À l’aube de 2026, le monde se trouve à un carrefour particulièrement polarisé.
D’un côté, l’inflation recule, l’IA étend rapidement son influence et les marchés financiers s’animent avec impatience. De l’autre, les tensions géopolitiques s’aggravent, l’incertitude institutionnelle progresse et le doute plane sur la réalité du prochain cycle de croissance. Dans ce climat, le All-In Podcast, reconnu mondialement, a dévoilé ses prévisions annuelles majeures :
Animé par Jason Calacanis, investisseur providentiel renommé de la Silicon Valley (précurseur chez Uber et Robinhood), l’épisode réunissait trois invités d’envergure : Chamath Palihapitiya, surnommé le “roi des SPAC”, David Friedberg, le “sultan de la science”, et David Sacks, premier “AI and Crypto Czar” de la Maison-Blanche.
Ces leaders, chacun à la tête de dizaines de milliards de dollars et experts des dynamiques de pouvoir et de capitaux, ont débattu avec intensité des enjeux politiques, technologiques, économiques et mondiaux. Les discussions ont porté sur la crise de la taxe sur la fortune en Californie, la perspective d’une croissance du PIB à 6 %, les paris haussiers sur Huawei et les marchés de prédiction, ou encore l’hypothèse d’une fusion entre SpaceX et Tesla.
L’Institut de recherche MSX a extrait les points clés de cet échange intellectuel pour ses lecteurs.
11 prévisions majeures de quatre figures de l’industrie

Source : image générée par IA
Sur la taxe californienne sur la fortune et le risque de fuite des capitaux, leurs analyses :
- Chamath Palihapitiya : Les groupes ayant quitté la Californie détiennent désormais une fortune cumulée de plusieurs centaines de milliards, ce qui portera un coup fiscal durable à l’État.
- David Friedberg : La mesure a peu de chances d’être appliquée, mais elle met en lumière de fortes tensions budgétaires pour les collectivités locales.
- David Sacks : Cette taxe a motivé mon départ de Californie. Même si elle n’est pas adoptée en 2026, beaucoup anticipent une version similaire d’ici 2028.
Concernant les principaux gagnants économiques de 2026 :
- Jason Calacanis : Optimiste sur Amazon, qu’il voit atteindre la “singularité d’entreprise”—première société où les profits générés par les robots surpasseront ceux des humains. Ses entrepôts automatisés et son réseau logistique constituent une barrière défensive puissante.
- Chamath Palihapitiya : Miser sur le cuivre, anticipant que la géopolitique et la sécurité des chaînes d’approvisionnement créeront un déséquilibre persistant entre offre et demande. Selon la tendance actuelle, le monde pourrait connaître un déficit de 70 % de l’offre de cuivre d’ici 2040.
- David Friedberg : Pari sur Huawei et les marchés de prédiction. Huawei poursuit ses avancées technologiques, tandis que les marchés de prédiction évoluent d’un produit de niche vers une infrastructure nouvelle pour l’information et la découverte des prix, avec une année charnière à venir.
- David Sacks : 2026 sera une année record pour les IPO—le “Trump boom” relancera le cycle d’expansion des marchés financiers, avec une vague d’introductions en bourse créant des milliers de milliards de valeur. Il rejoint Calacanis sur Amazon, mais pour des raisons différentes (non précisées).
Concernant les principaux perdants économiques de 2026 :
- Jason Calacanis : Les jeunes cols blancs américains seront les premiers touchés, leurs postes étant remplacés par l’IA et l’automatisation.
- Chamath Palihapitiya : Le modèle de revenus “maintenance et migration” du SaaS d’entreprise sera systématiquement fragilisé par la disruption liée à l’IA.
- David Friedberg : Les finances des États, avec des problèmes de passifs de retraite et de solvabilité qui deviendront critiques.
- David Sacks : La Californie—l’incertitude réglementaire et fiscale continuera de chasser capitaux et entreprises.
Sur les structures de transaction marquantes en 2026 :
- Jason Calacanis : Anticipe une méga-acquisition dans l’IA supérieure à 50 milliards de dollars.
- Chamath Palihapitiya : Les fusions-acquisitions classiques seront remplacées par des partenariats de licences IP à grande échelle, plus courants et matures en 2026.
- David Friedberg : Le plus grand “deal” sera la résolution d’un conflit géopolitique, avec une possible issue au conflit Russie-Ukraine cette année.
- David Sacks : Optimiste sur l’essor des assistants de codage et des outils numériques.
Sur les prévisions contrariennes les plus audacieuses pour 2026 :
- Jason Calacanis : Les relations sino-américaines s’apaiseront réellement, les deux pays établissant une coopération gagnant-gagnant.
- Chamath Palihapitiya : Deux prévisions contrariennes—SpaceX ne fera pas d’IPO mais pourrait fusionner avec Tesla ; les banques centrales créeront un nouveau paradigme pour les cryptomonnaies souveraines (distinctes du BTC).
- David Friedberg : Si la crise iranienne s’aggrave, elle pourrait accentuer l’instabilité au Moyen-Orient.
- David Sacks : L’IA favorisera l’expansion de l’emploi, et non sa réduction—on devrait observer une croissance des postes.
Concernant les actifs les plus performants en 2026 :
- Jason Calacanis : Privilégie les actifs spéculatifs et de plateforme, car une économie en décollage, d’éventuelles baisses de taux et une hausse du revenu disponible stimuleront la prise de risque et la spéculation.
- Chamath Palihapitiya : Continue de miser sur un panier de métaux clés, dont le cuivre.
- David Friedberg : Les marchés de prédiction, susceptibles de remplacer les médias et marchés traditionnels, présentent un potentiel massif.
- David Sacks : Parie sur le supercycle d’expansion technologique.
Concernant les actifs les moins performants en 2026 :
- Jason Calacanis : Le dollar restera sous pression.
- Chamath Palihapitiya : Anticipe une tendance baissière durable pour le pétrole, qui pourrait descendre à 45 dollars le baril.
- David Friedberg : Négatif sur Netflix et les actions des médias traditionnels.
- David Sacks : Négatif sur l’immobilier de luxe californien.
Sur les tendances les plus attendues en 2026 :
- Jason Calacanis : Le marché des IPO revient, avec au moins deux géants—SpaceX, Anthropic ou OpenAI—attendus en introduction cette année.
- Chamath Palihapitiya : Prédit l’expansion du “Trumpisme”—unilatéralisme et résilience économique—une tendance forte susceptible de soutenir une croissance robuste du PIB.
- David Friedberg : L’aggravation du dossier iranien va transformer l’ordre au Moyen-Orient.
- David Sacks : Propose des audits systématiques des dépenses publiques à tous les niveaux, avec la création d’un “DOGE décentralisé (Department of Government Efficiency)” pour rendre les finances publiques transparentes.
Concernant les grands gagnants politiques de 2026 :
- Jason Calacanis : Les jeunes élus de la gauche.
- Chamath Palihapitiya : Les mouvements politiques anti-gaspillage et anti-bureaucratie.
- David Friedberg : Les Democratic Socialists of America (DSA), en progression au sein du Parti démocrate—une tendance qui devrait se consolider en 2026.
- David Sacks : Le “Trump boom”, avec une baisse de taux prévue de 75 à 100 points de base en juin.
Concernant les grands perdants politiques de 2026 :
- Jason Calacanis : Les démocrates centristes.
- Chamath Palihapitiya : La doctrine Monroe—supplantée par le Trumpisme.
- David Friedberg : Le secteur technologique, de plus en plus ciblé par les populistes des deux bords.
- David Sacks : Les démocrates centristes.
Prévisions de croissance du PIB américain pour 2026 :
- Chamath Palihapitiya : plancher à 5 %, plafond à 6,2 %.
- David Friedberg : 4,6 %.
- David Sacks : 5 %.
En conclusion
La Chine vient de publier son rapport économique national 2025, affichant un PIB de 140,19 trillions de yuans—soit une hausse annuelle de 5,0 %, conforme à l’objectif.
À l’échelle mondiale, en tenant compte des taux de change sur un à deux ans, l’écart de PIB entre les États-Unis et la Chine (en dollars)—après s’être creusé ces dernières années—semble désormais se réduire nettement.
Ce contraste est révélateur : la Chine vise une croissance qualitative par des ajustements structurels, tandis que les États-Unis, comme le souligne le All-In Podcast, cherchent à sortir d’une phase de croissance modérée grâce au “Trump boom + singularité IA”.
Les deux géants économiques mondiaux abordent une nouvelle étape de compétition axée sur la productivité et l’efficacité structurelle. Dans ce contexte, la remarque de Chamath Palihapitiya dans l’émission retentit : “Ne pariez pas contre l’économie américaine—elle est prête à s’envoler. Une croissance du PIB de 6 % n’a rien d’illusoire.”
La mise en garde : dans cette année de recomposition accélérée, il faut miser sur la productivité, et non sur l’obsolescence.
C’est sans doute la question la plus décisive de ce cycle.
Avançons ensemble.
Avertissement :
- Cet article est reproduit depuis [ForesightNews], les droits d’auteur étant détenus par l’auteur original [Frank, MSX Research Institute]. Pour toute question relative à cette reproduction, veuillez contacter l’équipe Gate Learn afin de résoudre le cas selon les procédures établies.
- Avertissement : Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que l’auteur et ne constituent pas un conseil en investissement.
- Les autres versions linguistiques de cet article sont traduites par l’équipe Gate Learn. Sauf mention de Gate, toute copie, diffusion ou plagiat de la traduction est interdit.