L’analyse de la tendance de l’or repose sur la compréhension de ses facteurs systémiques sous-jacents. Le marché de l’or a montré une résilience étonnante, passant de plus de 2000 dollars début 2024 à dépasser la barre des 5000 dollars, avec une hausse cumulée de plus de 150 %, ce qui reflète non seulement un optimisme du marché mais aussi des changements profonds dans le système financier mondial.
Selon les données de Reuters et Bloomberg, la hausse de l’or en 2024-2025 a dépassé 30 %, atteignant le plus haut niveau en près de 30 ans, surpassant les 31 % de 2007 et les 29 % de 2010. En 2026, le prix de l’or continue de grimper, se stabilisant actuellement au-dessus de 5000 dollars l’once, et reste robuste au début du premier trimestre.
Pourquoi l’or continue-t-il de monter ? Les facteurs structurels réécrivent les règles
Ce qui motive le marché haussier de l’or n’est pas simplement l’inflation ou la panique, mais un ou plusieurs facteurs structurels à long terme capables de remettre en question la crédibilité des monnaies fiduciaires traditionnelles. Le marché anticipe généralement la persistance de ces facteurs, ce qui maintient une prime monétaire sur l’or, laissant la voie ouverte à une poursuite du marché haussier.
Changements systémiques liés à l’accumulation par les banques centrales
Le changement le plus notable concerne le comportement des banques centrales. Selon le WGC (World Gold Council), en 2025, les achats nets d’or par les banques centrales mondiales ont dépassé 1200 tonnes, pour la quatrième année consécutive. Le rapport de 2025 sur les réserves d’or des banques centrales indique que 76 % des banques centrales interrogées envisagent une augmentation modérée ou significative de leur proportion d’or dans leurs réserves dans les cinq prochaines années, tout en anticipant une baisse de leur réserve en dollars.
Ce n’est pas une tendance à court terme, mais une transformation structurelle. La tendance des banques centrales à acheter de l’or, amorcée en 2022, ne s’est jamais arrêtée. Cela traduit une remise en question à long terme du système dollar, impliquant une reconfiguration systématique des réserves par les pays.
Cinq logiques pour analyser la tendance de l’or : la montée par les banques centrales en tête
Les forces qui soutiennent la hausse actuelle du prix de l’or ne sont pas isolées, mais s’entretiennent et forment un socle structurel :
1. La confiance décroissante dans le dollar
En 2025-2026, le déficit budgétaire américain s’élargit, les débats sur le plafond de la dette s’intensifient, et la tendance à dédollariser s’accélère, avec des flux de capitaux quittant les actifs en dollars pour se tourner vers des actifs tangibles. La baisse de confiance dans le dollar profite à l’or, en tant qu’actif libellé en dollars, attirant davantage de capitaux.
2. La perspective de baisse des taux par la Fed
Une baisse des taux par la Fed affaiblirait le dollar, réduisant le coût d’opportunité de détenir de l’or, ce qui renforcerait son attractivité. Historiquement, chaque cycle de baisse des taux a été associé à une forte hausse du prix de l’or (2008-2011, 2020-2022). En 2026, une baisse supplémentaire de 1 à 2 fois est anticipée, soutenant fortement l’or.
L’utilisation de l’outil CME FedWatch pour suivre la probabilité de baisse des taux est une méthode efficace pour juger de la tendance à court terme : une probabilité en hausse favorise la hausse du prix de l’or, une baisse de cette probabilité peut entraîner une correction. Parfois, après l’annonce d’une baisse, le prix de l’or ne monte pas mais baisse, souvent parce que le marché a déjà anticipé cette baisse ou que les discours de la Fed sont plus hawkish.
3. L’incertitude liée au protectionnisme commercial
Les politiques tarifaires successives augmentent l’incertitude du marché, renforçant la demande de sécurité et faisant monter le prix de l’or. C’est aussi un facteur déclencheur de la forte hausse de 2025. Lors de la guerre commerciale sino-américaine en 2018, le prix de l’or a connu des hausses de 5 à 10 % lors de périodes d’incertitude. En 2026, les effets résiduels des tarifs et les tensions commerciales régionales continuent de soutenir la hausse.
4. La persistance des risques géopolitiques
Le conflit Russie-Ukraine, l’escalade au Moyen-Orient, et la tension régionale maintiennent une forte demande de sécurité. Ces événements géopolitiques provoquent souvent des hausses ponctuelles du prix de l’or, et en 2025-2026, cette tendance ne faiblit pas, étant amplifiée par la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
5. La politique monétaire accommodante dans un contexte de dette élevée mondiale
En 2025, la dette mondiale atteint 307 000 milliards de dollars (source : FMI). Ce niveau élevé limite la marge de manœuvre des politiques de taux, favorisant une politique monétaire plus accommodante, ce qui réduit les taux réels et augmente indirectement l’attractivité de l’or.
Conflits commerciaux, faiblesse du dollar, attentes de baisse des taux : plusieurs facteurs favorables
Au-delà de ces cinq logiques, d’autres facteurs de marché soutiennent la hausse de l’or :
L’espace de correction sur les marchés actions est réduit. Les marchés sont proches de leurs sommets historiques, avec peu de leaders, ce qui accroît le risque de concentration. Beaucoup achètent de l’or pour diversifier leur portefeuille et se couvrir contre les risques systémiques.
L’effet médiatique et social amplifié. La couverture médiatique continue et l’émotion sur les réseaux sociaux attirent des capitaux à court terme vers l’or, alimentant la hausse.
L’innovation dans les instruments de trading. La demande pour des outils comme XAU/USD augmente, car ils permettent une gestion dynamique des positions. Cela accroît la liquidité et la réactivité du marché, mais peut aussi entraîner des réactions plus rapides aux signaux macroéconomiques.
Il faut noter que ces facteurs peuvent provoquer une volatilité importante à court terme, sans que cela n’indique une tendance longue. Pour les investisseurs taïwanais, la fluctuation du taux de change dollar/taiwanais peut également impacter la valeur en devise locale.
Guide pour les investisseurs particuliers : trader à court terme, conserver à long terme, maîtriser le risque
Après avoir compris ces logiques, les investisseurs peuvent mieux anticiper la suite. La tendance haussière n’est pas terminée, que ce soit pour du moyen ou long terme, mais il est crucial d’établir un cadre de gestion des risques.
Pour les traders expérimentés à court terme : la volatilité offre de belles opportunités. La liquidité est bonne, la direction à court terme est plus facile à prévoir, surtout lors de mouvements violents. Utiliser un calendrier économique pour suivre les données américaines peut aider à prendre des décisions.
Pour les débutants souhaitant profiter des fluctuations : il faut commencer avec de petites sommes, éviter de tout miser, et garder une bonne gestion du mental pour ne pas tout perdre en cas de retournement. La volatilité annuelle moyenne de l’or est de 19,4 %, plus élevée que celle du S&P 500 (14,7 %), ce qui représente un risque important pour les novices.
Pour l’achat d’or physique à long terme : il faut être prêt à supporter de fortes fluctuations. La tendance est à la hausse à long terme, mais il faut accepter la volatilité. La durée d’investissement recommandée est de plus de 10 ans pour une couverture de valeur, avec un potentiel de doublement ou de baisse de moitié. Les coûts de transaction pour l’or physique sont généralement de 5 à 20 %.
Pour une allocation dans un portefeuille : c’est possible, mais il faut garder à l’esprit que la volatilité de l’or n’est pas inférieure à celle des actions. La diversification reste la stratégie la plus sûre, et il n’est pas judicieux de tout mettre dans l’or.
Pour maximiser les gains : il est aussi possible de combiner une détention à long terme avec des opérations à court terme lors de mouvements de marché amplifiés, notamment autour des annonces économiques américaines. Cela demande de l’expérience et une bonne gestion du risque.
Prévision de la tendance de l’or en 2026 : consensus favorable entre 5200 et 5800 dollars
À l’approche de février, l’or au comptant (XAU/USD) a atteint plusieurs records historiques en début de premier trimestre, se maintenant au-dessus de 5150-5200 dollars. Depuis le début de 2025, la hausse a été de 18-20 %, sans signe de ralentissement. La majorité des analystes sont optimistes pour le reste de 2026, anticipant une poursuite de la hausse sous l’effet des mêmes facteurs structurels qui ont alimenté le marché ces deux dernières années.
Principaux consensus :
Prix moyen annuel : 5200 à 5600 dollars l’once (plusieurs institutions ont relevé leurs estimations)
Objectif de fin d’année : généralement entre 5400 et 5800 dollars, avec des prévisions plus optimistes allant jusqu’à 6500 dollars
Scénario haut de gamme : certains, comme la Société Générale ou des stratégistes indépendants, estiment qu’en cas de tensions géopolitiques accrues ou de forte dépréciation du dollar, l’or pourrait dépasser 6500 dollars
Jugements des grandes banques :
Goldman Sachs a relevé son objectif de fin d’année de 5400 à 5700 dollars, en raison de l’achat continu par les banques centrales et de la baisse des rendements réels.
JPMorgan prévoit environ 5550 dollars au quatrième trimestre, soutenu par les flux ETF et la demande de sécurité.
Citigroup estime une moyenne de 5800 dollars pour le second semestre, avec un risque de hausse jusqu’à 6200 dollars en cas de récession ou d’inflation élevée.
UBS, plus conservateur, fixe un objectif de 5300 dollars, tout en reconnaissant que la baisse des taux pourrait faire monter l’or au-delà.
La World Gold Council et le London Bullion Market Association indiquent une moyenne annuelle d’environ 5450 dollars, en forte hausse par rapport aux premières estimations de 2026.
Logique profonde de l’analyse de la tendance de l’or : la couverture du système de crédit
Ce marché haussier de l’or, apparenté à une réaction à la baisse des taux, à l’inflation et aux risques géopolitiques, est en réalité alimenté par une fracture du système de crédit mondial. L’or sert de couverture à long terme contre le risque systémique. La tendance d’achat par les banques centrales, amorcée en 2022, ne s’est jamais arrêtée.
L’accumulation par les banques centrales traduit une défiance durable envers le système dollar, une tendance qui ne disparaîtra pas en 2026, car l’inflation persistante, la pression de la dette et les tensions géopolitiques restent présentes. La base du prix de l’or se renforce, limitant les corrections en marché baissier et soutenant la continuation du marché haussier.
Il faut cependant garder à l’esprit que la hausse de l’or n’est jamais linéaire. En 2025, une correction de 10-15 % a été observée suite à des ajustements de la politique de la Fed. En 2026, si les taux réels rebondissent ou si la crise s’atténue, la volatilité sera également importante. La clé est pour l’investisseur de disposer d’un cadre systématique pour surveiller ces évolutions, en intégrant la politique des banques centrales, les anticipations de taux, et la situation géopolitique, afin d’évaluer régulièrement le marché.
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Analyse de la tendance de l'or : quelle sera la valeur en 2026 ? La prochaine étape après avoir franchi 5000 dollars
L’analyse de la tendance de l’or repose sur la compréhension de ses facteurs systémiques sous-jacents. Le marché de l’or a montré une résilience étonnante, passant de plus de 2000 dollars début 2024 à dépasser la barre des 5000 dollars, avec une hausse cumulée de plus de 150 %, ce qui reflète non seulement un optimisme du marché mais aussi des changements profonds dans le système financier mondial.
Selon les données de Reuters et Bloomberg, la hausse de l’or en 2024-2025 a dépassé 30 %, atteignant le plus haut niveau en près de 30 ans, surpassant les 31 % de 2007 et les 29 % de 2010. En 2026, le prix de l’or continue de grimper, se stabilisant actuellement au-dessus de 5000 dollars l’once, et reste robuste au début du premier trimestre.
Pourquoi l’or continue-t-il de monter ? Les facteurs structurels réécrivent les règles
Ce qui motive le marché haussier de l’or n’est pas simplement l’inflation ou la panique, mais un ou plusieurs facteurs structurels à long terme capables de remettre en question la crédibilité des monnaies fiduciaires traditionnelles. Le marché anticipe généralement la persistance de ces facteurs, ce qui maintient une prime monétaire sur l’or, laissant la voie ouverte à une poursuite du marché haussier.
Changements systémiques liés à l’accumulation par les banques centrales
Le changement le plus notable concerne le comportement des banques centrales. Selon le WGC (World Gold Council), en 2025, les achats nets d’or par les banques centrales mondiales ont dépassé 1200 tonnes, pour la quatrième année consécutive. Le rapport de 2025 sur les réserves d’or des banques centrales indique que 76 % des banques centrales interrogées envisagent une augmentation modérée ou significative de leur proportion d’or dans leurs réserves dans les cinq prochaines années, tout en anticipant une baisse de leur réserve en dollars.
Ce n’est pas une tendance à court terme, mais une transformation structurelle. La tendance des banques centrales à acheter de l’or, amorcée en 2022, ne s’est jamais arrêtée. Cela traduit une remise en question à long terme du système dollar, impliquant une reconfiguration systématique des réserves par les pays.
Cinq logiques pour analyser la tendance de l’or : la montée par les banques centrales en tête
Les forces qui soutiennent la hausse actuelle du prix de l’or ne sont pas isolées, mais s’entretiennent et forment un socle structurel :
1. La confiance décroissante dans le dollar
En 2025-2026, le déficit budgétaire américain s’élargit, les débats sur le plafond de la dette s’intensifient, et la tendance à dédollariser s’accélère, avec des flux de capitaux quittant les actifs en dollars pour se tourner vers des actifs tangibles. La baisse de confiance dans le dollar profite à l’or, en tant qu’actif libellé en dollars, attirant davantage de capitaux.
2. La perspective de baisse des taux par la Fed
Une baisse des taux par la Fed affaiblirait le dollar, réduisant le coût d’opportunité de détenir de l’or, ce qui renforcerait son attractivité. Historiquement, chaque cycle de baisse des taux a été associé à une forte hausse du prix de l’or (2008-2011, 2020-2022). En 2026, une baisse supplémentaire de 1 à 2 fois est anticipée, soutenant fortement l’or.
L’utilisation de l’outil CME FedWatch pour suivre la probabilité de baisse des taux est une méthode efficace pour juger de la tendance à court terme : une probabilité en hausse favorise la hausse du prix de l’or, une baisse de cette probabilité peut entraîner une correction. Parfois, après l’annonce d’une baisse, le prix de l’or ne monte pas mais baisse, souvent parce que le marché a déjà anticipé cette baisse ou que les discours de la Fed sont plus hawkish.
3. L’incertitude liée au protectionnisme commercial
Les politiques tarifaires successives augmentent l’incertitude du marché, renforçant la demande de sécurité et faisant monter le prix de l’or. C’est aussi un facteur déclencheur de la forte hausse de 2025. Lors de la guerre commerciale sino-américaine en 2018, le prix de l’or a connu des hausses de 5 à 10 % lors de périodes d’incertitude. En 2026, les effets résiduels des tarifs et les tensions commerciales régionales continuent de soutenir la hausse.
4. La persistance des risques géopolitiques
Le conflit Russie-Ukraine, l’escalade au Moyen-Orient, et la tension régionale maintiennent une forte demande de sécurité. Ces événements géopolitiques provoquent souvent des hausses ponctuelles du prix de l’or, et en 2025-2026, cette tendance ne faiblit pas, étant amplifiée par la fragilité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
5. La politique monétaire accommodante dans un contexte de dette élevée mondiale
En 2025, la dette mondiale atteint 307 000 milliards de dollars (source : FMI). Ce niveau élevé limite la marge de manœuvre des politiques de taux, favorisant une politique monétaire plus accommodante, ce qui réduit les taux réels et augmente indirectement l’attractivité de l’or.
Conflits commerciaux, faiblesse du dollar, attentes de baisse des taux : plusieurs facteurs favorables
Au-delà de ces cinq logiques, d’autres facteurs de marché soutiennent la hausse de l’or :
L’espace de correction sur les marchés actions est réduit. Les marchés sont proches de leurs sommets historiques, avec peu de leaders, ce qui accroît le risque de concentration. Beaucoup achètent de l’or pour diversifier leur portefeuille et se couvrir contre les risques systémiques.
L’effet médiatique et social amplifié. La couverture médiatique continue et l’émotion sur les réseaux sociaux attirent des capitaux à court terme vers l’or, alimentant la hausse.
L’innovation dans les instruments de trading. La demande pour des outils comme XAU/USD augmente, car ils permettent une gestion dynamique des positions. Cela accroît la liquidité et la réactivité du marché, mais peut aussi entraîner des réactions plus rapides aux signaux macroéconomiques.
Il faut noter que ces facteurs peuvent provoquer une volatilité importante à court terme, sans que cela n’indique une tendance longue. Pour les investisseurs taïwanais, la fluctuation du taux de change dollar/taiwanais peut également impacter la valeur en devise locale.
Guide pour les investisseurs particuliers : trader à court terme, conserver à long terme, maîtriser le risque
Après avoir compris ces logiques, les investisseurs peuvent mieux anticiper la suite. La tendance haussière n’est pas terminée, que ce soit pour du moyen ou long terme, mais il est crucial d’établir un cadre de gestion des risques.
Pour les traders expérimentés à court terme : la volatilité offre de belles opportunités. La liquidité est bonne, la direction à court terme est plus facile à prévoir, surtout lors de mouvements violents. Utiliser un calendrier économique pour suivre les données américaines peut aider à prendre des décisions.
Pour les débutants souhaitant profiter des fluctuations : il faut commencer avec de petites sommes, éviter de tout miser, et garder une bonne gestion du mental pour ne pas tout perdre en cas de retournement. La volatilité annuelle moyenne de l’or est de 19,4 %, plus élevée que celle du S&P 500 (14,7 %), ce qui représente un risque important pour les novices.
Pour l’achat d’or physique à long terme : il faut être prêt à supporter de fortes fluctuations. La tendance est à la hausse à long terme, mais il faut accepter la volatilité. La durée d’investissement recommandée est de plus de 10 ans pour une couverture de valeur, avec un potentiel de doublement ou de baisse de moitié. Les coûts de transaction pour l’or physique sont généralement de 5 à 20 %.
Pour une allocation dans un portefeuille : c’est possible, mais il faut garder à l’esprit que la volatilité de l’or n’est pas inférieure à celle des actions. La diversification reste la stratégie la plus sûre, et il n’est pas judicieux de tout mettre dans l’or.
Pour maximiser les gains : il est aussi possible de combiner une détention à long terme avec des opérations à court terme lors de mouvements de marché amplifiés, notamment autour des annonces économiques américaines. Cela demande de l’expérience et une bonne gestion du risque.
Prévision de la tendance de l’or en 2026 : consensus favorable entre 5200 et 5800 dollars
À l’approche de février, l’or au comptant (XAU/USD) a atteint plusieurs records historiques en début de premier trimestre, se maintenant au-dessus de 5150-5200 dollars. Depuis le début de 2025, la hausse a été de 18-20 %, sans signe de ralentissement. La majorité des analystes sont optimistes pour le reste de 2026, anticipant une poursuite de la hausse sous l’effet des mêmes facteurs structurels qui ont alimenté le marché ces deux dernières années.
Principaux consensus :
Jugements des grandes banques :
Goldman Sachs a relevé son objectif de fin d’année de 5400 à 5700 dollars, en raison de l’achat continu par les banques centrales et de la baisse des rendements réels.
JPMorgan prévoit environ 5550 dollars au quatrième trimestre, soutenu par les flux ETF et la demande de sécurité.
Citigroup estime une moyenne de 5800 dollars pour le second semestre, avec un risque de hausse jusqu’à 6200 dollars en cas de récession ou d’inflation élevée.
UBS, plus conservateur, fixe un objectif de 5300 dollars, tout en reconnaissant que la baisse des taux pourrait faire monter l’or au-delà.
La World Gold Council et le London Bullion Market Association indiquent une moyenne annuelle d’environ 5450 dollars, en forte hausse par rapport aux premières estimations de 2026.
Logique profonde de l’analyse de la tendance de l’or : la couverture du système de crédit
Ce marché haussier de l’or, apparenté à une réaction à la baisse des taux, à l’inflation et aux risques géopolitiques, est en réalité alimenté par une fracture du système de crédit mondial. L’or sert de couverture à long terme contre le risque systémique. La tendance d’achat par les banques centrales, amorcée en 2022, ne s’est jamais arrêtée.
L’accumulation par les banques centrales traduit une défiance durable envers le système dollar, une tendance qui ne disparaîtra pas en 2026, car l’inflation persistante, la pression de la dette et les tensions géopolitiques restent présentes. La base du prix de l’or se renforce, limitant les corrections en marché baissier et soutenant la continuation du marché haussier.
Il faut cependant garder à l’esprit que la hausse de l’or n’est jamais linéaire. En 2025, une correction de 10-15 % a été observée suite à des ajustements de la politique de la Fed. En 2026, si les taux réels rebondissent ou si la crise s’atténue, la volatilité sera également importante. La clé est pour l’investisseur de disposer d’un cadre systématique pour surveiller ces évolutions, en intégrant la politique des banques centrales, les anticipations de taux, et la situation géopolitique, afin d’évaluer régulièrement le marché.