Le régulateur financier sud-coréen, la Commission des Services Financiers (FSC), se prépare à publier des lignes directrices financières permettant aux entreprises cotées d’investir dans des actifs cryptographiques, selon de nouvelles informations du Herald Economy.
Initialement, le régulateur ciblait les investisseurs individuels sur le marché des cryptomonnaies pour protéger les consommateurs grand public contre ce qu’il qualifie de « très risqué et non adapté » au grand public. La nouvelle évolution montre que l’agence a élargi son engagement de supervision en visant désormais à protéger les investisseurs institutionnels contre les cryptomonnaies risquées. Ces mesures indiquent que, bien que la cryptomonnaie joue un rôle de soutien dans l’écosystème plus large des actifs numériques, l’agence cherche à minimiser le risque pour les consommateurs ordinaires et les institutions face au trading spéculatif en cryptomonnaies.
Selon Herald Economics, les régulateurs financiers sud-coréens sont enclins à exclure des stablecoins indexés sur le dollar, tels que USDT et USDC, de la liste des investissements permis lors de l’élaboration des lignes directrices pour les entreprises cotées souhaitant investir dans les cryptomonnaies. Les régulateurs estiment…
— Wu Blockchain (@WuBlockchain) 7 mars 2026
FSC Introduit une Surveillance Rigoureuse des Entreprises
Comme le révèle aujourd’hui le Herald Economy, un journal économique basé en Chine, l’agence sud-coréenne prévoit de publier une ligne directrice commerciale après l’adoption de la Loi de Base sur les Actifs Numériques, permettant aux entreprises cotées de participer à des transactions d’actifs numériques à des fins d’investissement ou autres activités financières. La « Ligne Directrice sur les Transactions Cryptographiques des Entreprises », actuellement en cours d’élaboration par la FSC sud-coréenne, prévoit d’exclure les stablecoins de la liste des investissements numériques autorisés pour les entreprises.
Ces lignes directrices visent à établir des normes pour que les entreprises cotées et les sociétés d’investissement enregistrées puissent participer au trading de cryptomonnaies à des fins d’investissement et autres activités financières. Comme indiqué dans le rapport du Herald Economy, afin de prévenir les investissements risqués lors des premières phases du marché, les autorités sud-coréennes ont décidé d’exclure les stablecoins en dollars comme USDT et USDC de la gamme d’investissements d’entreprise autorisés.
La principale raison de cette exclusion réside dans le système juridique sud-coréen, qui ne reconnaît pas les stablecoins comme un moyen de paiement externe en vertu de la Loi sur les Transactions de Change. Selon cette loi, le paiement et la réception d’instruments de paiement externes se font par l’intermédiaire de banques de change. Cependant, les stablecoins ne sont actuellement pas reconnus comme un moyen de paiement externe dans cette juridiction.
Une modification partielle de la Loi sur les Transactions de Change a été proposée en octobre 2025, visant à reconnaître le stablecoin comme un moyen de paiement légal approuvé par l’Assemblée nationale. Cependant, cette modification est en cours d’examen croisé, et d’autres processus pourraient avoir lieu à l’avenir.
Les nouvelles lignes directrices financières définissent les critères selon lesquels les sociétés d’investissement professionnelles enregistrées et les entreprises cotées peuvent trader des cryptomonnaies à des fins d’investissement et autres activités financières. Dans le cadre des efforts pour empêcher les utilisateurs de s’engager dans des investissements indésirables (non adaptés), le régulateur financier sud-coréen a décidé de ne pas inclure les stablecoins en dollars dans ces objectifs d’investissement en cryptomonnaies pour les entreprises.
Les utilisateurs peuvent contourner les restrictions
Malgré cette exclusion, les lignes directrices commerciales ci-dessus ne rendent pas impossible le trading de stablecoins par des entreprises en Corée du Sud. Aujourd’hui, de nombreuses entreprises utilisent des portefeuilles privés (comme MetaMask et autres) et des plateformes étrangères (telles que des plateformes OTC) pour effectuer des transactions cryptographiques confidentielles.