018) montre que durant ces périodes d’incertitude, le prix de l’or peut augmenter de 5 à 10 % à court terme. En 2026, l’effet des tarifs persiste, avec des tensions commerciales régionales, ce qui continue de soutenir le prix. Mais une fois la visibilité politique retrouvée, cette impulsion s’éteindra rapidement.
Confiance décroissante dans le dollar
Lorsque la confiance dans le dollar faiblit, l’or, en tant qu’actif libellé en dollars, en bénéficie. En 2025-2026, l’augmentation du déficit américain, les débats sur la limite de la dette, et la tendance à la dédollarisation entraînent un transfert de capitaux des actifs en dollars vers des actifs tangibles. Ce n’est pas une tendance passagère, mais une transformation structurelle profonde — d’où la détermination des banques centrales à accumuler de l’or.
Les attentes de baisse des taux de la Fed, une épée à double tranchant
Une baisse des taux par la Fed affaiblit le dollar, réduisant le coût d’opportunité de détenir de l’or, ce qui augmente son attractivité. Si l’économie se détériore, la Fed pourrait accélérer la baisse des taux. Historiquement, chaque cycle de baisse des taux a été favorable à l’or (ex. 2008-2011, 2020-2022). En 2026, deux à trois baisses de taux sont anticipées, renforçant le support pour l’or.
Mais cette épée à double tranchant comporte aussi un risque de correction : si les données économiques s’avèrent plus solides que prévu, la Fed pourrait suspendre ou retarder la baisse, ce qui ferait remonter les taux réels anticipés, nuisant à l’attractivité de l’or. Historiquement, lors de changements dans les anticipations de taux, l’or a connu des corrections rapides de 10 à 15 %.
Risques géopolitiques
Le conflit Russie-Ukraine, l’escalade au Moyen-Orient, et la tension régionale maintiennent une forte demande de sécurité. Ces événements provoquent souvent des hausses rapides du prix de l’or à court terme. En 2025-2026, cette dynamique reste présente, amplifiée par la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cependant, l’impact géopolitique est incertain : une détente pourrait faire disparaître cette impulsion.
La durabilité des achats d’or par les banques centrales
Selon le WGC, en 2025, les banques centrales ont acheté plus de 1200 tonnes d’or, leur quatrième année consécutive au-dessus de ce seuil. La majorité d’entre elles (76 %) envisagent d’augmenter modérément ou significativement leur part d’or dans leurs réserves dans les cinq prochaines années, tout en prévoyant une baisse de leur proportion de réserves en dollars.
Cela semble favorable, mais cache des risques : la capacité d’achat des banques centrales est limitée, et à des prix élevés, leur avantage économique diminue. De plus, leur motivation peut fluctuer selon la conjoncture intérieure. Si cette dynamique d’achat faiblit, le marché devra s’ajuster.
Quand l’or pourrait-il atteindre un sommet ? Trois déclencheurs de correction
Pour comprendre le risque de baisse, il faut repérer trois points clés de déclenchement :
Rebond des taux réels
Si l’inflation américaine repart à la hausse, obligeant la Fed à retarder la baisse des taux, ou si les données économiques solides réévaluent rapidement les taux anticipés, les taux réels pourraient remonter rapidement. Or, un environnement de taux réels élevés réduit fortement l’attractivité de l’or. En 2025, une telle correction de 10-15 % a été observée suite à une modification des anticipations de la politique de la Fed. En 2026, un scénario similaire pourrait entraîner une baisse équivalente.
Disparition de la nervosité
Une détente géopolitique ou une crise de crédibilité du dollar résolue pourrait faire disparaître la prime de sécurité. Lorsqu’un indicateur de panique revient à la normale, l’or peut chuter rapidement de 5 à 20 %.
Changement de rythme des achats des banques centrales
C’est le risque à long terme. Si leur rythme d’achat ralentit ou devient négatif, cela brisera la dynamique actuelle et entraînera une correction. Ce n’est pas pour l’année prochaine, mais à surveiller dans 2-3 ans.
Comment entrer sur l’or pour maximiser ses gains ?
Après avoir compris la logique de cette hausse et de cette correction, il faut adapter sa stratégie à son profil de risque.
Pour les traders expérimentés
Les fluctuations offrent de belles opportunités à court terme. La liquidité est forte, et la direction des prix à court terme est plus facile à anticiper, surtout lors de mouvements violents. Apprendre à utiliser l’outil CME FedWatch pour suivre la probabilité de baisse des taux est essentiel : hausse de cette probabilité, l’or monte ; baisse, il peut reculer.
Pour les débutants souhaitant profiter des mouvements récents
Méfiez-vous : commencez avec de petites sommes, évitez de tout miser. La volatilité annuelle moyenne de 19,4 % peut rapidement faire perdre tout si la psychologie n’est pas maîtrisée. Préparez-vous aussi à supporter de fortes fluctuations.
Pour ceux qui veulent acheter de l’or physique à long terme
L’or a un cycle très long : en le conservant sur plus de 10 ans, il peut préserver ou augmenter sa valeur, voire doubler ou perdre la moitié. Les coûts de stockage (5-20 %) doivent être pris en compte. Pour les investisseurs taïwanais, il faut aussi considérer la fluctuation USD/TWD, qui peut impacter le rendement.
Pour ceux qui veulent intégrer l’or dans leur portefeuille
C’est possible, mais attention : la volatilité de l’or n’est pas inférieure à celle des actions. Investir tout son capital dans l’or n’est pas judicieux ; la diversification reste la meilleure stratégie.
Pour maximiser ses gains
On peut aussi combiner une détention à long terme avec des opérations de trading à court terme lors de mouvements de marché, notamment autour des publications de données américaines. Cela demande expérience et gestion du risque.
Prévision du prix de l’or en 2026 : optimisme et risques
Les analystes évoluent dans leur vision à mesure que le temps passe. La majorité prévoit une poursuite de la hausse, sous l’effet des mêmes facteurs structurels qui ont alimenté le marché ces deux dernières années.
Consensus du marché
Prévisions des grandes banques et institutions (2026)
Il faut garder à l’esprit que ces prévisions reposent sur des hypothèses — notamment la poursuite des facteurs structurels actuels. Tout changement de ces variables pourrait nécessiter une révision à la baisse ou à la hausse.
L’or peut-il vraiment préserver la valeur ? La surveillance systématique est plus importante que de suivre la foule
Ce marché haussier de l’or, apparenté à une dynamique de baisse des taux, d’inflation et de risques géopolitiques, est en réalité alimenté par une fracture du système de crédit mondial. L’or sert de couverture à long terme contre ces risques systémiques. La tendance d’achat par les banques centrales, amorcée en 2022, ne s’est jamais arrêtée, traduisant une défiance durable envers le système dollar.
En 2026, cette tendance ne disparaîtra pas brutalement : l’inflation persistante, la pression sur la dette et la tension géopolitique continueront de soutenir le prix. La base du marché de l’or se renforce, avec peu de risques de correction profonde dans le court terme. La baisse de 10-15 % en 2025 suite à une correction des anticipations de la Fed pourrait se répéter en 2026 si les taux réels remontent ou si la crise s’atténue.
L’essentiel n’est pas de prévoir si l’or va baisser, mais d’établir un système de surveillance des conditions déclencheuses, plutôt que de suivre aveuglément l’actualité. Comprendre la logique des fluctuations de l’or permet de saisir les véritables opportunités dans la volatilité.