Guide de recommandation des actions australiennes 2026|De l'avantage politique à la stratégie d'investissement basée sur le cycle technologique

De nombreuses personnes ont une perception limitée de l’Australie, souvent basée sur l’image stéréotypée de destination de retraite. Mais sous l’angle de l’investissement, le marché boursier australien présente un tableau tout à fait différent — ce trésor minier de l’hémisphère sud se trouve à l’intersection de la transition énergétique et de la vague d’IA. Pour les investisseurs taiwanais, les actions australiennes recommandées méritent une attention particulière, non seulement en raison de leurs avantages fiscaux, mais aussi des opportunités structurelles auxquelles ils font face.

Cet article analysera, à travers trois dimensions — changement de politique, innovation technologique, jeu géopolitique — la logique centrale des recommandations d’actions australiennes pour 2026, en sélectionnant 9 cibles potentielles pour vous aider à repérer des opportunités d’investissement sûres dans cette période de transformation.

Point de bascule du marché australien : de la performance 2024 aux opportunités 2026

L’indice australien (ASX200) a augmenté de 12,95 % en 2024, reflet d’une transformation industrielle en cours. Le marché s’est concentré sur deux forces opposées : d’un côté, les actions de lithium ont chuté de 30 % en raison de la surcapacité ; de l’autre, la demande en puissance de calcul pour l’IA a fait doubler le cours de Sandfire Resources, géant du cuivre.

En 2026, cette lutte n’est plus simplement une bataille entre offre et demande, mais une refonte profonde par la politique et la technologie. La série de mesures lancées par le ministre australien des Finances en 2025 — notamment une subvention de 2 AUD par kg pour les exportateurs d’hydrogène, et une législation visant à éliminer progressivement les centrales à charbon d’ici 2030 — ont commencé à se concrétiser, devenant des variables clés pour la réévaluation du marché australien.

Face à l’accélération de la neutralité carbone, à l’approfondissement des applications de l’IA et aux changements géopolitiques, deux questions clés se posent aux investisseurs australiens : les actions traditionnelles du secteur minier deviendront-elles des pièges à valeur dans la transition énergétique, ou pourront-elles renaître grâce à la montée en gamme technologique ? Avec le cycle de baisse des taux et la course à l’armement de l’IA, l’Australie pourra-t-elle engendrer le prochain géant technologique mondial ?

Trois logiques d’investissement dans les actions australiennes en 2026

Logique 1 : Avantages politiques — du slogan à la réalité tangible

Le programme de subventions à l’hydrogène lancé par le gouvernement australien a été mis en œuvre en 2025, visant à capter 15 % des exportations mondiales d’hydrogène d’ici 2030. Ce n’est pas seulement un engagement écologique, mais aussi une stratégie industrielle de haut niveau.

Les cibles bénéficiaires incluent des entreprises d’infrastructures (comme la division FFI de Fortescue Metals Group) et des sociétés de technologie d’électrolyseurs. Parallèlement, la politique européenne sur les droits de douane carbone s’intensifie, forçant des géants australiens comme BHP et RIO à accélérer leurs investissements dans les technologies propres. BHP prévoit d’investir 3 milliards AUD dans des projets de capture du carbone, visant une réduction de 30 % d’ici 2030. Cela confère aux entreprises technologiques en avance une prime de marché.

Logique 2 : Variables technologiques — l’IA et les véhicules électriques redéfinissent la carte minière

La construction mondiale de centres de données IA est en plein essor, ces « gros consommateurs d’électricité » voient leur demande en cuivre augmenter exponentiellement. Avec l’émergence du secteur des véhicules électriques, la pénurie de cuivre pourrait dépasser celle du lithium en 2026. La consensus est que, dans 3 à 5 ans, le prix du cuivre connaîtra une hausse structurelle.

Concernant le lithium, bien que son prix ait fortement reculé en 2024, les entreprises australiennes ont tiré des leçons. Plutôt que de participer à une guerre des prix, elles privilégient la signature d’accords de long terme avec de grands clients comme Tesla, pour sécuriser leur approvisionnement. Ce mode de « stratégie d’ancrage » devient une norme pour les miniers australiens.

Logique 3 : Jeu géopolitique — l’Australie, pièce maîtresse dans la compétition pour les ressources

Dans le contexte de la rivalité sino-américaine, l’Australie détient la deuxième plus grande réserve mondiale de terres rares, renforçant sa position stratégique. Les États-Unis, cherchant à réduire leur dépendance à la Chine pour ces ressources, investissent massivement dans les mines australiennes. Lynas (LYC) a reçu 200 millions USD du Département de la Défense américain pour étendre sa raffinerie en Malaisie. Cependant, la concurrence des fournisseurs à bas coût en Indonésie et au Vietnam grignote le marché, l’Australie devant s’appuyer sur ses technologies de raffinage pour maintenir ses prix élevés.

En résumé, la réussite ou l’échec des investissements en 2026 dépendra de trois questions : où vont les subventions gouvernementales, quels seront les besoins technologiques clés, et comment la compétition entre grandes puissances se jouera sur ces ressources.

9 actions australiennes à potentiel en 2026 : analyse approfondie

🔴 Fortescue Metals Group (FMG) — Le potentiel du champion du vert-hydrogène

FMG (FMG.AU), principalement exploitant de fer, génère 80 % de ses revenus, mais sa filiale FFI devient le moteur de croissance. FMG vise d’ici 2030 une production annuelle de 15 millions de tonnes d’hydrogène vert, bien au-delà de la capacité mondiale actuelle.

L’avantage unique de FMG réside dans le fait qu’elle utilise la stabilité de ses flux de trésorerie issus du fer pour soutenir ses investissements dans l’hydrogène. En cas d’échec, ses activités traditionnelles peuvent soutenir la société ; en cas de succès, FMG pourrait devenir « l’Arabie Saoudite de l’hydrogène ». Avec des technologies de production à faible coût et le soutien des politiques australiennes, FMG pourrait connaître une croissance significative dans les trois prochaines années.

Malgré les risques technologiques et de flux de trésorerie liés à l’hydrogène, ses fondamentaux miniers solides offrent une protection. Convient aux investisseurs audacieux capables d’accepter la volatilité à court terme.

🟠 BHP — Le leader minier en mode défensif et offensif

BHP (BHP.AU) tire 65 % de ses profits de l’exploitation du minerai de fer en 2024, avec un flux de trésorerie abondant permettant de verser des dividendes élevés. La moyenne des dividendes sur 5 ans atteint 5,8 %, bien au-dessus de la moyenne du marché australien.

Plus important encore, BHP détient la plus grande mine de cuivre au monde — Escondida au Chili — dont la capacité sera portée à 1,4 million de tonnes en 2026. Dans un contexte de demande croissante en électricité verte et puissance de calcul IA, cet avantage s’amplifiera. BHP a aussi signé un contrat de 10 ans pour fournir du cuivre à Tesla, liant directement sa croissance à celle du véhicule électrique.

La hausse des prix du charbon thermique en Asie, due aux tensions géopolitiques, maintient le coût du charbon à Queensland autour de 80 AUD/tonne, tandis que le prix spot atteint 320 AUD/tonne, laissant entrevoir une marge bénéficiaire importante jusqu’en 2026. À moins d’un effondrement économique mondial ou d’une chute brutale des prix des matières premières, BHP présente une triple force : « support en baisse, potentiel de hausse, rendement élevé ».

Les investisseurs prudents peuvent acheter pour recevoir des dividendes ; ceux plus agressifs peuvent couvrir leur position en vendant des futures sur le minerai de fer pour limiter la volatilité.

🟡 Rio Tinto (RIO) — La haute rentabilité dans un modèle léger en actifs

Rio Tinto (RIO.AU) se distingue par une structure d’actifs plus légère et un endettement plus faible que BHP. En période de taux d’intérêt élevés, cette faible levée de fonds assure une meilleure santé financière. Si la hausse des taux se prolonge plus que prévu, Rio sera mieux armée pour résister.

Son rendement en dividendes d’environ 6 %, supérieur à celui de BHP (5,8 %), en fait une option attractive pour les investisseurs recherchant un revenu stable. Cependant, ses coûts unitaires plus élevés, notamment pour le cuivre, le fer et le nickel, limitent sa croissance si la demande mondiale pour ces métaux dépasse les prévisions.

En conclusion, Rio est une option « prudente mais pas agressive », adaptée aux investisseurs à faible tolérance au risque sur le long terme.

🔵 Commonwealth Bank of Australia (CBA) — La valeur refuge du secteur financier

CBA est considéré comme le pilier défensif du secteur bancaire australien. Avec la baisse des taux par la RBA, la pression sur les prêts hypothécaires diminue, le taux de créances douteuses restant à 0,4 %, très contrôlé.

Son rendement moyen en dividendes de 5,2 % sur 5 ans dépasse largement la moyenne des 4 grandes banques australiennes (4,5 %), avec 28 années consécutives d’augmentation des dividendes, un atout pour les retraités.

Quel que soit le contexte économique mondial, CBA reste profitable : en période de croissance, ses activités s’étendent ; en période de ralentissement, l’immigration et les risques géopolitiques peuvent faire monter les prix de l’immobilier, renforçant ses actifs hypothécaires. La seule menace est une hausse du chômage.

Les investisseurs conservateurs peuvent acheter à prix actuel pour sécuriser leur dividende ; ceux qui cherchent à profiter des fluctuations peuvent attendre un repli vers la bande de Bollinger ou la moyenne mobile trimestrielle pour entrer.

🟣 Sandfire Resources (SFR) — Le rebelle du cuivre à faible coût

Sandfire Resources (SFR.AU) montre un potentiel fort dans la vague IA et véhicules électriques. Son gisement de Moatize au Mozambique affiche un taux de cuivre de 6 %, bien supérieur à la moyenne mondiale de 0,8 %, avec un coût de production de seulement 1,5 AUD/lb, inférieur à la moyenne du secteur (2,8 AUD/lb).

D’ici mi-2026, la capacité annuelle pourrait atteindre 200 000 tonnes. La demande de cuivre explose avec la production de BYD et Tesla, chaque voiture nécessitant plus de cuivre. Sandfire a signé un contrat de cinq ans avec Tesla et d’autres pour vendre 50 % de sa capacité à un prix basé sur le LME + 10 % de prime.

Les prévisions indiquent que, face à une pénurie mondiale croissante, le prix du cuivre pourrait atteindre 12 000 AUD/tonne. SFR devient ainsi un levier pour profiter de la hausse du cuivre, idéal pour les investisseurs optimistes sur le marché des métaux.

🔶 CSL Limited — Le gagnant caché du vieillissement démographique

CSL (CSL.AU) tire sa force de la démographie australienne. Plus de 5 millions de personnes de plus de 65 ans, avec une croissance continue du budget Medicare. La logique d’investissement est simple : les entreprises qui aident à réduire les coûts de santé pour le gouvernement ont un marché assuré.

CSL possède une barrière concurrentielle élevée : 45 % du plasma mondial est contrôlé par CSL, avec une technologie de purification 20 % moins coûteuse que ses concurrents. Sa part de marché dans le vaccin contre la grippe est de 30 %, avec des performances accrues lors des épidémies hivernales. Ses médicaments pour maladies rares, vendus à plus de 100 000 USD par dose, sont remboursés sans souci par le gouvernement.

En 2024, le marché a concentré ses fonds sur l’IA, et bien que la croissance des résultats de nombreuses sociétés de santé ait été limitée, ces actions devraient rattraper leur retard en 2026. Sur le long terme, le vieillissement et la croissance des maladies chroniques garantissent une croissance des profits pour CSL, en faisant une valeur sûre dans le secteur médical.

🟡 Wesfarmers (WES) — Le défenseur du cycle de consommation

Wesfarmers (WES.AU), le plus grand détaillant australien, a bénéficié d’un cycle favorable en 2024-2025, avec la reprise de la consommation. Par rapport à de nombreuses actions liées à l’IA, souvent surévaluées, le secteur de la vente au détail présente une valorisation plus rationnelle, avec un risque d’achat plus faible.

L’entreprise est en tendance haussière. Les investisseurs à long terme peuvent pratiquer la stratégie d’investissement périodique ; les traders peuvent entrer lors d’un repli vers la bande de Bollinger ou la moyenne mobile trimestrielle, puis sortir à un sommet ou un précédent pic.

🔷 Zip Co Limited — Le renouveau du paiement différé

Zip (ZIP.AU), dans le secteur BNPL (acheter maintenant, payer plus tard), a un modèle similaire à VISA ou Mastercard. Après deux années difficiles dues à la hausse des taux, la société voit ses volumes repartir, ses créances douteuses diminuer, et son cours remonter à 3,1 AUD. La fin du cycle de hausse des taux en 2025 devrait continuer à améliorer la qualité du portefeuille, avec une expansion du nombre de clients, ce qui en fait une valeur à surveiller.

🟥 Gamin Group (GMG) — Le roi discret de l’immobilier logistique

Gamin Group (GMG.AU), le plus grand promoteur immobilier et REIT australien, investit dans des entrepôts, centres logistiques, bureaux et locaux commerciaux. Son revenu provient des loyers et des frais de gestion. Surnommé « le roi discret des infrastructures » et « le géant des loyers du e-commerce », il détient 65 % des principales installations logistiques en Australie (ex. le parc de Mascot à Sydney). Des géants comme Amazon et Coles signent des contrats à long terme, avec des baux de 8 ans et un taux d’occupation de 98 %. La société a augmenté ses dividendes pendant 12 années consécutives, avec une rentabilité stable et supérieure à ses pairs.

Avec la résolution de l’inflation et la reprise économique, les loyers et les prix immobiliers augmentent, renforçant la valeur nette et la rentabilité. Depuis 2022, le cours a entamé une tendance haussière stable. La baisse des taux en 2026 réduira encore le coût du financement immobilier, favorisant la croissance des profits. Attention toutefois aux risques liés à une récession mondiale ou à une inversion des taux, pouvant impacter la rentabilité locative.

Trois avantages clés de l’investissement en actions australiennes

Avantage 1 : Rendements stables et durables, prouvés par l’histoire

L’Australie, pays le plus développé de l’hémisphère sud, bénéficie de ressources agricoles et minières abondantes. Depuis 1991, sauf en 2020 en raison de la pandémie, le marché australien a connu une croissance continue. Sur 35 ans (1990-2025), le rendement annuel moyen de l’indice est de 11,8 %, avec un dividende moyen de 4 %, faisant de l’Australie une option d’investissement à long terme de grande qualité.

Avantage 2 : Environnement géopolitique relativement stable

Traditionnellement, les investisseurs privilégiaient les marchés américains, taïwanais, hongkongais et japonais, en raison de leur proximité et de leur familiarité. Mais face à la multiplication des conflits géopolitiques mondiaux, l’Australie, pays politiquement et économiquement stable, pourrait attirer davantage de capitaux internationaux.

Avantage 3 : Avantages fiscaux uniques pour les investisseurs taïwanais

L’accord de double imposition (DTA) entre l’Australie et Taïwan stipule que les dividendes versés par des entreprises australiennes à des résidents taïwanais sont exonérés d’impôt, avec une retenue maximale de 10 % sur la partie exonérée, et 15 % dans d’autres cas. Cela signifie que les dividendes australiens sont presque sans fiscalité, contrairement aux dividendes américains soumis à 30 % d’impôt américain, réduisant ainsi le coût effectif de l’investissement.

Investir en actions australiennes en 2026 : rechercher la certitude dans la transformation

Les 10 dernières années, l’éclat des actions australiennes a été terni par la surabondance minière et la dépréciation du dollar australien. Mais après la pandémie, la montée des préoccupations écologiques, la compétitivité accrue des ressources australiennes à faible coût, et la montée des risques géopolitiques dans l’hémisphère nord, ont accéléré le flux de capitaux vers cette destination plus sûre.

En 2026, cette transformation s’intensifiera : la réélection fédérale remodelera la politique de subventions énergétiques, la demande en puissance de calcul IA redéfinira la valorisation minière, et le cycle de baisse des taux initiera une nouvelle phase de réallocation d’actifs.

Le véritable attrait des actions australiennes ne réside pas dans la « gestion du risque », mais dans la recherche de « rendements exceptionnels dans la volatilité ». Plutôt que de prédire le marché, il vaut mieux construire votre propre système d’investissement. Si vous n’avez pas encore de compte, vous pouvez ouvrir un compte démo sur la plateforme pour pratiquer le trading, sans dépôt, et vous familiariser avec le marché à tout moment. C’est le moment idéal pour se positionner sur les actions australiennes recommandées pour 2026.

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