Les actions en suspension vont-elles augmenter ? Décrypter les opportunités d'investissement et les risques derrière les transactions anormales sur les actions
Lorsque vous découvrez qu’une action a connu une hausse de plus de 100 % à court terme, mais que soudainement il devient impossible de la vendre rapidement comme d’habitude, et que le crédit ou la marge sont également limités, cela peut indiquer que cette action est entrée dans un état de trading particulier. Beaucoup d’investisseurs se demandent : les actions en traitement vont-elles continuer à monter ? Pourquoi ces restrictions sont-elles imposées ? Quelles opportunités et quels risques se cachent derrière ces limitations ?
Pourquoi les actions en traitement ont-elles des restrictions de trading ?
Les actions en traitement sont celles qui, en raison de fluctuations anormales sur une courte période, ont été placées sur une liste de surveillance spéciale par la Bourse de Taiwan. Des phénomènes tels que des variations de prix excessives, un taux de rotation élevé ou un volume de transactions anormalement accru déclenchent cette classification.
L’objectif principal de la bourse en imposant ces restrictions est de réduire la chaleur du marché, afin de calmer la spéculation excessive. Concrètement, ces actions font l’objet d’une surveillance à deux niveaux : d’abord, elles sont signalées comme « actions à surveiller » (sans restriction de trading), puis, si l’anomalie persiste, elles sont classées comme « actions en traitement » (avec restrictions).
Les actions en traitement voient leur volume de transactions, leur fréquence de correspondance et leurs modalités de paiement strictement contrôlés. Selon la gravité de l’anomalie, il existe deux phases de traitement :
Premier traitement : chaque 5 minutes, une seule correspondance est autorisée. Si une seule transaction dépasse 10 lots ou si le cumul dépasse 30 lots, une transaction en bloc (paiement immédiat intégral, pas T+2) doit être effectuée. Par ailleurs, la fonction de crédit et de marge est suspendue pour cette action.
Deuxième traitement : la fréquence de correspondance est réduite à une toutes les 20 minutes, et toutes les transactions, quelle que soit leur volume, doivent être effectuées en bloc. Ces mesures entraînent souvent une chute brutale du volume de transactions et une dégradation significative de la liquidité.
En général, la période de traitement dure 10 jours ouvrables, mais si le volume de transactions de clôture intra-journalière dépasse 60 %, cette période est prolongée à 12 jours. Selon les données de fin 2023, plusieurs actions comme Evergrande, Lishan, Hongguang, Huangchang ont connu cette période de traitement.
La hausse ou la baisse des actions en traitement dépend de deux facteurs principaux
Les actions en traitement peuvent-elles monter ? Il n’y a pas de réponse absolue, car la performance varie énormément selon chaque action. Par exemple, en 2021, lors de restrictions de trading, Wavetech (6756) a vu son prix augmenter de 24 % durant la traitement, tandis que Yangming (2609), après avoir été classée en traitement, a rapidement chuté fortement et a été à nouveau classée en traitement, avec une performance faible par la suite.
Ces exemples illustrent une règle importante : la tendance future d’une action en traitement dépend de ses fondamentaux et de la dynamique du marché des capitaux.
Du point de vue fondamental, il faut analyser en profondeur l’activité principale de l’entreprise, sa compétitivité sur le marché, ses états financiers (notamment la croissance du chiffre d’affaires, la marge brute, le bénéfice net) et la stabilité de ses tendances financières. Ces facteurs déterminent la valeur réelle de l’entreprise.
Du point de vue du marché des capitaux, il faut observer les flux de capitaux entrants et sortants. Étant donné que durant la traitement, le crédit et la marge sont suspendus, les signaux d’achat ou de vente des acteurs institutionnels deviennent plus clairs, permettant d’identifier leurs intentions. Une entrée continue de capitaux indique une confiance persistante, tandis qu’une vente massive peut signaler un risque accru.
Il existe un proverbe disant « plus la fermeture est grande, plus la queue est longue », signifiant que certains titres populaires en traitement, lorsque leur liquidité est faible, voient leurs capitaux relativement stables, et qu’après la fin du traitement, ils peuvent connaître une nouvelle hausse. Cependant, ce scénario ne se produit généralement que si les fondamentaux de l’entreprise restent solides et que le marché est optimiste. À l’inverse, si le titre subit des ventes à découvert ou une forte chute durant la traitement, il devient beaucoup plus difficile de sortir du marché.
Comment évaluer si une action en traitement a une valeur d’achat ?
Une action en traitement n’est qu’un label temporaire d’anomalie de trading, elle ne reflète pas nécessairement la qualité de l’entreprise. Si l’investisseur a effectué une recherche approfondie et est convaincu de la valeur de l’entreprise, il peut toujours envisager d’acheter durant cette période.
Pour déterminer si une action en traitement vaut la peine d’être achetée, il faut considérer plusieurs dimensions :
Observer la tendance du prix : durant la traitement, le prix reste-t-il stable ou subit-il une forte baisse ? Une consolidation horizontale indique souvent une stabilité des capitaux, ce qui peut être un bon moment pour entrer ; une chute importante doit être évitée, car elle reflète une attitude pessimiste du marché.
Évaluer la valorisation : comparer la valorisation par rapport à la moyenne sectorielle ou à l’historique, pour voir si le prix actuel est raisonnable ou sous-évalué. Si le prix a déjà chuté en dessous de sa valeur intrinsèque, la période de traitement peut offrir une opportunité d’achat.
Suivre la mise à jour des résultats financiers : la réglementation oblige la divulgation des derniers états financiers, permettant à l’investisseur d’obtenir une information plus précise sur la situation opérationnelle de l’entreprise.
Analyser l’environnement du marché : si le marché global est en tendance haussière et que l’économie macroéconomique est favorable, la fin du traitement pourrait voir une hausse plus facile ; dans un contexte défavorable, le risque est plus élevé.
Risques à éviter pour un détention à long terme des actions en traitement
Pour ceux qui souhaitent détenir ces actions à long terme (investissement en valeur), il faut prendre en compte plusieurs risques :
Les problèmes potentiels de l’entreprise : un comportement anormal de trading peut cacher des signaux négatifs — mauvaise gestion, difficultés financières, événements majeurs. Les actions en traitement présentent un risque plus élevé que les actions normales.
La capacité de gestion du risque de l’investisseur : ces actions connaissent souvent une forte volatilité. Si l’investisseur a une faible tolérance au risque ou privilégie la stabilité, ces actions ne sont pas idéales. En revanche, ceux qui acceptent de grandes fluctuations et croient en la valeur à long terme peuvent en tirer des profits importants.
L’impact des restrictions de trading : à court terme, l’impossibilité de faire du day trading ou de couvrir ses positions peut poser problème ; à long terme, cela a moins d’impact, voire peut renforcer la stabilité des capitaux détenus.
L’environnement macroéconomique : en période de croissance et de marché haussier, ces actions ont plus de chances de rebondir ; en période de récession ou de marché baissier, le risque de chute s’amplifie.
En résumé, investir dans des actions en traitement ne possède pas de règle unique. La clé est de revenir à l’analyse fondamentale de l’entreprise, de suivre les flux de capitaux, et de prendre des décisions basées sur une compréhension approfondie plutôt que sur la peur ou l’euphorie. Le label « traitement » n’est qu’un indicateur temporaire, la réussite ou l’échec dépend surtout de la capacité de l’investisseur à analyser la valeur réelle de l’entreprise et à gérer les risques.
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
Les actions en suspension vont-elles augmenter ? Décrypter les opportunités d'investissement et les risques derrière les transactions anormales sur les actions
Lorsque vous découvrez qu’une action a connu une hausse de plus de 100 % à court terme, mais que soudainement il devient impossible de la vendre rapidement comme d’habitude, et que le crédit ou la marge sont également limités, cela peut indiquer que cette action est entrée dans un état de trading particulier. Beaucoup d’investisseurs se demandent : les actions en traitement vont-elles continuer à monter ? Pourquoi ces restrictions sont-elles imposées ? Quelles opportunités et quels risques se cachent derrière ces limitations ?
Pourquoi les actions en traitement ont-elles des restrictions de trading ?
Les actions en traitement sont celles qui, en raison de fluctuations anormales sur une courte période, ont été placées sur une liste de surveillance spéciale par la Bourse de Taiwan. Des phénomènes tels que des variations de prix excessives, un taux de rotation élevé ou un volume de transactions anormalement accru déclenchent cette classification.
L’objectif principal de la bourse en imposant ces restrictions est de réduire la chaleur du marché, afin de calmer la spéculation excessive. Concrètement, ces actions font l’objet d’une surveillance à deux niveaux : d’abord, elles sont signalées comme « actions à surveiller » (sans restriction de trading), puis, si l’anomalie persiste, elles sont classées comme « actions en traitement » (avec restrictions).
Les actions en traitement voient leur volume de transactions, leur fréquence de correspondance et leurs modalités de paiement strictement contrôlés. Selon la gravité de l’anomalie, il existe deux phases de traitement :
Premier traitement : chaque 5 minutes, une seule correspondance est autorisée. Si une seule transaction dépasse 10 lots ou si le cumul dépasse 30 lots, une transaction en bloc (paiement immédiat intégral, pas T+2) doit être effectuée. Par ailleurs, la fonction de crédit et de marge est suspendue pour cette action.
Deuxième traitement : la fréquence de correspondance est réduite à une toutes les 20 minutes, et toutes les transactions, quelle que soit leur volume, doivent être effectuées en bloc. Ces mesures entraînent souvent une chute brutale du volume de transactions et une dégradation significative de la liquidité.
En général, la période de traitement dure 10 jours ouvrables, mais si le volume de transactions de clôture intra-journalière dépasse 60 %, cette période est prolongée à 12 jours. Selon les données de fin 2023, plusieurs actions comme Evergrande, Lishan, Hongguang, Huangchang ont connu cette période de traitement.
La hausse ou la baisse des actions en traitement dépend de deux facteurs principaux
Les actions en traitement peuvent-elles monter ? Il n’y a pas de réponse absolue, car la performance varie énormément selon chaque action. Par exemple, en 2021, lors de restrictions de trading, Wavetech (6756) a vu son prix augmenter de 24 % durant la traitement, tandis que Yangming (2609), après avoir été classée en traitement, a rapidement chuté fortement et a été à nouveau classée en traitement, avec une performance faible par la suite.
Ces exemples illustrent une règle importante : la tendance future d’une action en traitement dépend de ses fondamentaux et de la dynamique du marché des capitaux.
Du point de vue fondamental, il faut analyser en profondeur l’activité principale de l’entreprise, sa compétitivité sur le marché, ses états financiers (notamment la croissance du chiffre d’affaires, la marge brute, le bénéfice net) et la stabilité de ses tendances financières. Ces facteurs déterminent la valeur réelle de l’entreprise.
Du point de vue du marché des capitaux, il faut observer les flux de capitaux entrants et sortants. Étant donné que durant la traitement, le crédit et la marge sont suspendus, les signaux d’achat ou de vente des acteurs institutionnels deviennent plus clairs, permettant d’identifier leurs intentions. Une entrée continue de capitaux indique une confiance persistante, tandis qu’une vente massive peut signaler un risque accru.
Il existe un proverbe disant « plus la fermeture est grande, plus la queue est longue », signifiant que certains titres populaires en traitement, lorsque leur liquidité est faible, voient leurs capitaux relativement stables, et qu’après la fin du traitement, ils peuvent connaître une nouvelle hausse. Cependant, ce scénario ne se produit généralement que si les fondamentaux de l’entreprise restent solides et que le marché est optimiste. À l’inverse, si le titre subit des ventes à découvert ou une forte chute durant la traitement, il devient beaucoup plus difficile de sortir du marché.
Comment évaluer si une action en traitement a une valeur d’achat ?
Une action en traitement n’est qu’un label temporaire d’anomalie de trading, elle ne reflète pas nécessairement la qualité de l’entreprise. Si l’investisseur a effectué une recherche approfondie et est convaincu de la valeur de l’entreprise, il peut toujours envisager d’acheter durant cette période.
Pour déterminer si une action en traitement vaut la peine d’être achetée, il faut considérer plusieurs dimensions :
Observer la tendance du prix : durant la traitement, le prix reste-t-il stable ou subit-il une forte baisse ? Une consolidation horizontale indique souvent une stabilité des capitaux, ce qui peut être un bon moment pour entrer ; une chute importante doit être évitée, car elle reflète une attitude pessimiste du marché.
Évaluer la valorisation : comparer la valorisation par rapport à la moyenne sectorielle ou à l’historique, pour voir si le prix actuel est raisonnable ou sous-évalué. Si le prix a déjà chuté en dessous de sa valeur intrinsèque, la période de traitement peut offrir une opportunité d’achat.
Suivre la mise à jour des résultats financiers : la réglementation oblige la divulgation des derniers états financiers, permettant à l’investisseur d’obtenir une information plus précise sur la situation opérationnelle de l’entreprise.
Analyser l’environnement du marché : si le marché global est en tendance haussière et que l’économie macroéconomique est favorable, la fin du traitement pourrait voir une hausse plus facile ; dans un contexte défavorable, le risque est plus élevé.
Risques à éviter pour un détention à long terme des actions en traitement
Pour ceux qui souhaitent détenir ces actions à long terme (investissement en valeur), il faut prendre en compte plusieurs risques :
Les problèmes potentiels de l’entreprise : un comportement anormal de trading peut cacher des signaux négatifs — mauvaise gestion, difficultés financières, événements majeurs. Les actions en traitement présentent un risque plus élevé que les actions normales.
La capacité de gestion du risque de l’investisseur : ces actions connaissent souvent une forte volatilité. Si l’investisseur a une faible tolérance au risque ou privilégie la stabilité, ces actions ne sont pas idéales. En revanche, ceux qui acceptent de grandes fluctuations et croient en la valeur à long terme peuvent en tirer des profits importants.
L’impact des restrictions de trading : à court terme, l’impossibilité de faire du day trading ou de couvrir ses positions peut poser problème ; à long terme, cela a moins d’impact, voire peut renforcer la stabilité des capitaux détenus.
L’environnement macroéconomique : en période de croissance et de marché haussier, ces actions ont plus de chances de rebondir ; en période de récession ou de marché baissier, le risque de chute s’amplifie.
En résumé, investir dans des actions en traitement ne possède pas de règle unique. La clé est de revenir à l’analyse fondamentale de l’entreprise, de suivre les flux de capitaux, et de prendre des décisions basées sur une compréhension approfondie plutôt que sur la peur ou l’euphorie. Le label « traitement » n’est qu’un indicateur temporaire, la réussite ou l’échec dépend surtout de la capacité de l’investisseur à analyser la valeur réelle de l’entreprise et à gérer les risques.