Lutter contre les « prix du pétrole en temps de guerre » ! Trump annonce une exemption de 60 jours de la Loi Jones, les navires étrangers sont autorisés à entrer aux États-Unis pour le transbordement de pétrole et de gaz

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Alors que la guerre entre les États-Unis et l’Iran s’étend désormais à la troisième semaine, les prix mondiaux du pétrole restent élevés. Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi une exemption temporaire de la célèbre “Jones Act”. Cette dérogation de 60 jours permettra de lever la restriction “navires américains, fabrication américaine”, autorisant la participation de navires étrangers dans le transport d’énergie entre ports américains, afin d’atténuer la crise de rupture d’approvisionnement causée par la fermeture du détroit d’Hormuz.
(Précédent : Trump insiste sur la “Loi de sauvetage des États-Unis” ! La loi crypto CLARITY bloque au Sénat, analyste : si pas adoptée avant avril, ce sera difficile cette année)
(Contexte supplémentaire : pourquoi Trump appelle-t-il plusieurs pays à défendre le détroit d’Hormuz alors qu’il n’a pas d’alliés pour le soutenir ?)

Table des matières

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  • La “gestion de crise” après le franchissement du seuil des 100 dollars du baril
  • Atténuer le goulot d’étranglement “pénurie de navires américains”, stabiliser les prix du carburant en fin de chaîne
  • Bénéfice à court terme, mais pas une solution durable

Le gouvernement américain prend des mesures radicales pour minimiser l’impact économique de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Mercredi (18), le président Trump a annoncé une exemption nationale cruciale, suspendant l’application de la “Jones Act” de 1920, qui stipulait que tous les marchandises transportés entre ports américains devaient être effectués par des navires fabriqués, possédés et exploités aux États-Unis.

Face à la perturbation de l’approvisionnement mondial en pétrole brut due à la guerre, cette mesure vise à libérer davantage de capacités de transport, permettant au pétrole brut et aux produits finis américains d’être acheminés plus rapidement du Golfe du Mexique vers la côte Est, où la demande est pressante.

La “gestion de crise” après le franchissement du seuil des 100 dollars du baril

Cette guerre, menée par les États-Unis en alliance contre l’Iran, entre dans une phase critique. L’Iran a annoncé une fermeture illimitée du détroit d’Hormuz, menaçant environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole brut. Le Brent et le WTI ont tous deux augmenté de plus de 9 % cette semaine, atteignant brièvement 100 dollars le baril.

Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré : « Pour défendre les intérêts nationaux, la Maison Blanche a décidé d’accorder une exemption de 60 jours pour assurer la libre circulation des produits énergétiques et des biens agricoles essentiels dans les ports américains. » Bien que cette exemption ait été appliquée brièvement lors de catastrophes naturelles comme les ouragans, cette “exemption de guerre” à grande échelle et ciblée témoigne de l’anxiété extrême des autorités face à une nouvelle montée de l’inflation.

Atténuer le goulot d’étranglement “pénurie de navires américains”, stabiliser les prix du carburant en fin de chaîne

La “Jones Act” est longtemps considérée comme un obstacle à la réduction des coûts énergétiques domestiques. La quantité limitée de navires américains conformes à la réglementation, coûteux à louer, pousse souvent la côte Est à importer du pétrole étranger plutôt qu’à l’acheter au Texas. Trump a souligné qu’en permettant à des flottes étrangères plus flexibles de participer, l’approvisionnement intérieur en carburant serait plus résilient, ce qui pourrait faire baisser le prix du gallon de carburant à la pompe.

Les données montrent que le prix moyen de l’essence aux États-Unis a augmenté de 27 % depuis la fin février, date du début de la guerre, atteignant 3,72 dollars le gallon. Trump a écrit sur Truth Social : « Nous ferons beaucoup d’argent, mais nous devons aussi protéger les familles américaines qui travaillent dur contre l’impact énergétique. »

Bénéfice à court terme, mais pas une solution durable

Les analystes en énergie saluent cette initiative, mais rappellent qu’elle ne peut qu’atténuer les goulots d’étranglement logistiques, sans résoudre le problème fondamental de la réduction de la production mondiale de pétrole brut. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) indique que les pays producteurs du Moyen-Orient ont réduit leur production de 10 millions de barils par jour, la plus grande interruption d’approvisionnement de l’histoire mondiale. Bien que les États-Unis aient libéré un record de 400 millions de barils de réserves stratégiques (SPR), la pression sur les prix élevés pourrait perdurer jusqu’au premier semestre 2026 tant que le détroit d’Hormuz restera fermé.

Actuellement, la marine américaine ne peut pas encore escorter complètement les navires civils à travers le détroit. La capacité opérationnelle complète n’est prévue que pour la fin du mois. En attendant, l’exemption de la “Jones Act” reste l’un des moyens les plus directs et politiquement courageux pour Washington de contenir l’inflation intérieure.

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