L’année 2025 a envoyé des signaux mitigés sur le marché boursier américain. Après un début d’année marqué par un fort rallye axé sur l’IA, le marché a connu une phase de correction à partir du milieu de l’année, et à l’aube de 2026, les investisseurs doivent désormais envisager de nouvelles perspectives pour la bourse. Si la baisse des taux d’intérêt et la croissance du secteur de l’intelligence artificielle (IA) ont certes été les principaux moteurs du marché depuis la fin 2024, un an plus tard, il est clair que certaines attentes se sont concrétisées tandis que d’autres restent en suspens.
Les changements d’un an sur le marché américain : ce que la correction nous apprend
En 2025, le marché boursier américain a connu une forte hausse initiale, suivie d’une correction en milieu d’année. Le S&P 500 a clôturé en dessous de ses objectifs de début d’année, et le Dow Jones a subi une correction partielle proche de ses sommets historiques. Après la première baisse de taux de la Fed fin 2024, la politique accommodante s’est poursuivie, mais la vitesse de baisse est restée plus modérée que prévu.
Ce qui mérite une attention particulière, c’est le début d’un affaiblissement de la concentration sur les « 7 grandes actions de l’IA » dominantes. La majorité de la hausse du début d’année sur le S&P 500 provenait de quelques grandes capitalisations comme Nvidia, Microsoft, Apple, Alphabet, Amazon, Meta et Tesla, mais à partir du second semestre, les flux de capitaux se sont diversifiés vers d’autres secteurs. Cela traduit un passage d’une « ère de domination de l’IA » à une « ère de diversification basée sur la performance ».
Divergences entre résultats d’entreprises et psychologie du marché
Ce qui s’est confirmé en 2025, c’est que la santé financière des entreprises (leurs fondamentaux) ne coïncide pas toujours avec l’évolution de leurs cours. La croissance moyenne des bénéfices des sociétés du S&P 500 a été inférieure aux 16 % initialement anticipés, mais leur ROE (rendement des capitaux propres) a maintenu un niveau élevé de 18 %, atteignant des sommets sur 30 ans.
En revanche, la valorisation élevée des actions technologiques (PER) a commencé à faire l’objet d’un ajustement. Tesla, malgré un PER supérieur à 60, a vu ses valorisations se réduire en raison du ralentissement de la croissance de ses activités historiques dans l’électrique, et de l’attente plus faible pour ses nouvelles activités comme les taxis autonomes ou les systèmes de stockage d’énergie (ESS). Cela illustre à quel point une valorisation élevée peut être fragile face aux attentes du marché.
Une nouvelle segmentation du marché : une année de gagnants et de perdants
IA et semi-conducteurs : croissance continue mais concentration en déclin
Nvidia a enregistré une croissance de 114 % de ses revenus en 2025, avec le data center représentant 91 % de ses ventes. Cependant, sa position de leader dans le marché des puces IA commence à être challengée. AMD a accru sa part de marché avec sa série MI300, et des géants du cloud comme Microsoft, Google et Amazon investissent massivement dans le développement de leurs propres semi-conducteurs IA.
Ce phénomène dépasse la simple compétition : il annonce l’entrée dans une « étape de standardisation » des investissements dans l’infrastructure IA. La période de monopole sur les GPU touche à sa fin, et la création de valeur réelle par l’IA devient la priorité.
Microsoft et Apple ont su s’adapter rapidement. Microsoft a monétisé Copilot et renforcé sa clientèle sur la plateforme Azure AI, tandis qu’Apple a intégré des technologies IA directement dans ses appareils, compensant la stagnation hardware par des services d’abonnement et de publicité.
Santé : polarisation accrue
En 2025, le secteur de la santé a montré une claire division entre gagnants et perdants. Eli Lilly et Novo Nordisk ont connu des succès avec leurs médicaments contre l’obésité (Mounjaro, Wegovy), tandis que Pfizer et Merck ont vu leurs ventes ralentir, entraînant une baisse de 15 à 20 % de leurs cours.
Il est notable que le marché de l’obésité semble entrer dans une phase de maturité, avec une demande initiale explosive qui se tasse, et une pression à la baisse sur les prix. En revanche, les entreprises intégrant l’IA dans leurs diagnostics, comme UnitedHealth avec Optum, émergent comme de nouveaux moteurs de croissance, notamment dans la médecine préventive, attirant l’attention des investisseurs.
Énergie propre : révision de la croissance à long terme
2025 a été une année difficile pour le secteur des énergies renouvelables, avec des baisses de 20 à 25 % pour First Solar et NextEra Energy, en raison de coûts de financement plus élevés et d’un excès d’offre à court terme. Cependant, la dynamique à long terme reste favorable.
Avec l’arrivée de 2026, la politique monétaire accommodante de la Fed améliore les conditions de financement pour ces entreprises. Les incitations fiscales liées à l’Inflation Reduction Act (IRA) américain se maintiennent, permettant une baisse des coûts et une réduction des coûts de stockage d’énergie. Goldman Sachs estime que le secteur des énergies renouvelables a désormais retrouvé une valorisation proche de sa valeur intrinsèque, avec un potentiel de croissance à moyen et long terme.
Quatre principes essentiels pour la sélection des actions
L’enseignement majeur de 2025 est l’importance de « critères de sélection rigoureux ». Les actions à la mode ont souvent subi les plus fortes corrections, alors que celles avec des fondamentaux solides ont mieux résisté.
1. Revaloriser la stabilité financière
Une forte trésorerie n’est pas qu’un actif, c’est une assurance de survie. Apple et Microsoft disposent chacun de plus de 600 milliards de dollars en liquidités, leur permettant de continuer à racheter leurs actions et à verser des dividendes même en période de ralentissement économique.
L’année 2025 a confirmé que la structure de la dette est cruciale. Tant que les taux d’intérêt restent élevés, les entreprises à forte endettement subiront une pression sur leur rentabilité. Les entreprises avec des flux de trésorerie stables et une dette maîtrisée sont donc privilégiées pour le long terme.
2. Structurer un avantage concurrentiel
L’écart technologique se traduit directement en différence de valeur. L’écosystème CUDA de Nvidia, qui intègre matériel, logiciels, communauté de développeurs et cloud, crée un avantage structurel difficile à concurrencer rapidement. La même logique s’applique à Microsoft Azure, Google Cloud, Amazon AWS, qui disposent tous de technologies inégalables.
Les entreprises qui se contentent de fabriquer du hardware ou de faire de la guerre des prix voient leur valeur diminuer progressivement.
3. La valorisation doit se réaligner avec la réalité
Un PER élevé n’est pas forcément un signe de surchauffe. Ce qui compte, c’est la crédibilité de la valorisation. La valorisation de Microsoft repose sur la croissance continue de ses revenus cloud et de ses plateformes IA, ce qui est justifié. En revanche, certains jeunes techs à PER élevé ne font que miser sur des attentes futures, sans preuve de rentabilité.
En 2025, le marché a commencé à faire la distinction : les actions à PER élevé mais sans flux de trésorerie solide ont été corrigées en priorité, tandis que celles avec des bénéfices en croissance ont conservé leur valeur. La règle d’or : privilégier les entreprises avec une croissance rentable et visible.
4. La position à long terme dans l’industrie
Il est essentiel d’évaluer, sur 3 ou 5 ans, la position stratégique d’une entreprise dans son secteur. Les axes de croissance identifiés en 2025 sont l’IA, la santé et l’énergie propre.
Google, avec ses modèles génératifs Gemini et ses services cloud, affiche une croissance annuelle supérieure à 10 %. Apple mise sur l’IA embarquée pour augmenter ses revenus d’abonnement. Dans la santé, les entreprises intégrant l’IA dans leurs diagnostics créent de nouvelles sources de revenus. Tesla et NextEra Energy dominent la croissance du stockage d’énergie. À l’inverse, les entreprises dont la croissance stagne ou qui subissent la concurrence de nouveaux entrants deviennent moins attractives.
Stratégies d’investissement pour 2026
1. Renforcer la diversification via ETF
Après la volatilité de 2025, la diversification est plus que jamais essentielle. La collecte d’argent dans les ETF de grands gestionnaires comme BlackRock ou Vanguard continue de croître, et Morgan Stanley prévoit une croissance annuelle moyenne de 15 % des flux vers ces fonds dans les trois prochaines années.
Investir dans des ETF sectoriels (IA, semi-conducteurs) tout en combinant des ETF de dividendes, santé ou défensifs permet d’équilibrer le portefeuille et de réduire le risque spécifique. Avec un marché mondial d’ETF dépassant 17 000 milliards de dollars, la diversification par secteur et par zone géographique n’est plus une option, mais une nécessité pour l’investisseur à long terme.
2. Pratiquer un rééquilibrage régulier
L’expérience de 2025 a montré la puissance du rééquilibrage. Les portefeuilles fortement concentrés sur des actions technologiques ont subi de lourdes corrections, mais ceux qui ont procédé à des réajustements réguliers ont limité leurs pertes.
En 2026, la volatilité devrait rester élevée. Un rééquilibrage trimestriel, en réduisant la part des secteurs surchauffés et en renforçant ceux en retard, est une stratégie efficace pour gérer le risque. La gestion passive via ETF, qui domine le marché, fait du rééquilibrage un outil de gestion du risque incontournable.
3. Continuer l’investissement périodique en dollars (DCA)
Dans un marché volatile, le DCA (Dollar Cost Averaging) reste une méthode éprouvée. JP Morgan estime que, sur 10 ans, investir régulièrement dans le S&P 500 réduit de 95 % le risque de perte. Vanguard confirme que cette stratégie permet d’atténuer la psychologie de marché et de lisser le prix d’achat.
Les ajustements de 2025 ont montré que ceux qui ont investi régulièrement ont pu acheter à moindre coût, augmentant ainsi leur rendement moyen. En 2026, cette approche demeure pertinente.
4. Gérer volontairement le risque
La gestion du risque est essentielle. Limiter la taille des positions, définir des stops, diversifier par secteur sont des règles de base. Lors des périodes de forte volatilité (FOMC, CPI, résultats trimestriels), il est conseillé de réduire volontairement ses positions pour limiter l’impact des fluctuations.
L’expérience de 2025 a souligné l’importance de la diversification temporelle : détenir à la fois des actifs à long terme et des actifs à court terme, tout en conservant 15-20 % en cash ou en actifs stables, permet de mieux faire face à la volatilité.
Conclusion : trouver le nouvel équilibre du marché
Fort de l’expérience 2025, la perspective pour 2026 sur le marché américain peut se résumer ainsi : un équilibre entre croissance sélective et protection. L’IA reste un moteur clé, mais la surchauffe initiale s’est atténuée, laissant place à une évaluation plus concrète de la rentabilité.
Les entreprises solides, avec une forte santé financière, des barrières à l’entrée élevées et une croissance durable, attireront l’attention. Par ailleurs, dans un contexte de baisse de l’inflation et de taux d’intérêt en baisse, la valeur des actions à dividendes et des secteurs défensifs sera réévaluée.
Pour viser une performance stable sur 5 ans, il faut privilégier la diversification à long terme, via ETF, rééquilibrer régulièrement et continuer à investir périodiquement en dollars. En suivant ces principes, même dans un marché volatile, il est possible de bénéficier de la croissance composée. L’essentiel n’est pas de battre le marché, mais de croître avec lui, dans la constance, selon une règle simple mais éprouvée.
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Perspectives du marché boursier américain en 2026 : l'ère de l'investissement basé sur les résultats dans un contexte de correction baissière
L’année 2025 a envoyé des signaux mitigés sur le marché boursier américain. Après un début d’année marqué par un fort rallye axé sur l’IA, le marché a connu une phase de correction à partir du milieu de l’année, et à l’aube de 2026, les investisseurs doivent désormais envisager de nouvelles perspectives pour la bourse. Si la baisse des taux d’intérêt et la croissance du secteur de l’intelligence artificielle (IA) ont certes été les principaux moteurs du marché depuis la fin 2024, un an plus tard, il est clair que certaines attentes se sont concrétisées tandis que d’autres restent en suspens.
Les changements d’un an sur le marché américain : ce que la correction nous apprend
En 2025, le marché boursier américain a connu une forte hausse initiale, suivie d’une correction en milieu d’année. Le S&P 500 a clôturé en dessous de ses objectifs de début d’année, et le Dow Jones a subi une correction partielle proche de ses sommets historiques. Après la première baisse de taux de la Fed fin 2024, la politique accommodante s’est poursuivie, mais la vitesse de baisse est restée plus modérée que prévu.
Ce qui mérite une attention particulière, c’est le début d’un affaiblissement de la concentration sur les « 7 grandes actions de l’IA » dominantes. La majorité de la hausse du début d’année sur le S&P 500 provenait de quelques grandes capitalisations comme Nvidia, Microsoft, Apple, Alphabet, Amazon, Meta et Tesla, mais à partir du second semestre, les flux de capitaux se sont diversifiés vers d’autres secteurs. Cela traduit un passage d’une « ère de domination de l’IA » à une « ère de diversification basée sur la performance ».
Divergences entre résultats d’entreprises et psychologie du marché
Ce qui s’est confirmé en 2025, c’est que la santé financière des entreprises (leurs fondamentaux) ne coïncide pas toujours avec l’évolution de leurs cours. La croissance moyenne des bénéfices des sociétés du S&P 500 a été inférieure aux 16 % initialement anticipés, mais leur ROE (rendement des capitaux propres) a maintenu un niveau élevé de 18 %, atteignant des sommets sur 30 ans.
En revanche, la valorisation élevée des actions technologiques (PER) a commencé à faire l’objet d’un ajustement. Tesla, malgré un PER supérieur à 60, a vu ses valorisations se réduire en raison du ralentissement de la croissance de ses activités historiques dans l’électrique, et de l’attente plus faible pour ses nouvelles activités comme les taxis autonomes ou les systèmes de stockage d’énergie (ESS). Cela illustre à quel point une valorisation élevée peut être fragile face aux attentes du marché.
Une nouvelle segmentation du marché : une année de gagnants et de perdants
IA et semi-conducteurs : croissance continue mais concentration en déclin
Nvidia a enregistré une croissance de 114 % de ses revenus en 2025, avec le data center représentant 91 % de ses ventes. Cependant, sa position de leader dans le marché des puces IA commence à être challengée. AMD a accru sa part de marché avec sa série MI300, et des géants du cloud comme Microsoft, Google et Amazon investissent massivement dans le développement de leurs propres semi-conducteurs IA.
Ce phénomène dépasse la simple compétition : il annonce l’entrée dans une « étape de standardisation » des investissements dans l’infrastructure IA. La période de monopole sur les GPU touche à sa fin, et la création de valeur réelle par l’IA devient la priorité.
Microsoft et Apple ont su s’adapter rapidement. Microsoft a monétisé Copilot et renforcé sa clientèle sur la plateforme Azure AI, tandis qu’Apple a intégré des technologies IA directement dans ses appareils, compensant la stagnation hardware par des services d’abonnement et de publicité.
Santé : polarisation accrue
En 2025, le secteur de la santé a montré une claire division entre gagnants et perdants. Eli Lilly et Novo Nordisk ont connu des succès avec leurs médicaments contre l’obésité (Mounjaro, Wegovy), tandis que Pfizer et Merck ont vu leurs ventes ralentir, entraînant une baisse de 15 à 20 % de leurs cours.
Il est notable que le marché de l’obésité semble entrer dans une phase de maturité, avec une demande initiale explosive qui se tasse, et une pression à la baisse sur les prix. En revanche, les entreprises intégrant l’IA dans leurs diagnostics, comme UnitedHealth avec Optum, émergent comme de nouveaux moteurs de croissance, notamment dans la médecine préventive, attirant l’attention des investisseurs.
Énergie propre : révision de la croissance à long terme
2025 a été une année difficile pour le secteur des énergies renouvelables, avec des baisses de 20 à 25 % pour First Solar et NextEra Energy, en raison de coûts de financement plus élevés et d’un excès d’offre à court terme. Cependant, la dynamique à long terme reste favorable.
Avec l’arrivée de 2026, la politique monétaire accommodante de la Fed améliore les conditions de financement pour ces entreprises. Les incitations fiscales liées à l’Inflation Reduction Act (IRA) américain se maintiennent, permettant une baisse des coûts et une réduction des coûts de stockage d’énergie. Goldman Sachs estime que le secteur des énergies renouvelables a désormais retrouvé une valorisation proche de sa valeur intrinsèque, avec un potentiel de croissance à moyen et long terme.
Quatre principes essentiels pour la sélection des actions
L’enseignement majeur de 2025 est l’importance de « critères de sélection rigoureux ». Les actions à la mode ont souvent subi les plus fortes corrections, alors que celles avec des fondamentaux solides ont mieux résisté.
1. Revaloriser la stabilité financière
Une forte trésorerie n’est pas qu’un actif, c’est une assurance de survie. Apple et Microsoft disposent chacun de plus de 600 milliards de dollars en liquidités, leur permettant de continuer à racheter leurs actions et à verser des dividendes même en période de ralentissement économique.
L’année 2025 a confirmé que la structure de la dette est cruciale. Tant que les taux d’intérêt restent élevés, les entreprises à forte endettement subiront une pression sur leur rentabilité. Les entreprises avec des flux de trésorerie stables et une dette maîtrisée sont donc privilégiées pour le long terme.
2. Structurer un avantage concurrentiel
L’écart technologique se traduit directement en différence de valeur. L’écosystème CUDA de Nvidia, qui intègre matériel, logiciels, communauté de développeurs et cloud, crée un avantage structurel difficile à concurrencer rapidement. La même logique s’applique à Microsoft Azure, Google Cloud, Amazon AWS, qui disposent tous de technologies inégalables.
Les entreprises qui se contentent de fabriquer du hardware ou de faire de la guerre des prix voient leur valeur diminuer progressivement.
3. La valorisation doit se réaligner avec la réalité
Un PER élevé n’est pas forcément un signe de surchauffe. Ce qui compte, c’est la crédibilité de la valorisation. La valorisation de Microsoft repose sur la croissance continue de ses revenus cloud et de ses plateformes IA, ce qui est justifié. En revanche, certains jeunes techs à PER élevé ne font que miser sur des attentes futures, sans preuve de rentabilité.
En 2025, le marché a commencé à faire la distinction : les actions à PER élevé mais sans flux de trésorerie solide ont été corrigées en priorité, tandis que celles avec des bénéfices en croissance ont conservé leur valeur. La règle d’or : privilégier les entreprises avec une croissance rentable et visible.
4. La position à long terme dans l’industrie
Il est essentiel d’évaluer, sur 3 ou 5 ans, la position stratégique d’une entreprise dans son secteur. Les axes de croissance identifiés en 2025 sont l’IA, la santé et l’énergie propre.
Google, avec ses modèles génératifs Gemini et ses services cloud, affiche une croissance annuelle supérieure à 10 %. Apple mise sur l’IA embarquée pour augmenter ses revenus d’abonnement. Dans la santé, les entreprises intégrant l’IA dans leurs diagnostics créent de nouvelles sources de revenus. Tesla et NextEra Energy dominent la croissance du stockage d’énergie. À l’inverse, les entreprises dont la croissance stagne ou qui subissent la concurrence de nouveaux entrants deviennent moins attractives.
Stratégies d’investissement pour 2026
1. Renforcer la diversification via ETF
Après la volatilité de 2025, la diversification est plus que jamais essentielle. La collecte d’argent dans les ETF de grands gestionnaires comme BlackRock ou Vanguard continue de croître, et Morgan Stanley prévoit une croissance annuelle moyenne de 15 % des flux vers ces fonds dans les trois prochaines années.
Investir dans des ETF sectoriels (IA, semi-conducteurs) tout en combinant des ETF de dividendes, santé ou défensifs permet d’équilibrer le portefeuille et de réduire le risque spécifique. Avec un marché mondial d’ETF dépassant 17 000 milliards de dollars, la diversification par secteur et par zone géographique n’est plus une option, mais une nécessité pour l’investisseur à long terme.
2. Pratiquer un rééquilibrage régulier
L’expérience de 2025 a montré la puissance du rééquilibrage. Les portefeuilles fortement concentrés sur des actions technologiques ont subi de lourdes corrections, mais ceux qui ont procédé à des réajustements réguliers ont limité leurs pertes.
En 2026, la volatilité devrait rester élevée. Un rééquilibrage trimestriel, en réduisant la part des secteurs surchauffés et en renforçant ceux en retard, est une stratégie efficace pour gérer le risque. La gestion passive via ETF, qui domine le marché, fait du rééquilibrage un outil de gestion du risque incontournable.
3. Continuer l’investissement périodique en dollars (DCA)
Dans un marché volatile, le DCA (Dollar Cost Averaging) reste une méthode éprouvée. JP Morgan estime que, sur 10 ans, investir régulièrement dans le S&P 500 réduit de 95 % le risque de perte. Vanguard confirme que cette stratégie permet d’atténuer la psychologie de marché et de lisser le prix d’achat.
Les ajustements de 2025 ont montré que ceux qui ont investi régulièrement ont pu acheter à moindre coût, augmentant ainsi leur rendement moyen. En 2026, cette approche demeure pertinente.
4. Gérer volontairement le risque
La gestion du risque est essentielle. Limiter la taille des positions, définir des stops, diversifier par secteur sont des règles de base. Lors des périodes de forte volatilité (FOMC, CPI, résultats trimestriels), il est conseillé de réduire volontairement ses positions pour limiter l’impact des fluctuations.
L’expérience de 2025 a souligné l’importance de la diversification temporelle : détenir à la fois des actifs à long terme et des actifs à court terme, tout en conservant 15-20 % en cash ou en actifs stables, permet de mieux faire face à la volatilité.
Conclusion : trouver le nouvel équilibre du marché
Fort de l’expérience 2025, la perspective pour 2026 sur le marché américain peut se résumer ainsi : un équilibre entre croissance sélective et protection. L’IA reste un moteur clé, mais la surchauffe initiale s’est atténuée, laissant place à une évaluation plus concrète de la rentabilité.
Les entreprises solides, avec une forte santé financière, des barrières à l’entrée élevées et une croissance durable, attireront l’attention. Par ailleurs, dans un contexte de baisse de l’inflation et de taux d’intérêt en baisse, la valeur des actions à dividendes et des secteurs défensifs sera réévaluée.
Pour viser une performance stable sur 5 ans, il faut privilégier la diversification à long terme, via ETF, rééquilibrer régulièrement et continuer à investir périodiquement en dollars. En suivant ces principes, même dans un marché volatile, il est possible de bénéficier de la croissance composée. L’essentiel n’est pas de battre le marché, mais de croître avec lui, dans la constance, selon une règle simple mais éprouvée.