L’appréciation du dollar américain face à l’euro reflète des changements profonds dans le paysage financier mondial. Lorsque les risques géopolitiques locaux se combinent à l’incertitude des politiques économiques, la perception du marché quant à l’évolution future de l’euro devient plus complexe et volatile. Mi-janvier, l’euro a brièvement atteint un sommet annuel de 1,1768 contre le dollar, avec une hausse proche de 1 %, tandis que l’indice dollar a simultanément chuté de 0,7 %, derrière cette fluctuation se cachent quelles logiques d’investissement ?
La « tempête parfaite » géopolitique et politique économique
Le conflit autour de l’archipel de Groenland a intensifié la tension commerciale entre les États-Unis et l’Europe, devenant le déclencheur direct de la hausse de l’euro. Le président américain Trump a menacé d’imposer des droits de douane à l’Europe, incitant l’Europe à envisager des mesures de rétorsion équivalentes, ce qui alimente les craintes d’une guerre commerciale entre les deux blocs. Par ailleurs, la proposition du Premier ministre japonais Sanae Takaichi de réduire la taxe sur la consommation alimentaire a provoqué une réaction en chaîne sur le marché obligataire. Le rendement des obligations japonaises à 40 ans a grimpé à 4,24 %, un record historique, entraînant une hausse rapide des rendements obligataires américains, ce qui a directement impacté la stratégie mondiale d’allocation du capital.
Dans ce contexte, l’attractivité relative des actifs européens s’est renforcée, incitant les capitaux internationaux à réévaluer la valeur des investissements en dollars américains.
La réalité de la dédollarisation : une vague de rééquilibrage des actifs américains
George Saravelos, directeur mondial de la recherche en devises chez Deutsche Bank, souligne que la « dédollarisation » commence à révéler sa véritable nature. Les pays européens détiennent environ 8 000 milliards de dollars en obligations et actions américaines, un montant presque double de la somme totale des actifs américains détenus par le reste du monde. Face à une exposition au dollar à un niveau élevé, les développements récents alimentent une vague de rééquilibrage des investissements américains.
Si les pays européens décidaient effectivement de vendre leurs actifs américains en réponse aux menaces commerciales, cela exercerait une pression baissière significative sur le dollar, renforçant ainsi le potentiel d’appréciation de l’euro.
La stratégie TACO : un jeu d’incertitude
Les analystes de Fannie Mae Credit proposent une autre variable clé — le « TACO trading » (qui fait référence à l’attente que Trump pourrait reculer lors des négociations). La menace tarifaire de Trump pourrait n’être qu’un levier de négociation plutôt qu’une politique définitive, et cette anticipation d’un revirement pourrait soutenir le dollar dans une certaine mesure. En d’autres termes, le marché doit simultanément considérer deux scénarios : une escalade ou une détente dans les relations entre les États-Unis et l’Europe, ce qui explique la forte incertitude entourant l’évolution future de l’euro.
Alerte sur la volatilité supérieure aux attentes
Les signaux d’alerte émis par Morgan Stanley ne doivent pas être ignorés. La banque avertit que les traders sous-estiment clairement le risque de scénarios extrêmes, et que l’euro pourrait fluctuer de 10 % ou plus dans l’une ou l’autre direction à partir du niveau actuel. Cela signifie que des mouvements extrêmes, qu’ils soient à la hausse ou à la baisse, sont possibles, avec une vitesse de fluctuation potentiellement supérieure aux prévisions du marché.
La volatilité de l’euro s’intensifie à court terme, devenant une tendance difficile à éviter. Les investisseurs doivent suivre de près l’évolution des négociations entre l’Europe et les États-Unis, les politiques de la Banque du Japon, ainsi que les flux de capitaux mondiaux pour anticiper la prochaine direction.
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Perspectives futures de l'euro : le nouveau paysage des taux de change dans la vague de dédollarisation
L’appréciation du dollar américain face à l’euro reflète des changements profonds dans le paysage financier mondial. Lorsque les risques géopolitiques locaux se combinent à l’incertitude des politiques économiques, la perception du marché quant à l’évolution future de l’euro devient plus complexe et volatile. Mi-janvier, l’euro a brièvement atteint un sommet annuel de 1,1768 contre le dollar, avec une hausse proche de 1 %, tandis que l’indice dollar a simultanément chuté de 0,7 %, derrière cette fluctuation se cachent quelles logiques d’investissement ?
La « tempête parfaite » géopolitique et politique économique
Le conflit autour de l’archipel de Groenland a intensifié la tension commerciale entre les États-Unis et l’Europe, devenant le déclencheur direct de la hausse de l’euro. Le président américain Trump a menacé d’imposer des droits de douane à l’Europe, incitant l’Europe à envisager des mesures de rétorsion équivalentes, ce qui alimente les craintes d’une guerre commerciale entre les deux blocs. Par ailleurs, la proposition du Premier ministre japonais Sanae Takaichi de réduire la taxe sur la consommation alimentaire a provoqué une réaction en chaîne sur le marché obligataire. Le rendement des obligations japonaises à 40 ans a grimpé à 4,24 %, un record historique, entraînant une hausse rapide des rendements obligataires américains, ce qui a directement impacté la stratégie mondiale d’allocation du capital.
Dans ce contexte, l’attractivité relative des actifs européens s’est renforcée, incitant les capitaux internationaux à réévaluer la valeur des investissements en dollars américains.
La réalité de la dédollarisation : une vague de rééquilibrage des actifs américains
George Saravelos, directeur mondial de la recherche en devises chez Deutsche Bank, souligne que la « dédollarisation » commence à révéler sa véritable nature. Les pays européens détiennent environ 8 000 milliards de dollars en obligations et actions américaines, un montant presque double de la somme totale des actifs américains détenus par le reste du monde. Face à une exposition au dollar à un niveau élevé, les développements récents alimentent une vague de rééquilibrage des investissements américains.
Si les pays européens décidaient effectivement de vendre leurs actifs américains en réponse aux menaces commerciales, cela exercerait une pression baissière significative sur le dollar, renforçant ainsi le potentiel d’appréciation de l’euro.
La stratégie TACO : un jeu d’incertitude
Les analystes de Fannie Mae Credit proposent une autre variable clé — le « TACO trading » (qui fait référence à l’attente que Trump pourrait reculer lors des négociations). La menace tarifaire de Trump pourrait n’être qu’un levier de négociation plutôt qu’une politique définitive, et cette anticipation d’un revirement pourrait soutenir le dollar dans une certaine mesure. En d’autres termes, le marché doit simultanément considérer deux scénarios : une escalade ou une détente dans les relations entre les États-Unis et l’Europe, ce qui explique la forte incertitude entourant l’évolution future de l’euro.
Alerte sur la volatilité supérieure aux attentes
Les signaux d’alerte émis par Morgan Stanley ne doivent pas être ignorés. La banque avertit que les traders sous-estiment clairement le risque de scénarios extrêmes, et que l’euro pourrait fluctuer de 10 % ou plus dans l’une ou l’autre direction à partir du niveau actuel. Cela signifie que des mouvements extrêmes, qu’ils soient à la hausse ou à la baisse, sont possibles, avec une vitesse de fluctuation potentiellement supérieure aux prévisions du marché.
La volatilité de l’euro s’intensifie à court terme, devenant une tendance difficile à éviter. Les investisseurs doivent suivre de près l’évolution des négociations entre l’Europe et les États-Unis, les politiques de la Banque du Japon, ainsi que les flux de capitaux mondiaux pour anticiper la prochaine direction.