Comment mettre en œuvre une architecture Zero-Trust dans les applications Fintech


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De nombreuses violations de la cybersécurité se produisent sous le nez des experts. Malgré des couches de sécurité et de planification, les hackers trouvent toujours un moyen de s’infiltrer dans les serveurs et d’extraire des informations. Cette réalité rend plus crucial que jamais le déploiement de protections renforcées dans les entreprises de toutes tailles. L’architecture Zero-trust (ZTA) est l’une des approches les plus fiables et complètes, notamment dans des secteurs sensibles comme la fintech.

L’importance de ZTA pour la fintech

Les établissements financiers ont été soumis à environ 200 cyberattaques majeures entre 2007 et 2022, allant du vol de cryptomonnaies aux braquages de distributeurs automatiques. Les institutions fintech stockent d’énormes quantités d’informations personnelles identifiables, y compris des détails sensibles sur des millions de clients et de partenaires. Pour les acteurs malveillants, c’est une mine d’or.

Ce sentiment d’urgence incite les institutions financières à adopter ZTA. L’infrastructure exige que chacun vérifie ses identifiants au-delà d’un simple mot de passe. Elle va également au-delà d’autres mesures de défense, comme l’authentification multifactorielle (MFA). La stratégie de sécurité de ZTA repose sur la dissolution de l’hypothèse que chaque utilisateur est implicitement digne de confiance.

Sa force réside dans la vérification rigoureuse des utilisateurs au-delà des mesures conventionnelles. Le cadre oblige les équipes à établir des contrôles d’accès stricts, réduisant ainsi les surfaces d’attaque. Les serveurs sont restructurés en micro-segments, rendant leur intrusion et leur déplacement latéral plus difficiles. Les individus malveillants ont moins de points d’entrée si toutes les portes sont verrouillées, y compris pour ceux qui ont déjà accès.

Les forces de travail fintech ont besoin d’un système de vérification continue qui adopte le principe du moindre privilège pour protéger les données et la vie privée des clients. Il est essentiel pour instaurer la confiance du public tout en respectant les obligations de conformité de l’entreprise. ZTA aide à démontrer une culture axée sur la sécurité aux clients et aux auditeurs.

Principales stratégies pour la mise en œuvre de ZTA

Finalement, ZTA deviendra une norme en raison de ses avantages indiscutables en matière de sécurité et de confidentialité des données. Les professionnels du secteur doivent utiliser ces techniques pour renforcer la posture des fintech dans l’espace numérique.

Utiliser une gestion forte des identités et des accès (IAM)

L’IAM est l’un des piliers de ZTA. Il établit le principe de toujours vérifier et de ne jamais supposer la confiance. Un IAM solide inclut la MFA, l’authentification unique (SSO) et les contrôles d’accès basés sur les rôles, entre autres.

Ces dispositifs permettent aux experts en sécurité de servir de point d’autorité unique, minimisant les points d’entrée potentiels pour les menaces. En cas de problème, les équipes savent qui supervise les privilèges de chacun et peuvent repérer efficacement les anomalies. Dans les organisations fintech mondiales, cela est vital pour une intervention rapide en cas de violation.

Les analyses du secteur montrent que plus de 40 % des équipes de gestion manquent de visibilité suffisante sur les indicateurs clés de risque d’identité. Cela conduit à des employés disposant de permissions excessives ou à une dépendance excessive aux solutions héritées. Ces négligences peuvent augmenter le nombre de vulnérabilités dans la surface d’attaque, surtout dans un environnement rempli de menaces modernes et en constante évolution.

Exploiter la micro-segmentation

La micro-segmentation est essentielle car l’architecture reconnaît que les violations sont inévitables plutôt que totalement évitables. Isoler les informations critiques de l’entreprise dans différentes zones limite la quantité de données pouvant être compromises. Même si un hacker pénètre dans une zone, les autres restent protégées grâce à ZTA.

Dans les applications fintech, les interfaces front-end et back-end peuvent être séparées pour empêcher l’extraction ou la suppression de grands ensembles de données. De nouvelles recherches montrent que les pratiques de micro-segmentation peuvent même être appliquées à des transactions individuelles, renforçant la sécurité dans la banque en ligne.

Augmenter la visibilité des appareils

Avec la prolifération de l’IoT, les entreprises fintech augmentent le nombre de vecteurs d’attaque que les hackers peuvent exploiter. ZTA ne fonctionne que si tous les appareils de l’institution disposent du même niveau de contrôle d’accès et de sécurité. Par conséquent, les analystes doivent traiter chaque appareil avec la même rigueur. Pour ce faire, les équipes peuvent imposer les stratégies suivantes :

  • Émettre des mises à jour de sécurité régulières sur les appareils en endpoint.
  • Installer des antivirus et autres logiciels de sécurité pour surveiller les virus et autres attaques.
  • Exiger une conformité standardisée selon les types d’appareils.

Jusqu’à 70 % des attaques se produisent en raison d’une mauvaise protection des appareils en endpoint, rendant la mise en œuvre de ZTA encore plus cruciale dans ces espaces.

Activer le chiffrement constant des données

Un principe central de ZTA est de supposer qu’une violation est une question de “quand”, pas “si”. Cette mentalité rend le chiffrement robuste des données une composante incontournable de l’architecture, servant de dernière ligne de défense la plus critique. Alors que ZTA se concentre sur le contrôle rigoureux de l’accès au réseau, le chiffrement garantit que même si ces contrôles sont contournés, les données restent sécurisées et inutilisables pour les parties non autorisées.

Cette protection doit être exhaustive, s’appliquant à toutes les données par défaut, qu’elles soient au repos ou en transit. Pour une entreprise fintech, dont tout le modèle repose sur l’intégrité de ses données — des informations clients aux historiques de transactions — le chiffrement est la dernière sauvegarde. Il rend une intrusion réussie dans le réseau largement inutile, protégeant directement les actifs numériques de l’entreprise et, surtout, la confiance de ses clients.

L’intégration de ZTA est essentielle dans la fintech

La fintech est une industrie en plein essor, et elle continuera de croître à mesure que des innovations telles que l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique s’ancrent davantage dans les organisations. Le potentiel pour une satisfaction client accrue et une sécurité financière renforcée est immense. Cependant, cela ne peut se réaliser que si les analystes et les équipes IT collaborent pour construire une architecture anticipant la menace croissante des cybercriminels dans les secteurs critiques.

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