La Bâle IV est un ensemble de réformes bancaires élaboré en réponse à la crise financière de 2008-2009. Il s’agit d’un ensemble complet de mesures qui apporteront des changements significatifs dans la manière dont les banques, en particulier celles aux États-Unis, calculent les actifs pondérés en fonction du risque (RWA).
La Bâle IV est le nom informel d’un ensemble de réformes bancaires proposées s’appuyant sur les accords bancaires internationaux connus sous le nom de Bâle I, Bâle II et Bâle III. Elle est également appelée Bâle 3.1. Sa mise en œuvre a commencé le 1er janvier 2023, bien que son adoption complète soit prévue d’ici 2025, avec des étapes d’implémentation variables selon les pays.
Points clés
La Bâle IV, aussi appelée Bâle 3.1, vise à renforcer la stabilité du système bancaire mondial en révisant le calcul des actifs pondérés en fonction du risque.
Ce ensemble de réformes a été lancé en réponse à la crise financière de 2008-2009 pour renforcer la résilience financière.
La Bâle IV propose des modifications aux normes de risque de crédit, d’ajustement de la valorisation du crédit (CVA) et de risque opérationnel.
La mise en œuvre a débuté le 1er janvier 2023, avec une adoption complète prévue pour 2025, selon les pays.
Les banques devront respecter un minimum de réserves de capital basé sur des évaluations de risque standardisées, plutôt qu’internes.
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QUESTION
Explorer l’impact mondial des accords de Bâle
Les accords de Bâle I, II et III sont des accords internationaux du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (BCBS) à Bâle, en Suisse. Les membres incluent des banques centrales et des régulateurs bancaires mondiaux. Les États-Unis sont représentés par le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, la Réserve fédérale de New York, l’Office of the Comptroller of the Currency et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).
L’objectif global des accords de Bâle, tels qu’ils sont collectivement connus, est « d’améliorer la compréhension de la supervision et la qualité de la supervision bancaire dans le monde entier », selon le BCBS.
Le comité vise à échanger des informations sur la supervision nationale, à améliorer les techniques de supervision et à établir des normes minimales.
Les normes des accords sont volontaires. Le BCBS ne peut pas les faire respecter et dépend des régulateurs nationaux pour leur mise en œuvre. Ces derniers peuvent établir des règles plus strictes s’ils le souhaitent.
Un aperçu historique de Bâle I, II et III :
Bâle I : Connu à l’époque sous le nom d’Accord de capital de Bâle, Bâle I a été publié en 1988. Son objectif était de répondre à ce que les banquiers centraux percevaient comme un besoin d’un « accord multinationale pour renforcer la stabilité du système bancaire international et éliminer une source d’inégalité concurrentielle résultant des différences dans les exigences de capital nationales. »
Important
Les exigences de capital désignent le montant d’actifs liquides qu’une banque doit conserver pour faire face à ses obligations potentielles. Bâle I préconisait que les banques maintiennent un ratio minimum de capital par rapport aux RWA de 8 %, d’ici la fin 1992.
Bâle II : En 2004, environ un décennie et demie après le premier accord de Bâle, le comité a publié une mise à jour, Bâle II. Bâle II a affiné la méthode de calcul du ratio minimum de capital par rapport aux RWA, en divisant les actifs bancaires en niveaux selon leur liquidité et leur niveau de risque, le capital de niveau 1 étant de la plus haute qualité. Sous Bâle II, les banques devaient toujours maintenir une réserve de 8 %, mais au moins la moitié (4 %) devait désormais être du capital de niveau 1.
Bâle III : Après l’effondrement des prêts hypothécaires subprimes aux États-Unis et la crise financière mondiale de 2007-2008, qui ont montré que les mesures d’atténuation des risques de Bâle I et II étaient insuffisantes, le comité s’est attelé à Bâle III. Commencée en 2009, elle devait initialement entrer en vigueur en 2015, mais la date limite a été repoussée plusieurs fois, et sa mise en œuvre a commencé le 1er janvier 2023, bien que certaines dispositions soient déjà en vigueur dans certains pays.
Parmi d’autres changements, Bâle III a augmenté l’exigence de capital de niveau 1 à 6 % contre 4 %, tout en exigeant que les banques maintiennent des réserves supplémentaires, portant l’exigence totale de capital jusqu’à 13 %.
Anticiper les changements apportés par Bâle IV au système bancaire mondial
Alors que Bâle III attendait sa date limite de mise en œuvre finale, le BCBS a continué à ajuster ses dispositions. Dans une partie de la communauté financière, ces propositions sont devenues connues sous le nom non officiel de Bâle IV. Cependant, William Coen, alors secrétaire général du comité de Bâle, a déclaré lors d’un discours en 2016 qu’il ne pensait pas que ces changements étaient suffisamment substantiels pour mériter leur propre chiffre romain.
Que ce soit simplement la dernière phase de Bâle III ou un « Bâle » en soi, Bâle IV a commencé sa mise en œuvre le 1er janvier 2023. Son objectif principal, selon le comité, est de « restaurer la crédibilité dans le calcul des RWA et d’améliorer la comparabilité des ratios de capital des banques. »
Dans cette optique, il propose plusieurs changements, certains très techniques. Ils incluent :
Améliorer les approches standardisées des accords antérieurs pour le risque de crédit, le risque d’ajustement de la valorisation du crédit (CVA) et le risque opérationnel. Ces règles établissent de nouvelles classifications de risque pour divers types d’actifs, y compris les obligations et l’immobilier. Le risque de valorisation du crédit concerne la tarification des instruments dérivés.
Limiter l’utilisation des approches de modèle interne utilisées par certaines banques pour calculer leurs exigences de capital. En général, les banques devront suivre l’approche standardisée des accords, sauf si elles obtiennent l’approbation du régulateur pour utiliser une alternative. Les modèles internes ont été critiqués pour permettre aux banques de sous-estimer le risque de leurs portefeuilles et la quantité de capital qu’elles doivent réserver.
Introduire un coussin de ratio de levier pour limiter davantage le levier des banques systémiques importantes mondiales (banques considérées comme si grandes et importantes que leur faillite pourrait mettre en danger le système financier mondial). Le nouveau ratio de levier exige qu’elles conservent des capitaux supplémentaires en réserve.
Remplacer le plafond de sortie de Bâle II par un plafond plus sensible au risque. Cette disposition concerne la différence entre le montant de capital qu’une banque devrait réserver selon son modèle interne et le modèle standardisé. Les nouvelles règles obligeraient les banques, d’ici 2027, à détenir un capital au moins égal à 72,5 % du montant indiqué par le modèle standardisé, indépendamment de ce que suggère leur modèle interne.
Bien que Bâle IV ait commencé sa mise en œuvre le 1er janvier 2023, les banques disposeront de cinq ans pour se conformer pleinement. Sur la base de l’histoire récente, il est toujours possible que la date limite soit prolongée, ainsi que que certaines dispositions soient modifiées avant leur entrée en vigueur.
Que sont les accords de Bâle ?
Les accords de Bâle sont une série de réglementations bancaires internationales volontaires élaborées par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, qui fait partie de la Banque des règlements internationaux à Bâle, en Suisse.
Qu’est-ce que le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire ?
Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire est une organisation qui rassemble des banquiers centraux et des régulateurs bancaires du monde entier pour discuter et élaborer des règles pour une supervision bancaire internationale plus efficace. Il a été créé en 1974 et est surtout connu pour avoir créé les accords de Bâle.
Quels pays font partie du Comité de Bâle ?
L’adhésion actuelle du Comité de Bâle comprend 45 membres issus de 28 juridictions : Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Union européenne, France, Allemagne, Hong Kong SAR, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Corée, Luxembourg, Mexique, Pays-Bas, Russie, Arabie saoudite, Singapour, Afrique du Sud, Espagne, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni et États-Unis.
En résumé
La Bâle IV, aussi appelée Bâle 3.1, est la dernière d’une série d’accords internationaux visant à apporter une meilleure standardisation et stabilité au système bancaire mondial. Elle s’appuie sur les réformes initiées par Bâle I en 1988, qui ont été ultérieurement suivies et complétées par Bâle II et Bâle III. Son objectif principal est de restaurer la crédibilité dans le calcul des actifs pondérés en fonction du risque et d’améliorer la comparabilité des ratios de capital entre banques dans le monde entier.
Bâle IV introduit des changements techniques qui impactent la manière dont les banques évaluent les risques de crédit, opérationnels et CVA, en insistant particulièrement sur l’amélioration de la standardisation des risques. Les réformes obligent les banques à s’adapter d’ici 2025, avec une conformité totale prévue pour 2027, ce qui donne une échéance pour la préparation des acteurs. Les banques américaines et autres institutions mondiales doivent se concentrer sur la manière dont ces réformes pourraient influencer les approches réglementaires et les stratégies de gestion du capital. Elles visent à renforcer le système financier mondial, en assurant une cohérence dans les pratiques bancaires à l’échelle mondiale, tout en évitant de reproduire les crises financières passées.
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Explication de Basel IV : Impact sur les banques américaines et les réformes financières mondiales
Qu’est-ce que la Bâle IV ?
La Bâle IV est un ensemble de réformes bancaires élaboré en réponse à la crise financière de 2008-2009. Il s’agit d’un ensemble complet de mesures qui apporteront des changements significatifs dans la manière dont les banques, en particulier celles aux États-Unis, calculent les actifs pondérés en fonction du risque (RWA).
La Bâle IV est le nom informel d’un ensemble de réformes bancaires proposées s’appuyant sur les accords bancaires internationaux connus sous le nom de Bâle I, Bâle II et Bâle III. Elle est également appelée Bâle 3.1. Sa mise en œuvre a commencé le 1er janvier 2023, bien que son adoption complète soit prévue d’ici 2025, avec des étapes d’implémentation variables selon les pays.
Points clés
Obtenez des réponses personnalisées, alimentées par l’IA, basées sur plus de 27 ans d’expertise fiable.
QUESTION
Explorer l’impact mondial des accords de Bâle
Les accords de Bâle I, II et III sont des accords internationaux du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (BCBS) à Bâle, en Suisse. Les membres incluent des banques centrales et des régulateurs bancaires mondiaux. Les États-Unis sont représentés par le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, la Réserve fédérale de New York, l’Office of the Comptroller of the Currency et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).
L’objectif global des accords de Bâle, tels qu’ils sont collectivement connus, est « d’améliorer la compréhension de la supervision et la qualité de la supervision bancaire dans le monde entier », selon le BCBS.
Le comité vise à échanger des informations sur la supervision nationale, à améliorer les techniques de supervision et à établir des normes minimales.
Les normes des accords sont volontaires. Le BCBS ne peut pas les faire respecter et dépend des régulateurs nationaux pour leur mise en œuvre. Ces derniers peuvent établir des règles plus strictes s’ils le souhaitent.
Un aperçu historique de Bâle I, II et III :
Bâle I : Connu à l’époque sous le nom d’Accord de capital de Bâle, Bâle I a été publié en 1988. Son objectif était de répondre à ce que les banquiers centraux percevaient comme un besoin d’un « accord multinationale pour renforcer la stabilité du système bancaire international et éliminer une source d’inégalité concurrentielle résultant des différences dans les exigences de capital nationales. »
Important
Les exigences de capital désignent le montant d’actifs liquides qu’une banque doit conserver pour faire face à ses obligations potentielles. Bâle I préconisait que les banques maintiennent un ratio minimum de capital par rapport aux RWA de 8 %, d’ici la fin 1992.
Bâle II : En 2004, environ un décennie et demie après le premier accord de Bâle, le comité a publié une mise à jour, Bâle II. Bâle II a affiné la méthode de calcul du ratio minimum de capital par rapport aux RWA, en divisant les actifs bancaires en niveaux selon leur liquidité et leur niveau de risque, le capital de niveau 1 étant de la plus haute qualité. Sous Bâle II, les banques devaient toujours maintenir une réserve de 8 %, mais au moins la moitié (4 %) devait désormais être du capital de niveau 1.
Bâle III : Après l’effondrement des prêts hypothécaires subprimes aux États-Unis et la crise financière mondiale de 2007-2008, qui ont montré que les mesures d’atténuation des risques de Bâle I et II étaient insuffisantes, le comité s’est attelé à Bâle III. Commencée en 2009, elle devait initialement entrer en vigueur en 2015, mais la date limite a été repoussée plusieurs fois, et sa mise en œuvre a commencé le 1er janvier 2023, bien que certaines dispositions soient déjà en vigueur dans certains pays.
Parmi d’autres changements, Bâle III a augmenté l’exigence de capital de niveau 1 à 6 % contre 4 %, tout en exigeant que les banques maintiennent des réserves supplémentaires, portant l’exigence totale de capital jusqu’à 13 %.
Anticiper les changements apportés par Bâle IV au système bancaire mondial
Alors que Bâle III attendait sa date limite de mise en œuvre finale, le BCBS a continué à ajuster ses dispositions. Dans une partie de la communauté financière, ces propositions sont devenues connues sous le nom non officiel de Bâle IV. Cependant, William Coen, alors secrétaire général du comité de Bâle, a déclaré lors d’un discours en 2016 qu’il ne pensait pas que ces changements étaient suffisamment substantiels pour mériter leur propre chiffre romain.
Que ce soit simplement la dernière phase de Bâle III ou un « Bâle » en soi, Bâle IV a commencé sa mise en œuvre le 1er janvier 2023. Son objectif principal, selon le comité, est de « restaurer la crédibilité dans le calcul des RWA et d’améliorer la comparabilité des ratios de capital des banques. »
Dans cette optique, il propose plusieurs changements, certains très techniques. Ils incluent :
Bien que Bâle IV ait commencé sa mise en œuvre le 1er janvier 2023, les banques disposeront de cinq ans pour se conformer pleinement. Sur la base de l’histoire récente, il est toujours possible que la date limite soit prolongée, ainsi que que certaines dispositions soient modifiées avant leur entrée en vigueur.
Que sont les accords de Bâle ?
Les accords de Bâle sont une série de réglementations bancaires internationales volontaires élaborées par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, qui fait partie de la Banque des règlements internationaux à Bâle, en Suisse.
Qu’est-ce que le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire ?
Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire est une organisation qui rassemble des banquiers centraux et des régulateurs bancaires du monde entier pour discuter et élaborer des règles pour une supervision bancaire internationale plus efficace. Il a été créé en 1974 et est surtout connu pour avoir créé les accords de Bâle.
Quels pays font partie du Comité de Bâle ?
L’adhésion actuelle du Comité de Bâle comprend 45 membres issus de 28 juridictions : Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Union européenne, France, Allemagne, Hong Kong SAR, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Corée, Luxembourg, Mexique, Pays-Bas, Russie, Arabie saoudite, Singapour, Afrique du Sud, Espagne, Suède, Suisse, Turquie, Royaume-Uni et États-Unis.
En résumé
La Bâle IV, aussi appelée Bâle 3.1, est la dernière d’une série d’accords internationaux visant à apporter une meilleure standardisation et stabilité au système bancaire mondial. Elle s’appuie sur les réformes initiées par Bâle I en 1988, qui ont été ultérieurement suivies et complétées par Bâle II et Bâle III. Son objectif principal est de restaurer la crédibilité dans le calcul des actifs pondérés en fonction du risque et d’améliorer la comparabilité des ratios de capital entre banques dans le monde entier.
Bâle IV introduit des changements techniques qui impactent la manière dont les banques évaluent les risques de crédit, opérationnels et CVA, en insistant particulièrement sur l’amélioration de la standardisation des risques. Les réformes obligent les banques à s’adapter d’ici 2025, avec une conformité totale prévue pour 2027, ce qui donne une échéance pour la préparation des acteurs. Les banques américaines et autres institutions mondiales doivent se concentrer sur la manière dont ces réformes pourraient influencer les approches réglementaires et les stratégies de gestion du capital. Elles visent à renforcer le système financier mondial, en assurant une cohérence dans les pratiques bancaires à l’échelle mondiale, tout en évitant de reproduire les crises financières passées.