Selon les informations de Gate News, le 19 mars, d’après les données de Fitch Ratings, le taux de défaut du marché du crédit privé devrait atteindre 9,2 % en 2025, contre 8,1 % l’année précédente, dépassant ainsi le niveau observé lors de la crise financière de 2008. Actuellement, la taille du marché du crédit privé s’élève à 1,8 billion de dollars, confronté à des défis de liquidité. Le contexte de taux d’intérêt élevé entraîne une augmentation des coûts d’emprunt pour les petites entreprises. Les entreprises dont l’EBITDA (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) est inférieur à 100 millions de dollars se trouvent en difficulté sous la pression de dettes à taux variable (dette dont le taux fluctue en fonction du marché), avec un taux de défaut de 15,8 % chez les petits emprunteurs. Malgré cette hausse des défauts, les pertes restent maîtrisées grâce à des restructurations plutôt qu’à des faillites, permettant dans la majorité des cas de récupérer près de la valeur nominale. Cependant, la capacité de transaction sur le marché secondaire (marché de revente des dettes émises) est limitée, estimée à seulement 100 milliards de dollars, ce qui présente un risque de liquidité, certains fonds étant sous pression de rachats. À mesure que le marché du crédit privé se développe, son inadéquation en termes de liquidité et sa dépendance à un financement flexible sont de plus en plus examinées, et en cas de dégradation de la conjoncture économique, cela pourrait révéler des vulnérabilités potentielles.