L’année 2025 a surpris le monde de l’investissement : alors que les prix de l’or atteignaient continuellement de nouveaux sommets historiques – fin janvier 2026, plus de 5 500 USD par once fine – le marché du platine a connu une transformation encore plus spectaculaire. À partir de juin 2025, une véritable rallye a commencé, propulsant cette matière première longtemps négligée de moins de 1 000 USD à plus de 2 900 USD l’once fine en quelques mois. Une hausse de plus de 200 % en un an a permis aux investisseurs en platine de réaliser des gains nettement supérieurs aux rendements classiques des métaux précieux. Mais l’histoire est plus complexe : cette prévision 2025/2026 montre que la rallye ne sort pas de nulle part, mais repose sur des évolutions structurelles du marché.
Le long sommeil du platine – une anomalie historique
Pour comprendre la situation actuelle, il est utile de revenir en arrière. Pendant des décennies, le platine était le métal précieux des rois – en 2014, il se négociait à plus de 1 500 USD l’once, nettement au-dessus de l’or. Cette configuration s’est totalement inversée. La décennie 2015-2025 a été une épreuve de patience pour les investisseurs en platine : le prix évoluait en range, souvent autour de la barre des 1 000 USD. À certains moments, début 2020, il est même tombé sous 600 USD – un niveau qui a fait désespérer les investisseurs.
Quelle en était la cause ? La principale application du platine, la catalyse diesel dans l’industrie automobile, a connu un effondrement massif de la demande. Alors que la transition vers l’électrification du transport s’accélérait et que le retrait du diesel commençait, la demande industrielle en platine a également chuté. Les marchés boursiers privilégiaient d’autres matières premières. Pourtant, d’un point de vue de l’investissement value, cette négligence représentait une sous-évaluation classique.
Cinq ans ou une heure – pourquoi la prévision 2026 semble différente
Depuis dix ans, l’or affiche une croissance continue : +331 % sur dix ans, +165 % sur cinq ans. Le platine, lui, n’a progressé que de +132 % (dix ans) et +81 % (cinq ans). Mais cette image s’est inversée de façon spectaculaire – précisément dans la dernière année de la prévision. Avec +110 % d’augmentation annuelle, le platine a dépassé l’or (+70 %) pour la première fois depuis longtemps. Ce n’est pas un hasard, mais le résultat d’une synergie parfaite de plusieurs facteurs de marché.
Ce changement explique l’anomalie de marché inhabituelle de la prévision 2025/2026 : malgré une rallye presque surnaturelle, le platine reste début 2026 à environ 2 700 USD en dessous du prix de l’or. Le ratio platine/or – le quotient des deux prix – reste obstinément inférieur à 1, alors que le platine est nettement plus rare que l’or.
Ce qui motive la prévision 2026 : un marché en pénurie
Le World Platinum Investment Council (WPIC) prévoit pour 2026 un scénario fascinant : après trois années consécutives de déficit, le marché devrait être quasiment équilibré, avec un léger excédent de seulement 20 000 onces (koz). Cela, alors que la demande totale s’élève à 7 385 koz et l’offre globale à 7 404 koz – un équilibre très fragile.
Mais pourquoi cela est-il pertinent pour votre prévision en tant qu’investisseur ? La réponse réside dans la structure de l’offre : l’Afrique du Sud domine la production mondiale de platine avec 70-80 %. Le pays lutte depuis des années contre un sous-investissement chronique, des coupures d’électricité et des incertitudes politiques. La production minière y a chuté de 5 % en 2025, atteignant son niveau le plus bas depuis cinq ans. Un déficit structurel de cette ampleur ne peut pas simplement être résolu par une hausse des prix – l’infrastructure n’est tout simplement pas adaptée.
Mais la revalorisation des stocks recyclés augmente aussi : des prix plus élevés du platine incitent les constructeurs automobiles à recycler d’anciens catalyseurs. Pour 2026, une hausse d’environ 10 % de cette activité est attendue. Cela stabilise l’offre, mais agit aussi comme une barrière invisible aux prix.
Tendances de la demande : un retour industriel plutôt qu’une crise automobile
La demande présente un profil différencié. Le WPIC prévoit une baisse globale de 6 % en 2026. Cela peut sembler pessimiste à première vue, mais cache des détails intéressants :
Le secteur automobile devrait se contracter d’environ 3 %, mais il s’agit d’une baisse modérée, pas d’un effondrement. Particulièrement notable : le secteur du bijou pourrait augmenter de 30 à 37 % dans les investissements en lingots et pièces, un signal fort d’une demande physique de platine portée par le retail.
Le secteur industriel – traditionnellement la fabrication de verre, la chimie, la médecine – montre même des tendances de croissance. Le WPIC prévoit une expansion des capacités de fabrication de verre, générant une demande supplémentaire en platine. Par ailleurs, les technologies d’avenir deviennent plus attractives : les piles à combustible pour l’économie de l’hydrogène et les électrolyseurs verts pourraient, d’ici 2030, entraîner une demande supplémentaire de 875 000 à 900 000 onces.
Cette prévision à long terme pour les prochaines années est haussière : le WPIC prévoit qu’après l’équilibre de 2026, les déficits reviendront au moins jusqu’en 2029. Les stocks en surface pourraient diminuer de façon significative – une dynamique de rareté classique qui soutient les prix.
La vision des analystes : un spectre allant de bearish à bullish
Où placent les professionnels leur prévision pour 2026 ? La fourchette montre l’incertitude persistante :
Heraeus Precious Metals : 1 300–1 800 USD
Bank of America Securities Global Research : 2 450 USD
Commerzbank : 1 800 USD
Cette amplitude révèle un problème : certains analystes anticipent une correction significative par rapport aux niveaux actuels (plus de 2 000 USD), d’autres voient encore du potentiel à la hausse. La prévision est rendue volatile par deux facteurs : d’abord, la liquidité extrême du marché du platine (environ 73 500 contrats NYMEX en intérêt ouvert, une fraction du marché de l’or), ensuite, l’évolution imprévisible de la demande dans le secteur de l’hydrogène.
Volatilité extrême : le marché montre ses limites
Pour illustrer l’importance de la prévision 2025/2026, un contrôle en réalité : après le sommet historique de 2 925 USD le 26 janvier 2026, le platine a chuté de 35,7 % en six jours de trading, passant à 1 882 USD – puis s’est redressé en une seule journée de près de 20 %, dépassant 2 250 USD. Ces extrêmes de volatilité sont symptomatiques d’un marché susceptible de déraper à tout moment.
Les raisons sont structurelles : avec seulement 73 500 contrats à terme (environ 8,3 milliards USD de contrepartie), le marché du platine est une arène de trading lilliputienne comparée à celui de l’or (plus de 200 milliards USD). Chaque flux de capitaux plus important provoque des sauts de prix disproportionnés. La prévision 2026 doit prendre cette réalité en compte : la volatilité n’est pas un bug, mais une caractéristique de ce marché.
Quatre facteurs déterminants pour la prévision 2026/2027
Pour les observateurs attentifs, quatre événements déclencheurs domineront l’évolution des prix :
1. La Fed et la perspective de taux d’intérêt : les signaux hawkish de la gouverneure de la Fed, Lisa Cook, et la nomination de Kevin Warsh comme prochain président de la Fed indiquent un ralentissement du rythme de baisse des taux. Un taux d’intérêt stable ou en hausse soutient généralement le dollar – et pèse sur les prix des matières premières libellés en dollars.
2. Le dollar américain lui-même : un dollar faible favorise le platine (les acheteurs hors de la zone dollar paient moins), un dollar fort agit comme un frein. La prévision 2026 dépend en partie de l’évolution du taux de change.
3. La géopolitique et les conflits commerciaux : les tensions entre États-Unis et Iran, les discussions tarifaires persistantes et les blocages commerciaux créent de l’incertitude. Ces dynamiques de « prime de risque » peuvent faire fluctuer les prix des matières premières dans les deux sens.
4. Le risque de substitution : si les prix du platine continuent à augmenter, les constructeurs automobiles pourraient se tourner vers le palladium comme alternative moins chère – un scénario classique de plafonnement des prix.
Un cinquième facteur, souvent sous-estimé, est aussi à surveiller : les taux de location du platine physique. Ils signalent des tensions sur le marché et peuvent constituer des indicateurs précoces de mouvements de prix.
La logique d’investissement : trading ou couverture de portefeuille
À quel type d’investisseur la prévision 2025/2026 s’adresse-t-elle ?
Pour les traders actifs, la forte volatilité du platine offre des opportunités de profit classiques. Les récents mouvements de plus de 40 % suivis de corrections de 35 % en quelques jours sont idéaux pour des stratégies de tendance. Avec des leviers et des CFD, on peut opérer avec un système simple :
Configuration technique (tendance classique) : moyenne mobile rapide (10 périodes) versus moyenne mobile lente (30 périodes). Lorsqu’elle croise à la hausse, on ouvre une position à effet de levier (par exemple 5x). Lors de la croisée inverse, on ferme. La clé : gestion rigoureuse du risque, en risquant 1-2 % du capital total par trade, avec un stop-loss à 2 % en dessous du prix d’entrée.
Exemple pratique : avec 10 000 € de capital = risque maximal de 100 € par trade → avec 5x de levier, la position ne doit pas dépasser 1 000 €. La faible liquidité du platine impose toutefois une prudence accrue face aux gaps et slippages.
Pour les investisseurs à long terme conservateurs, le platine peut servir de diversification. Sa dynamique d’offre et de demande est souvent contrariante à celle des actions, offrant un effet de couverture. Les ETC, ETF ou le métal physique sont adaptés. La proportion dans le portefeuille doit être déterminée selon le profil, mais la volatilité accrue nécessite un suivi régulier, un rééquilibrage fréquent et une diversification avec d’autres métaux précieux.
Modalités d’investissement : du physique aux dérivés
La prévision 2025/2026 influence aussi le choix du mode d’investissement :
Platine physique (pièces, lingots) : authenticité assurée, mais coûts élevés de stockage et de transaction
ETCs/ETFs : simplicité, faibles frais, intégration facile dans un portefeuille
Actions de sociétés minières (Implats, Sibanye-Stillwater) : profitent de la hausse des prix, mais comportent un risque spécifique à l’entreprise
Futures et options : pour les professionnels, risques élevés mais potentiel important
CFD : plateforme de trading à effet de levier pour les traders actifs avec un capital modéré
Conclusion de la prévision : passionnante, mais pas sans risques
La prévision 2025/2026 pour le platine est captivante, car elle oppose deux récits : le déficit structurel d’offre et les crises de production sud-africaines plaident pour des prix plus élevés à long terme. La filière de l’hydrogène pourrait, à partir de 2027/2028, déclencher une nouvelle vague de demande. En même temps, la baisse de la demande automobile, d’éventuelles prises de bénéfices après la rallye, et un dollar fort pourraient entraîner des corrections en 2026.
Pour les traders audacieux, cette incertitude offre des opportunités passionnantes. Pour les investisseurs à long terme, le platine constitue une option intéressante – à condition que le portefeuille supporte cette volatilité supplémentaire. La prévision indique que le platine sort enfin de son sommeil profond. Reste à voir si ces gains dureront en 2026.
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Prévision du platine 2025/2026 : De l'oublié à l'opportunité de spéculation
L’année 2025 a surpris le monde de l’investissement : alors que les prix de l’or atteignaient continuellement de nouveaux sommets historiques – fin janvier 2026, plus de 5 500 USD par once fine – le marché du platine a connu une transformation encore plus spectaculaire. À partir de juin 2025, une véritable rallye a commencé, propulsant cette matière première longtemps négligée de moins de 1 000 USD à plus de 2 900 USD l’once fine en quelques mois. Une hausse de plus de 200 % en un an a permis aux investisseurs en platine de réaliser des gains nettement supérieurs aux rendements classiques des métaux précieux. Mais l’histoire est plus complexe : cette prévision 2025/2026 montre que la rallye ne sort pas de nulle part, mais repose sur des évolutions structurelles du marché.
Le long sommeil du platine – une anomalie historique
Pour comprendre la situation actuelle, il est utile de revenir en arrière. Pendant des décennies, le platine était le métal précieux des rois – en 2014, il se négociait à plus de 1 500 USD l’once, nettement au-dessus de l’or. Cette configuration s’est totalement inversée. La décennie 2015-2025 a été une épreuve de patience pour les investisseurs en platine : le prix évoluait en range, souvent autour de la barre des 1 000 USD. À certains moments, début 2020, il est même tombé sous 600 USD – un niveau qui a fait désespérer les investisseurs.
Quelle en était la cause ? La principale application du platine, la catalyse diesel dans l’industrie automobile, a connu un effondrement massif de la demande. Alors que la transition vers l’électrification du transport s’accélérait et que le retrait du diesel commençait, la demande industrielle en platine a également chuté. Les marchés boursiers privilégiaient d’autres matières premières. Pourtant, d’un point de vue de l’investissement value, cette négligence représentait une sous-évaluation classique.
Cinq ans ou une heure – pourquoi la prévision 2026 semble différente
Depuis dix ans, l’or affiche une croissance continue : +331 % sur dix ans, +165 % sur cinq ans. Le platine, lui, n’a progressé que de +132 % (dix ans) et +81 % (cinq ans). Mais cette image s’est inversée de façon spectaculaire – précisément dans la dernière année de la prévision. Avec +110 % d’augmentation annuelle, le platine a dépassé l’or (+70 %) pour la première fois depuis longtemps. Ce n’est pas un hasard, mais le résultat d’une synergie parfaite de plusieurs facteurs de marché.
Ce changement explique l’anomalie de marché inhabituelle de la prévision 2025/2026 : malgré une rallye presque surnaturelle, le platine reste début 2026 à environ 2 700 USD en dessous du prix de l’or. Le ratio platine/or – le quotient des deux prix – reste obstinément inférieur à 1, alors que le platine est nettement plus rare que l’or.
Ce qui motive la prévision 2026 : un marché en pénurie
Le World Platinum Investment Council (WPIC) prévoit pour 2026 un scénario fascinant : après trois années consécutives de déficit, le marché devrait être quasiment équilibré, avec un léger excédent de seulement 20 000 onces (koz). Cela, alors que la demande totale s’élève à 7 385 koz et l’offre globale à 7 404 koz – un équilibre très fragile.
Mais pourquoi cela est-il pertinent pour votre prévision en tant qu’investisseur ? La réponse réside dans la structure de l’offre : l’Afrique du Sud domine la production mondiale de platine avec 70-80 %. Le pays lutte depuis des années contre un sous-investissement chronique, des coupures d’électricité et des incertitudes politiques. La production minière y a chuté de 5 % en 2025, atteignant son niveau le plus bas depuis cinq ans. Un déficit structurel de cette ampleur ne peut pas simplement être résolu par une hausse des prix – l’infrastructure n’est tout simplement pas adaptée.
Mais la revalorisation des stocks recyclés augmente aussi : des prix plus élevés du platine incitent les constructeurs automobiles à recycler d’anciens catalyseurs. Pour 2026, une hausse d’environ 10 % de cette activité est attendue. Cela stabilise l’offre, mais agit aussi comme une barrière invisible aux prix.
Tendances de la demande : un retour industriel plutôt qu’une crise automobile
La demande présente un profil différencié. Le WPIC prévoit une baisse globale de 6 % en 2026. Cela peut sembler pessimiste à première vue, mais cache des détails intéressants :
Le secteur automobile devrait se contracter d’environ 3 %, mais il s’agit d’une baisse modérée, pas d’un effondrement. Particulièrement notable : le secteur du bijou pourrait augmenter de 30 à 37 % dans les investissements en lingots et pièces, un signal fort d’une demande physique de platine portée par le retail.
Le secteur industriel – traditionnellement la fabrication de verre, la chimie, la médecine – montre même des tendances de croissance. Le WPIC prévoit une expansion des capacités de fabrication de verre, générant une demande supplémentaire en platine. Par ailleurs, les technologies d’avenir deviennent plus attractives : les piles à combustible pour l’économie de l’hydrogène et les électrolyseurs verts pourraient, d’ici 2030, entraîner une demande supplémentaire de 875 000 à 900 000 onces.
Cette prévision à long terme pour les prochaines années est haussière : le WPIC prévoit qu’après l’équilibre de 2026, les déficits reviendront au moins jusqu’en 2029. Les stocks en surface pourraient diminuer de façon significative – une dynamique de rareté classique qui soutient les prix.
La vision des analystes : un spectre allant de bearish à bullish
Où placent les professionnels leur prévision pour 2026 ? La fourchette montre l’incertitude persistante :
Cette amplitude révèle un problème : certains analystes anticipent une correction significative par rapport aux niveaux actuels (plus de 2 000 USD), d’autres voient encore du potentiel à la hausse. La prévision est rendue volatile par deux facteurs : d’abord, la liquidité extrême du marché du platine (environ 73 500 contrats NYMEX en intérêt ouvert, une fraction du marché de l’or), ensuite, l’évolution imprévisible de la demande dans le secteur de l’hydrogène.
Volatilité extrême : le marché montre ses limites
Pour illustrer l’importance de la prévision 2025/2026, un contrôle en réalité : après le sommet historique de 2 925 USD le 26 janvier 2026, le platine a chuté de 35,7 % en six jours de trading, passant à 1 882 USD – puis s’est redressé en une seule journée de près de 20 %, dépassant 2 250 USD. Ces extrêmes de volatilité sont symptomatiques d’un marché susceptible de déraper à tout moment.
Les raisons sont structurelles : avec seulement 73 500 contrats à terme (environ 8,3 milliards USD de contrepartie), le marché du platine est une arène de trading lilliputienne comparée à celui de l’or (plus de 200 milliards USD). Chaque flux de capitaux plus important provoque des sauts de prix disproportionnés. La prévision 2026 doit prendre cette réalité en compte : la volatilité n’est pas un bug, mais une caractéristique de ce marché.
Quatre facteurs déterminants pour la prévision 2026/2027
Pour les observateurs attentifs, quatre événements déclencheurs domineront l’évolution des prix :
1. La Fed et la perspective de taux d’intérêt : les signaux hawkish de la gouverneure de la Fed, Lisa Cook, et la nomination de Kevin Warsh comme prochain président de la Fed indiquent un ralentissement du rythme de baisse des taux. Un taux d’intérêt stable ou en hausse soutient généralement le dollar – et pèse sur les prix des matières premières libellés en dollars.
2. Le dollar américain lui-même : un dollar faible favorise le platine (les acheteurs hors de la zone dollar paient moins), un dollar fort agit comme un frein. La prévision 2026 dépend en partie de l’évolution du taux de change.
3. La géopolitique et les conflits commerciaux : les tensions entre États-Unis et Iran, les discussions tarifaires persistantes et les blocages commerciaux créent de l’incertitude. Ces dynamiques de « prime de risque » peuvent faire fluctuer les prix des matières premières dans les deux sens.
4. Le risque de substitution : si les prix du platine continuent à augmenter, les constructeurs automobiles pourraient se tourner vers le palladium comme alternative moins chère – un scénario classique de plafonnement des prix.
Un cinquième facteur, souvent sous-estimé, est aussi à surveiller : les taux de location du platine physique. Ils signalent des tensions sur le marché et peuvent constituer des indicateurs précoces de mouvements de prix.
La logique d’investissement : trading ou couverture de portefeuille
À quel type d’investisseur la prévision 2025/2026 s’adresse-t-elle ?
Pour les traders actifs, la forte volatilité du platine offre des opportunités de profit classiques. Les récents mouvements de plus de 40 % suivis de corrections de 35 % en quelques jours sont idéaux pour des stratégies de tendance. Avec des leviers et des CFD, on peut opérer avec un système simple :
Configuration technique (tendance classique) : moyenne mobile rapide (10 périodes) versus moyenne mobile lente (30 périodes). Lorsqu’elle croise à la hausse, on ouvre une position à effet de levier (par exemple 5x). Lors de la croisée inverse, on ferme. La clé : gestion rigoureuse du risque, en risquant 1-2 % du capital total par trade, avec un stop-loss à 2 % en dessous du prix d’entrée.
Exemple pratique : avec 10 000 € de capital = risque maximal de 100 € par trade → avec 5x de levier, la position ne doit pas dépasser 1 000 €. La faible liquidité du platine impose toutefois une prudence accrue face aux gaps et slippages.
Pour les investisseurs à long terme conservateurs, le platine peut servir de diversification. Sa dynamique d’offre et de demande est souvent contrariante à celle des actions, offrant un effet de couverture. Les ETC, ETF ou le métal physique sont adaptés. La proportion dans le portefeuille doit être déterminée selon le profil, mais la volatilité accrue nécessite un suivi régulier, un rééquilibrage fréquent et une diversification avec d’autres métaux précieux.
Modalités d’investissement : du physique aux dérivés
La prévision 2025/2026 influence aussi le choix du mode d’investissement :
Conclusion de la prévision : passionnante, mais pas sans risques
La prévision 2025/2026 pour le platine est captivante, car elle oppose deux récits : le déficit structurel d’offre et les crises de production sud-africaines plaident pour des prix plus élevés à long terme. La filière de l’hydrogène pourrait, à partir de 2027/2028, déclencher une nouvelle vague de demande. En même temps, la baisse de la demande automobile, d’éventuelles prises de bénéfices après la rallye, et un dollar fort pourraient entraîner des corrections en 2026.
Pour les traders audacieux, cette incertitude offre des opportunités passionnantes. Pour les investisseurs à long terme, le platine constitue une option intéressante – à condition que le portefeuille supporte cette volatilité supplémentaire. La prévision indique que le platine sort enfin de son sommeil profond. Reste à voir si ces gains dureront en 2026.