Alors que le prix de l’or atteint de nouveaux sommets entre 5150 et 5200 dollars l’once début 2026, le sentiment du marché est à son apogée. Mais une question clé apparaît dans l’esprit des investisseurs : Quand l’or va-t-il baisser ? Ce n’est pas une prévision pessimiste, mais une question de gestion des risques que tout investisseur rationnel doit se poser. En réalité, les facteurs structurels qui alimentent cette tendance haussière et les déclencheurs potentiels de son épuisement coexistent souvent. Pour savoir quand l’or pourrait chuter, il faut d’abord comprendre ce qui le fait monter — puis réfléchir à l’inverse.
Balance entre optimisme et pessimisme : quand l’or atteindra-t-il son plafond ?
La résilience de l’or ces deux dernières années est impressionnante. Passant d’un peu plus de 2000 dollars début 2024 à plus de 5000 dollars aujourd’hui, sa hausse cumulée dépasse 150 %, un record depuis près de 30 ans (en dépassant les 31 % de 2007 et 29 % de 2010). En 2025, la progression dépasse 60 %, et en 2026, elle continue de croître de 18-20 %.
Mais combien de temps cette tendance peut-elle durer ? La question que se posent surtout les investisseurs n’est pas « va-t-elle continuer à monter ? », mais « quand et combien l’or va-t-il baisser ? ».
La majorité des analystes restent optimistes pour le reste de 2026, avec des objectifs de prix de 5400 à 5800 dollars d’ici la fin de l’année, certains allant jusqu’à 6000-6500 dollars. Ces prévisions reposent sur une hypothèse implicite : que les facteurs structurels soutenant le marché haussier perdureront. Si ces facteurs changent fondamentalement, le prix de l’or pourrait ne pas simplement corriger doucement, mais chuter brutalement.
La réponse à la question « quand l’or va-t-il baisser ? » dépend de la reversal de plusieurs conditions clés.
Cinq forces structurelles soutenant le prix de l’or, mais aussi susceptibles de provoquer une chute
1. Diminution marginale des effets des politiques protectionnistes et des tarifs douaniers
Les politiques tarifaires ont directement déclenché la flambée des prix en 2025. Mais leur effet stimulant est cyclique. Une fois que le marché aura intégré l’attente d’un relâchement des barrières tarifaires — ou qu’un compromis dans les négociations tarifaires sera trouvé — cette dynamique de couverture se réduira. Historiquement, lors de la guerre commerciale sino-américaine en 2018, le prix de l’or a augmenté de 5-10 % durant l’incertitude, puis a oscillé dès que des premiers accords ont été signés. Le premier signal d’une baisse probable de l’or pourrait être un relâchement évident de la politique tarifaire.
2. Risque de retournement de la confiance dans le dollar
En 2025-2026, l’expansion du déficit américain et les débats sur la limite de la dette ont accéléré la tendance à la dédollarisation. Mais cette tendance n’est pas linéaire. Si la politique américaine change ou si le déficit est maîtrisé, la confiance dans le dollar pourrait se renforcer, réduisant l’attractivité de l’or en tant qu’actif de substitution au dollar. La corrélation entre dollar fort et baisse de l’or est souvent positive.
3. Fin anticipée du cycle de baisse des taux de la Fed
La baisse des taux réduit le coût d’opportunité de détenir de l’or, ce qui soutient son prix. Mais si l’inflation rebondit ou si les données économiques s’avèrent plus solides que prévu, la Fed pourrait suspendre ou même inverser sa politique de baisse des taux. Le second signal de baisse de l’or pourrait être un retournement soudain des anticipations de baisse des taux. Selon l’outil CME FedWatch, si le marché réduit ses attentes de probabilité de baisse, le prix de l’or peut reculer de 5-8 % en 24 heures.
4. Détente géopolitique
Les tensions comme la guerre Russie-Ukraine ou les conflits au Moyen-Orient ont été des déclencheurs de hausses à court terme. Mais ces événements ont aussi un cycle. Si la situation internationale se calme ou si la tension diminue, la demande de sécurité baisse. Sur la dernière décennie, la hausse de l’or liée aux risques géopolitiques a duré en moyenne 6 à 12 mois.
5. Saturation des achats d’or par les banques centrales
Les banques centrales achètent en moyenne plus de 1200 tonnes par an depuis quatre ans, avec un total mondial dépassant ce seuil en 2025. Mais cette dynamique a ses limites. Selon le rapport du WGC, 76 % des banques centrales interrogées envisagent d’augmenter modérément ou significativement leur proportion d’or dans leurs réserves dans les cinq prochaines années, ce qui indique une forte motivation à continuer. L’arrêt ou la baisse des achats par les banques centrales ne surviendra que si une rupture structurelle se produit, ce qui n’est pas prévu actuellement.
Scénarios extrêmes : récession, inflation élevée et crise de la dette
Les plus grands risques de baisse pour l’or viennent de scénarios où l’économie mondiale rebondirait fortement, ou où des crises majeures surviendraient :
Reprise économique inattendue : La dette mondiale atteint 307 000 milliards de dollars en 2025. Si la croissance s’accélère soudainement, les taux d’intérêt pourraient grimper rapidement, améliorant le rendement réel de l’or (rendement nominal moins inflation), ce qui le rendrait moins attractif. Dans ce cas, le prix pourrait chuter de 5200 à 4500-4800 dollars, soit une baisse de 12-15 %.
Rebond des marchés actions : Les marchés sont proches de leurs sommets historiques, mais la liquidité reste abondante. Si la confiance revient, beaucoup de capitaux pourraient quitter l’or pour les actions. Lors des trois dernières grandes phases de hausse boursière, l’or a souvent reculé de 15-20 %.
Appreciation soudaine du dollar : La dédollarisation est une tendance longue, mais à court terme, le dollar peut se renforcer en raison d’un avantage relatif des taux d’intérêt. En novembre 2024, le dollar a brièvement dépassé 105, ce qui a entraîné une chute d’environ 10 % du prix de l’or.
Baisse inattendue de l’inflation : Si l’inflation mondiale diminue nettement dans la seconde moitié de 2026 (alors qu’elle reste encore persistante), les taux réels remonteront, ce qui sera défavorable à l’or.
Le scénario le plus défavorable serait une conjonction de plusieurs facteurs inverses : arrêt des baisses de taux, dollar en hausse, apaisement géopolitique, etc. Dans ce cas extrême, le prix de l’or pourrait atteindre 4200-4500 dollars, soit une chute de plus de 20 %. Mais, compte tenu du contexte macroéconomique actuel, la probabilité de cette convergence est estimée à 15-20 %.
Comment les investisseurs peuvent-ils gérer le risque de baisse ?
Les traders expérimentés à court terme savent que la volatilité est une opportunité. La volatilité annuelle moyenne de l’or est de 19,4 %, contre 14,7 % pour le S&P 500. La prévision d’une baisse est en soi un signal de trading : lors d’un recul anticipé, il peut être judicieux d’acheter, mais avec des stops. Par exemple, en plaçant un support à 5100 dollars, si le prix le casse, on peut s’attendre à une chute vers 4900-5000 dollars.
Les investisseurs à moyen/long terme doivent accepter des fluctuations de 15-25 %. Historiquement, le cycle haussier de l’or peut durer jusqu’à 10 ans, mais avec 2-3 corrections de 15-20 %. Il n’est pas trop tard pour entrer, mais il faut faire des achats par tranches plutôt qu’un achat unique.
Les investisseurs prudents considèrent l’or comme une couverture, pas comme la majorité du portefeuille. La proportion recommandée ne doit pas dépasser 10-15 % de l’actif total. La baisse vers 4500-5000 dollars n’est pas une raison pour ne pas investir, mais pour calibrer la taille des positions. Acheter en 3-4 tranches à ces niveaux est plus sûr que tout acheter d’un coup.
Les investisseurs agressifs cherchant à maximiser le rendement peuvent profiter des fluctuations autour des données macroéconomiques pour faire du trading à court terme, mais cela nécessite une compréhension approfondie des cycles politiques et macroéconomiques, ainsi qu’une discipline stricte dans la gestion des stops.
Prévisions des institutions et niveaux techniques : où se trouve le support de l’or en 2026 ?
À la fin janvier 2026, la majorité des grandes banques d’investissement s’accordent sur :
Goldman Sachs : objectif de 5700 dollars (rehaussé de 5400), grâce à l’achat continu des banques centrales et à la baisse du rendement réel
JPMorgan : 5550 dollars au T4, soutenu par l’afflux dans les ETF et la demande de couverture
Citi : 5800 dollars en moyenne pour la seconde moitié, pouvant atteindre 6200 en cas de récession ou forte inflation
UBS : plus conservateur, 5300 dollars en fin d’année
WGC / LBMA : prix annuel moyen autour de 5450 dollars
Ces prévisions supposent que les risques structurels ne s’inverseront pas fondamentalement.
Techniquement, les principaux supports sont situés à :
Premier niveau : 5050-5100 dollars (niveau de rupture de novembre 2025)
Deuxième niveau : 4900-4950 dollars (pic de mi-2024)
Troisième niveau : 4500-4600 dollars (scénario extrême)
Le moment où l’or atteindra ces niveaux dépendra de la rapidité de la reversal des facteurs structurels. Une correction douce pourrait entraîner une baisse de 5-10 %, une correction plus forte de 15-25 %.
Surveiller systématiquement plutôt que suivre aveuglément : la logique pratique pour l’investissement dans l’or
Enfin, la clé est : le moment où l’or va baisser ne doit pas être deviné au hasard, mais surveillé à travers un système de suivi.
Premier point : suivre les anticipations de baisse des taux. Avec l’outil CME FedWatch, surveiller chaque semaine la probabilité de baisse de la Fed. Si cette probabilité passe de 60 % à moins de 40 %, il faut se préparer à une correction de 10-15 %.
Deuxième point : suivre l’indice du dollar. L’or et le dollar évoluent souvent en sens inverse. Si le dollar dépasse 106, c’est un signal d’alerte pour l’or.
Troisième point : analyser le calendrier économique. Les données comme l’emploi non agricole, l’IPC ou l’ISM influencent fortement l’or à court terme. Avant ces publications, il est prudent de planifier ses entrées et sorties.
Quatrième point : surveiller la tension géopolitique. La baisse de la tension ou la résolution de conflits majeurs entraînera une baisse de la demande de sécurité. La vigilance est de mise.
Cinquième point : suivre les achats des banques centrales. Le WGC publie chaque trimestre ces données. Si les achats baissent deux trimestres consécutifs, cela peut indiquer un sommet.
Le vrai secret pour savoir quand l’or va baisser réside dans la mise en place d’un système de surveillance continue de ces indicateurs. La majorité des investisseurs débutants échouent en suivant aveuglément le marché ou en achetant en haut. Les investisseurs expérimentés, eux, profitent des points de retournement en ayant des plans précis.
L’or a encore du potentiel pour monter, mais il comporte aussi un risque clair de baisse. La clé est une stratégie rationnelle, basée sur la compréhension de ces deux possibilités, et adaptée à votre tolérance au risque.
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Quand le prix de l'or va-t-il baisser ? Analyse complète des risques et opportunités du marché en 2026
Alors que le prix de l’or atteint de nouveaux sommets entre 5150 et 5200 dollars l’once début 2026, le sentiment du marché est à son apogée. Mais une question clé apparaît dans l’esprit des investisseurs : Quand l’or va-t-il baisser ? Ce n’est pas une prévision pessimiste, mais une question de gestion des risques que tout investisseur rationnel doit se poser. En réalité, les facteurs structurels qui alimentent cette tendance haussière et les déclencheurs potentiels de son épuisement coexistent souvent. Pour savoir quand l’or pourrait chuter, il faut d’abord comprendre ce qui le fait monter — puis réfléchir à l’inverse.
Balance entre optimisme et pessimisme : quand l’or atteindra-t-il son plafond ?
La résilience de l’or ces deux dernières années est impressionnante. Passant d’un peu plus de 2000 dollars début 2024 à plus de 5000 dollars aujourd’hui, sa hausse cumulée dépasse 150 %, un record depuis près de 30 ans (en dépassant les 31 % de 2007 et 29 % de 2010). En 2025, la progression dépasse 60 %, et en 2026, elle continue de croître de 18-20 %.
Mais combien de temps cette tendance peut-elle durer ? La question que se posent surtout les investisseurs n’est pas « va-t-elle continuer à monter ? », mais « quand et combien l’or va-t-il baisser ? ».
La majorité des analystes restent optimistes pour le reste de 2026, avec des objectifs de prix de 5400 à 5800 dollars d’ici la fin de l’année, certains allant jusqu’à 6000-6500 dollars. Ces prévisions reposent sur une hypothèse implicite : que les facteurs structurels soutenant le marché haussier perdureront. Si ces facteurs changent fondamentalement, le prix de l’or pourrait ne pas simplement corriger doucement, mais chuter brutalement.
La réponse à la question « quand l’or va-t-il baisser ? » dépend de la reversal de plusieurs conditions clés.
Cinq forces structurelles soutenant le prix de l’or, mais aussi susceptibles de provoquer une chute
1. Diminution marginale des effets des politiques protectionnistes et des tarifs douaniers
Les politiques tarifaires ont directement déclenché la flambée des prix en 2025. Mais leur effet stimulant est cyclique. Une fois que le marché aura intégré l’attente d’un relâchement des barrières tarifaires — ou qu’un compromis dans les négociations tarifaires sera trouvé — cette dynamique de couverture se réduira. Historiquement, lors de la guerre commerciale sino-américaine en 2018, le prix de l’or a augmenté de 5-10 % durant l’incertitude, puis a oscillé dès que des premiers accords ont été signés. Le premier signal d’une baisse probable de l’or pourrait être un relâchement évident de la politique tarifaire.
2. Risque de retournement de la confiance dans le dollar
En 2025-2026, l’expansion du déficit américain et les débats sur la limite de la dette ont accéléré la tendance à la dédollarisation. Mais cette tendance n’est pas linéaire. Si la politique américaine change ou si le déficit est maîtrisé, la confiance dans le dollar pourrait se renforcer, réduisant l’attractivité de l’or en tant qu’actif de substitution au dollar. La corrélation entre dollar fort et baisse de l’or est souvent positive.
3. Fin anticipée du cycle de baisse des taux de la Fed
La baisse des taux réduit le coût d’opportunité de détenir de l’or, ce qui soutient son prix. Mais si l’inflation rebondit ou si les données économiques s’avèrent plus solides que prévu, la Fed pourrait suspendre ou même inverser sa politique de baisse des taux. Le second signal de baisse de l’or pourrait être un retournement soudain des anticipations de baisse des taux. Selon l’outil CME FedWatch, si le marché réduit ses attentes de probabilité de baisse, le prix de l’or peut reculer de 5-8 % en 24 heures.
4. Détente géopolitique
Les tensions comme la guerre Russie-Ukraine ou les conflits au Moyen-Orient ont été des déclencheurs de hausses à court terme. Mais ces événements ont aussi un cycle. Si la situation internationale se calme ou si la tension diminue, la demande de sécurité baisse. Sur la dernière décennie, la hausse de l’or liée aux risques géopolitiques a duré en moyenne 6 à 12 mois.
5. Saturation des achats d’or par les banques centrales
Les banques centrales achètent en moyenne plus de 1200 tonnes par an depuis quatre ans, avec un total mondial dépassant ce seuil en 2025. Mais cette dynamique a ses limites. Selon le rapport du WGC, 76 % des banques centrales interrogées envisagent d’augmenter modérément ou significativement leur proportion d’or dans leurs réserves dans les cinq prochaines années, ce qui indique une forte motivation à continuer. L’arrêt ou la baisse des achats par les banques centrales ne surviendra que si une rupture structurelle se produit, ce qui n’est pas prévu actuellement.
Scénarios extrêmes : récession, inflation élevée et crise de la dette
Les plus grands risques de baisse pour l’or viennent de scénarios où l’économie mondiale rebondirait fortement, ou où des crises majeures surviendraient :
Reprise économique inattendue : La dette mondiale atteint 307 000 milliards de dollars en 2025. Si la croissance s’accélère soudainement, les taux d’intérêt pourraient grimper rapidement, améliorant le rendement réel de l’or (rendement nominal moins inflation), ce qui le rendrait moins attractif. Dans ce cas, le prix pourrait chuter de 5200 à 4500-4800 dollars, soit une baisse de 12-15 %.
Rebond des marchés actions : Les marchés sont proches de leurs sommets historiques, mais la liquidité reste abondante. Si la confiance revient, beaucoup de capitaux pourraient quitter l’or pour les actions. Lors des trois dernières grandes phases de hausse boursière, l’or a souvent reculé de 15-20 %.
Appreciation soudaine du dollar : La dédollarisation est une tendance longue, mais à court terme, le dollar peut se renforcer en raison d’un avantage relatif des taux d’intérêt. En novembre 2024, le dollar a brièvement dépassé 105, ce qui a entraîné une chute d’environ 10 % du prix de l’or.
Baisse inattendue de l’inflation : Si l’inflation mondiale diminue nettement dans la seconde moitié de 2026 (alors qu’elle reste encore persistante), les taux réels remonteront, ce qui sera défavorable à l’or.
Le scénario le plus défavorable serait une conjonction de plusieurs facteurs inverses : arrêt des baisses de taux, dollar en hausse, apaisement géopolitique, etc. Dans ce cas extrême, le prix de l’or pourrait atteindre 4200-4500 dollars, soit une chute de plus de 20 %. Mais, compte tenu du contexte macroéconomique actuel, la probabilité de cette convergence est estimée à 15-20 %.
Comment les investisseurs peuvent-ils gérer le risque de baisse ?
Les traders expérimentés à court terme savent que la volatilité est une opportunité. La volatilité annuelle moyenne de l’or est de 19,4 %, contre 14,7 % pour le S&P 500. La prévision d’une baisse est en soi un signal de trading : lors d’un recul anticipé, il peut être judicieux d’acheter, mais avec des stops. Par exemple, en plaçant un support à 5100 dollars, si le prix le casse, on peut s’attendre à une chute vers 4900-5000 dollars.
Les investisseurs à moyen/long terme doivent accepter des fluctuations de 15-25 %. Historiquement, le cycle haussier de l’or peut durer jusqu’à 10 ans, mais avec 2-3 corrections de 15-20 %. Il n’est pas trop tard pour entrer, mais il faut faire des achats par tranches plutôt qu’un achat unique.
Les investisseurs prudents considèrent l’or comme une couverture, pas comme la majorité du portefeuille. La proportion recommandée ne doit pas dépasser 10-15 % de l’actif total. La baisse vers 4500-5000 dollars n’est pas une raison pour ne pas investir, mais pour calibrer la taille des positions. Acheter en 3-4 tranches à ces niveaux est plus sûr que tout acheter d’un coup.
Les investisseurs agressifs cherchant à maximiser le rendement peuvent profiter des fluctuations autour des données macroéconomiques pour faire du trading à court terme, mais cela nécessite une compréhension approfondie des cycles politiques et macroéconomiques, ainsi qu’une discipline stricte dans la gestion des stops.
Prévisions des institutions et niveaux techniques : où se trouve le support de l’or en 2026 ?
À la fin janvier 2026, la majorité des grandes banques d’investissement s’accordent sur :
Ces prévisions supposent que les risques structurels ne s’inverseront pas fondamentalement.
Techniquement, les principaux supports sont situés à :
Le moment où l’or atteindra ces niveaux dépendra de la rapidité de la reversal des facteurs structurels. Une correction douce pourrait entraîner une baisse de 5-10 %, une correction plus forte de 15-25 %.
Surveiller systématiquement plutôt que suivre aveuglément : la logique pratique pour l’investissement dans l’or
Enfin, la clé est : le moment où l’or va baisser ne doit pas être deviné au hasard, mais surveillé à travers un système de suivi.
Premier point : suivre les anticipations de baisse des taux. Avec l’outil CME FedWatch, surveiller chaque semaine la probabilité de baisse de la Fed. Si cette probabilité passe de 60 % à moins de 40 %, il faut se préparer à une correction de 10-15 %.
Deuxième point : suivre l’indice du dollar. L’or et le dollar évoluent souvent en sens inverse. Si le dollar dépasse 106, c’est un signal d’alerte pour l’or.
Troisième point : analyser le calendrier économique. Les données comme l’emploi non agricole, l’IPC ou l’ISM influencent fortement l’or à court terme. Avant ces publications, il est prudent de planifier ses entrées et sorties.
Quatrième point : surveiller la tension géopolitique. La baisse de la tension ou la résolution de conflits majeurs entraînera une baisse de la demande de sécurité. La vigilance est de mise.
Cinquième point : suivre les achats des banques centrales. Le WGC publie chaque trimestre ces données. Si les achats baissent deux trimestres consécutifs, cela peut indiquer un sommet.
Le vrai secret pour savoir quand l’or va baisser réside dans la mise en place d’un système de surveillance continue de ces indicateurs. La majorité des investisseurs débutants échouent en suivant aveuglément le marché ou en achetant en haut. Les investisseurs expérimentés, eux, profitent des points de retournement en ayant des plans précis.
L’or a encore du potentiel pour monter, mais il comporte aussi un risque clair de baisse. La clé est une stratégie rationnelle, basée sur la compréhension de ces deux possibilités, et adaptée à votre tolérance au risque.