Le marché boursier envoie un avertissement alors que le président Trump annonce de nouveaux tarifs douaniers. L'histoire dit que le S&P 500 fera ceci ensuite.

Le S&P 500 (^GSPC 1,04%) a stagné cette année, tandis que l’iShares MSCI ACWI ex US ETF (un indice de référence pour les marchés mondiaux hors des États-Unis) a progressé d’environ 10 %. Selon le stratégiste de Charles Schwab, Kevin Gordon, le S&P 500 n’a pas sous-performé aussi mal en 30 ans.

Qu’est-ce qui explique cette divergence ? Des valorisations élevées et des inquiétudes concernant les politiques du président Trump ont éloigné les investisseurs des actions américaines, et Trump a récemment renforcé sa stratégie tarifaire.

Source de l’image : Photo officielle de la Maison Blanche.

Le président Trump a remplacé les tarifs illégaux de l’IEEPA par des tarifs similaires de la Section 122

L’année dernière, le président Trump a invoqué la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale (IEEPA) pour imposer des tarifs allant de 10 % à 50 % sur des marchandises importées de la plupart des pays. Il a également utilisé la Section 232 du Trade Expansion Act de 1962 pour imposer des tarifs sur divers produits et secteurs, notamment l’acier, l’aluminium, les voitures, les pièces automobiles et le bois.

La semaine dernière, la Cour suprême a annulé les tarifs de l’IEEPA, estimant que le président avait dépassé ses pouvoirs. Mais Trump a rapidement annoncé un tarif mondial de 10 % (qu’il a porté à 15 % un jour plus tard) en utilisant la Section 122 du Trade Act de 1974. Le Budget Lab de Yale estime que la taxe moyenne sur les importations américaines, avant et après la décision de la Cour, était de 16 % et 13,7 %, respectivement.

Voici la vue d’ensemble : le président Trump a remplacé les tarifs de l’IEEPA par des tarifs similaires. Bien que les droits de la Section 122 expirent après 150 jours sauf si le Congrès les prolonge, ils donnent encore à Trump le temps d’imposer des tarifs plus permanents en vertu de la Section 301 du Trade Act de 1974, qui nécessite des enquêtes approfondies.

Les données récentes suggèrent que les tarifs de Trump ont nui à l’économie

Des études menées par plusieurs institutions — le Congressional Budget Office (CBO), la Federal Reserve Bank de New York, l’Institut Kiel et le National Bureau of Economic Research — ont toutes abouti à la même conclusion : la majorité des coûts des tarifs de Trump ont été supportés par les entreprises et les consommateurs américains, avec une estimation autour de 90 %.

Pourquoi cela importe-t-il ? Chaque dollar collecté en droits de douane par le gouvernement auprès des entreprises et des consommateurs américains est une somme qui aurait pu être dépensée ailleurs pour soutenir l’économie. Selon le CBO, cela signifie que le produit intérieur brut (PIB) sera inférieur à ce qu’il aurait été sans l’imposition de ces tarifs.

Le ralentissement de la croissance économique se manifeste déjà dans les données. En 2025, l’économie américaine n’a créé que 181 000 emplois, le plus bas depuis 2009 (hors pandémie). La croissance n’a été que de 2,2 %, la plus faible (hors pandémie) en une décennie. Par ailleurs, l’inflation PCE (la mesure préférée de la Réserve fédérale) a atteint 2,9 % en décembre 2025, son niveau le plus élevé depuis mars 2024.

Le marché boursier tire la sonnette d’alarme, comme lors du krach des dot-com

Le S&P 500 a enregistré en janvier 2026 un ratio cours/bénéfice cycliquement ajusté (CAPE) moyen de 40,2, son niveau le plus élevé depuis le krach des dot-com en septembre 2000. En fait, depuis sa création en 1957, le S&P 500 n’a affiché un ratio CAPE supérieur à 40 que 21 autres fois, ce qui signifie que l’indice a été aussi cher moins de 3 % du temps dans l’histoire.

L’économiste Robert Shiller a développé le ratio CAPE pour déterminer si les indices boursiers étaient surévalués. Historiquement, des multiples supérieurs à 40 ont été associés à des rendements futurs décevants pour le S&P 500, comme le montre le tableau ci-dessous.

Période Rendement moyen du S&P 500
Six mois 0 %
Un an (3 %)
Deux ans (19 %)
Trois ans (30 %)

Source des données : Robert Shiller. Tableau de l’auteur.

Ce tableau donne une perspective sombre pour le marché américain. Si le S&P 500 évolue selon la moyenne historique, l’indice pourrait reculer de 3 % d’ici février 2027, de 19 % d’ici février 2028, et de 30 % d’ici février 2029.

Bien sûr, les performances passées ne garantissent pas celles de l’avenir. Le ratio CAPE est une métrique rétrospective, il ne prend pas en compte une éventuelle hausse des marges bénéficiaires due à l’adoption de l’intelligence artificielle (IA). Les bénéfices pourraient croître rapidement à l’avenir, permettant au S&P 500 de continuer à grimper même si son ratio CAPE diminue pour atteindre un niveau plus raisonnable.

Néanmoins, les investisseurs feraient bien de ne pas ignorer ce signal d’alerte. L’environnement actuel du marché justifie la prudence, surtout parce que les tarifs pourraient devenir un frein plus important à l’économie.

N’achetez pas d’actions que vous ne seriez pas à l’aise de détenir en cas de longue baisse. Concentrez-vous plutôt sur des actions à des prix raisonnables, dont les bénéfices devraient être nettement plus élevés dans cinq (ou même dix) ans.

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